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The Green Hornet

Publié le 17 janvier 2011 par Olivier Walmacq

The Green Hornet

Genre: Michel Gondry fait du film d'action.

Durée: 2h.

Année: 2011.

L'histoire: Le grand journaliste Jack Reid vient de mourir et son fils Britt va devoir reprendre le flambeau. Branleur invétéré, le jeune homme, en compagnie de Kato, un employé de son père, décide de combattre le crime, sous le nom du Frelon Vert...

La critique de Borat

Si je vous dis Le Frelon Vert, vous pensez évidemment au défunt Bruce Lee, incarnant Kato. Ou comment le sidekick a pris le pas sur le héros, un certain Britt Reid (évitons les jeux de mots s'il vous plaît). Une série des années 60 qui n'aura pas duré longtemps (une saison faute d'audience), mais restera dans le mémoire (il y a même un épisode avec Batman, incarné à l'époque par Adam West) et deviendra véritablement culte. Dans les années 90, un certain Michel Gondry, encore simple clippeur, est déjà sur un projet d'adaptation, mais ça ne se fera pas. Neal H Moritz, producteur de la saga lucrative Fast and Furious, débarque sur ce projet, il y a quelques années et Stephen Chow, réalisateur du farfelu Shaolin Soccer, est approché.

Pendant un certain temps, l'acteur-réalisateur s'investit, voulant même réaliser et incarner Kato. Mais il finira par quitter le projet, pour désaccord artistique.
Revient alors Gondry, qui ne demandait que ça. Seth Rogen entre en jeu; scénarise le film, en compagnie de Evan Goldberg; perd de nombreux kilos (jamais vous ne verrez un Seth Rogen aussi mince, selon ses propres dires); et se montre partant pour incarner Britt Reid.
Arrive également Jay Chou, vu dans La cité interdite de Zhang Yimou, pour le rôle de Kato; Cameron Diaz, Tom Wilkinson et David Harbour.

Gondry doit également faire face à des contraintes, comme le départ de Nicolas Cage (il ne pouvait prendre un accent jamaïcain pour le méchant) et se voit remplacer par l'oscarisé Christoph Waltz. Le français se voit contraindre également une reconverssion 3D.
Ce n'est d'ailleurs pas une réussite et les 2 euros dépensés en plus sont une belle arnaque. The Green Hornet a reçu un accueil mitigé lors des avant-premières.
Pourtant, il s'agit probablement du premier feu d'artifice de cette année 2011. Franchement, certains réalisateurs de blockbusters peuvent prendre des cours en regardant ce film.

Pourquoi je pense à Michael Bay et ses images épileptiques ? A noter que l'on retrouve Edward Furlong et James Franco en caméo. Le héros est très loin d'être irréprochable.
C'est un con fêtard, se tapant tout ce qui bouge (et oui, Seth Rogen est une vraie bête de sexe dans ce film !) et inconscient. Il n'aime pas son père qu'il trouve arrogant et trop pris par son travail. Mais lorsqu'il meurt, il fait la connaissance d'un certain Kato de manière amusante (Roger le rappelle après l'avoir viré et pour lui faire un bon café!). Kato est un asiatique que Mr Reid a recueilli. C'est un vrai petit génie, expert en kung fu.

Après une escapade violente, les 2 larrons décident de s'associer pour combattre le crime. Très vite, ils se mettent à dos le baron de la pègre, Chudnofsky.
Waltz se révèle irrésistible en gangster dépassé par ceux qui lui semblent si inférieur. Car l'air de rien, Reid et Kato se font une véritable réputation, défonçant des voitures de flics et des maisons de dealers. Mais ils vont découvrir que le père Reid est loin d'être un vieux con chiant et méprisant. Le final se révèle absolument spectaculaire, bien mené et très bien filmé. On n'imaginait pas Gondry faire aussi bien.

La critique d'Excessif disait "Un Gondry sans poésie, mais avec le savoir faire". Non, mais les gars, vous vous attendiez à de la poésie avec Le Frelon Vert?
The Green Hornet
se révèle être un mémorable divertissement, où l'on rigole beaucoup (la scène de baston entre Rogen et Chou est hilarante). Rogen étonne, étant très sobre, bien qu'il rajoute quelques blagues vaseuses du plus bel effet. Cameron Diaz est loin d'être une potiche ici et heureusement.
Enfin, Chou n'est pas mauvais, mais sa VF est exécrable. C'est la bonne vieille voix du petit chintoque. Limite blasphématoire.

Michel Gondry donne un redoutable coup d'envoi à 2011, avec ce divertissement de grande qualité.

Note: 17/20


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