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La Librairie Tanabe - Miyuki Miyabe

Par Emmyne

51HZ0HZQ4PL__SL500_AA300_Monsieur Iwa est libraire à Tokyo. Dans la librairie Tanabe, avec l'aide de son petit-fils, féru de littérature, il vend des livres d'occasion. Mais, par l'intermédiaire de leurs clients, tous deux vont se trouver impliqués dans des histoires de meurtres ou de morts étranges. Une grande perspicacité et une clairvoyance certaine alliées à une solide culture leur permettront de jouer les détectives amateurs. Il est vrai qu'ils seront conduits à découvrir les coupables grâce au titre d'un livre, ou au détour d'une phrase : clés de toutes les énigmes.

- Editions Piquier -

Un rendez-vous manqué.

Cinq récits qu'il me paraît difficile de qualifier de policier - il s'agit plutôt de secrets du passé, mystères ou de tragédie sociale - et un libraire de livres d'occasion plus gestionnaire qu'amoureux de la littérature, absolument pas grand lecteur. Adieu l'atmosphère livresque espérée.

Autant dire clairement que ces textes n'ont pas correspondu à mes attentes venues du titre et du résumé de quatrième de couverture. Après la seconde histoire, j'avoue, j'ai laborieusement lu ce livre " pour l'avoir lu ".

L'intérêt de ces récits tient à la peinture de la société japonaise, au contexte quotidien et culturel, aux valeurs sociales et familiales dont ils font l'apologie : respect, modestie, dévouement aux aînés. J'aurai donc pu lire ce recueil sans passion mais sans déplaisir. Cependant, j'ai été gênée par  le ton moralisateur, la prose compassée et répétitive ( ceci certainement dû au fait que ces nouvelles ne furent réunies qu'après une publication isolée ). Le style sobre propre à la littérature asiatique m'a semblé ici presque scolaire tant il est appliqué et explicatif. A chaque épisode, on découvre plus la personnalité de ce grand-père libraire et sa relation complice avec son petit-fils, cela n'a pas suffit à apporter un peu de chaleur à cette lecture.  

Pour conclure ce billet avec un sourire, une anecdote sur une ancienne pratique commerciale japonaise :

" ...faisait partie de ces romans, vendus avec garantie de remboursement, dont le dernier quart des pages se trouvait enfermé dans une enveloppe. Si le lecteur renvoyait le livre à l'éditeur sans toucher à cette enveloppe, cela signifiait qu'il ne l'avait pas trouvé suffisamment intéressant pour le terminer, et on le remboursait. "

- 221 pages - Traduit du japonais par Annick Laurent -

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