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Pourquoi le service minimum à l'école va t-il faire un flop ?

Publié le 23 janvier 2008 par Jarousseau
La journée de grève de la fonction publique du jeudi 24 janvier s'annonce déjà comme très suivie dans les établissements scolaires. Rappelons que cette grève porte sur des questions qui nous préoccupent tous, fonctionnaire ou non : l'emploi et la défense du pouvoir d'achat. Pour noyer le poisson dans l'eau, le Ministre de l'Education Nationale a érigé la mise en place du service minimum, en pointant du doigt les bonnes et les mauvaises communes... Ainsi, le ministère met enligne une carte interactive permettant de localiser les communes ayant accepté de mettre en place ce service minimum pour la grève du 24 janvier. Or sur 22 492 communes ayant une école, seulement 1750 ont signé une convention avec le ministère.
Cette réticence des communes ne concerne pas que les municipalités de gauche. L'Association des maires de France , pourtant présidée par un élu UMP, a manifesté son opposition au plan ministériel. Comme cela était prévisible, la proposition ministérielle fait un flop. Au-delà du principe même de voir des fonctionnaires municipaux se substituer à des fonctionnaires d'Etat pour assurer une garderie les jours de grève (je m'en suis déjà expliqué), la convention proposées par le ministre aux communes pose des problèmes de responsabilité juridique pour les collectivités.
Ce qui nous est demandé, c'est de mettre en place un service d'accueil des élèves pendant la période normalement dévolue à l'enseignement, période sous la responsabilité de l'éducation nationale. Si les enseignants et le directeur sont absents, qui est responsable des élèves ? La convention ne répond aucunement à cette question. Admettons que les personnels municipaux (eux-mêmes fonctionnaires) ne soient pas en grèves, ils ne pourront pas plus travailler sur le temps scolaire, leur mission étant d'intervenir en dehors du temps scolaire (interclasse, goûter, étude...).
Il est certain que les journées de grève peuvent constituer une gène importante pour les familles. En même temps, une grève qui ne perturbe pas aura un impact bien limité... Le ministre, au lieu d'utiliser toute son énergie pour mettre en place un service minimum, serait bien inspiré de réfléchir à des dispositifs de remplacement des enseignements lorsque ceux-ci sont portés absents. Les jours de grève sur une année, ce n'est rien comparé aux absences d'enseignants jamais remplacés !http://vincent-jarousseau.blogspot.com/atom.xml

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