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Retour du salon Maison et Objet

Publié le 12 février 2011 par Thomas Bertrand

Difficile de critiquer, mais... Le Japon est certainement le pays qui aide le plus ses entreprises à venir présenter des produits au salon Maison et Objet à Paris Villepinte. De bonnes places, de grands stands, des aides financières. Malheureusement, ces aides restent souvent peu utiles pour les affaires et ne servent qu'à montrer un excellent savoir-faire, pas à vendre :

-Positif ou négatif ? Le Japon vient au salon en ordre dispersé : Ministère de l'économie et de l'industrie, JETRO, chambres de commerce et d'industries de différents départements, regroupement de designers privés. Ces institutions publiques et quelques une privées, dépensent beaucoup d'argent pour exposer sur le salon. Chacune a son budget, est libre, mais étant donné les résultats, il serait peut être préférable de grouper les aides.

-Les résultats : ils sont parfois établis à partir du nombre de cartes de visites récupérés (véridique) et non pas en nombres de commandes ou CA. Du semblant, du paraître, mais pas beaucoup d'argent.

Il y a aussi ce témoignage, d'une compagnie de Kyoto : inviter à exposer, pour 500 000 yen (4500 euros), la semaine, tout frais compris, avion, hôtel, expo. Des contacts, zéro vente, mais une envie d'aller voir comment ça se passe à Paris. De toute façon faire des ventes sur le salon, c'est bien, mais une fois rentré au Japon, avec aucun employé capable de répondre à un mail en anglais et encore moins en français, à quoi bon ? 

Des tas de PME au Japon font des produits extraordinaires. Il y a tant d'artisans qui réalisent de superbes objet, mais créer, ce n'est pas forcément savoir vendre. Il faut savoir communiquer avec l'étranger, savoir envoyer sa marchandise, savoir comment les acheteurs veulent acheter.

Minimum de commandes trop élevés pour le marché, difficulté de communication, produit difficilement exportable, pas de logistique, les raisons sont multiples et le JETRO ou le Ministère de l'économie et de l'industrie auront beau payer de très belles places à ses PME, les ventes ne décolleront pas et le savoir-faire japonais restera des créations ethniques trop chères, sans marché autre que ceux par lesquels il survit. 

Prochain rendez-vous à Paris en septembre prochain. D'autres opportunités à saisir en vue.


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