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True Grit & Winter’s Bone

Publié le 06 janvier 2011 par Epicure

Congé des fêtes = temps = divan et/ou siège poche du Cinéma Charest* = film. Cette année deux films ont “entertainé” notre temps des fêtes et, pur hasard, ces deux films ont au coeur de leur intrigue une adolescente, une quête, un père: True Grit et Winter’s Bone.

True Grit
Ça prend bien les frères Coen pour m’attirer au cinéma voir un western! Zéro intérêt pour les saloons, les shérifs ou les lassos, mais comme dans ce cas-ci on parle de (très) probables nominations aux Oscar, ça m’a un peu redonné le goût du Far West.

Le vrai courage
(c’est sans surprise la version française qui est présentée à Québec) raconte l’histoire d’une ado de 14 ans qui a du front tout le tour de la tête (excellente Hailee Steinfeld), qui part à la recherche de l’assassin de son père en compagnie de Jeff Bridges et Matt Damon. Voilà. On parle ici d’un film pur western comme on les aime (ou non!). On y retrouve les poursuites à cheval, les bons contre les méchants, le grincheux au coeur d’or et (on s’en doute) beaucoup de courage.

Oui je simplifie, sauf que ce qui fait qu’on embarque dans ce récit c’est sa sincérité. On saute à pieds joints dans cette histoire de cow-boys, comme les fans de John Wayne ont dû le faire en 1969 lorsque le True Grit “original” a pris l’affiche. Pas un film mémorable mais un bon moment de cinéma.

Winter’s Bone
Bon. Winter’s Bone. Soupir… Vous avez vu Frozen River sorti en 2008? Ça m’a fait le même effet. Petit film indépendant primé à Sundance avec un numéro d’actrice qu’on encense, une flopée de prix qui s’en suit, un buzz pré-Oscar. Résultat? Hâte de le voir mais vraiment déçue au final.

L’histoire : Ree est une ado de 17 ans qui a du front tout le tour de la tête (excellente Jennifer Lawrence - oui, elle aussi) qui doit retrouver son père recherché par la justice, pour éviter d’être expulsée de la maison qu’elle habite avec sa mère malade et ses jeunes frère et soeur dont elle s’occupe. Vous dire que c’est extrêmement déprimant serait trop réducteur, disons juste que si vous filez so-so vous êtes peut-être mieux de louer autre chose.

Personnellement j’ai beaucoup de misère avec la vie merveilleuse des pauvres gens. Ces histoires qui se passent plus souvent qu’autrement dans de petites bourgades perdues au fin fond d’un rang on ne sait trop où, les enfants laissés à eux-mêmes, les frigos vides, la vaisselle sale, les chiens qui errent, les gens qui crient, les chicanes qui se règlent à grands coups de claques sur la gueule. Vous voyez le topo? Moi ça me fout le cafard…

D’autres vous diraient sans doute qu’il s’agit d’un film plein d’espoir sur le courage, la détermination, la résilience. Le pire c’est qu’ils ont peut-être raison… À vous de juger.

*Vivre un film assis sur l’un de ces sièges (qui devaient être neufs quelque part entre 1978 et 1982) est une expérience en soi.


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