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Sonatrach : Le volet du scandale oublié par les enquêteurs

Publié le 29 décembre 2010 par Amroune Layachi
 Sonatrach : Le volet du scandale oublié par les enquêteurs

Placements de Sonatrach à l’étranger

Le volet du scandale oublié par les enquêteurs

Pendant que les enquêteurs du DRS et la justice poursuivent leurs investigations sur des marchés de taille modeste passés de gré à gré en Algérie, les grands soucis de Sonatrach se trouvent ailleurs. Plus précisément à l’étranger, dans des banques et des fonds d’investissements où Sonatrach a effectué des placements de dizaines de milliards de dollars ces dernières années. Certains placements offrent une rentabilité correcte mais d’autres ne rapportent qu’une très faible rémunération. Pire : dans certains cas, une partie du capital pourrait être perdue à cause de la dernière crise financière.

Un placement illustre cette situation chaotique. Celui effectué en 2003 auprès de Russel Investments, un fonds américain. Le placement, dont le montant avoisine 2 milliards de dollars, a été réalisé via la société Rayan Asset Management FZ LLC. Cette dernière, basée aux Emirats Arabes Unis, est dirigée par un Algérien dont le nom a été cité dans l’enquête sur l’affaire de corruption de l’autoroute Est-Ouest.

L’existence de ce placement douteux a été révélée par TSA en février dernier. Quelques mois plus tard, en mai, Chakib Khelil avait affirmé que le placement auprès de Russel était de seulement un milliard de dollars (lire). Le capital placé « a été restitué et on a fait un gain de 600 millions de dollars sur cet investissement. On a gagné pratiquement plus de 60% sur ces fonds et ils ont été restitués », avait précisé M. Khelil cité par l’agence APS.

En réalité, Chakib Khelil avait menti à la fois sur les montants gagnés et sur le sort du placement. Durant les premières années, le placement avait rapporté gros à Rayan Asset Management FZ LLC mais pas à Sonatrach. Or, depuis le début de la crise financière, aucun fonds d’investissement ne peut afficher un taux de rentabilité de 60%. Mais pour Sonatrach, il y a plus inquiétant : la société nationale des hydrocarbures n’est plus assurée de récupérer son capital initial comme elle le souhaiterait. Le placement a en effet été effectué dans des conditions complexes.

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