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Miser sur le bon cheval technologique

Publié le 30 janvier 2008 par Samuel Bouchard

sleeping horse

N’importe quelle organisation est confrontée à des choix de technologies. Une fois qu’on a choisi sa monture, il y a certains aspects qu’on ne contrôle plus. Certaines technologies sont bien vivantes et continuent de se développer: elles courent dans la bonne direction. L’autre s’en va paître dans le coins du champs et vous êtes là à essayer de la fouetter pour qu’elle se bouge un peu. Ces technologies sont parfois plus grosses que vous, surtout si vous êtes une PME. Vous êtes alors un pou accroché sur un cheval. Si celui-ci va dans la bonne direction, il vous fait faire du chemin. Sinon, le pou que vous êtes devra un jour change de cheval. Plus on est rendu loins dans l’implémentation d’une technologie, plus la changer a des implications profondes et coûteuses. Souvent, on se demande “est-ce que ça vaut la peine de changer?”. Les technologies nous font prendre des chemin en étoile, plus on avance, plus on s’éloigne des autres chemin. Des dilemmes important surviennent alors.

C’est ce qui se passe actuellement à l’Université Laval, que je fréquente. Il y a un gros débat en ce moment sur le renouvellement de services technologiques offerts aux étudiants. Tel que présenté par mon collègue du labo de robotique Nicolas Lauzier dans sa lettre dans l’impact Campus, l’université a choisi le mauvais cheval (Oracle) au détriment d’un cheval qui demande beaucoup moins de foin et qui court aussi vite (Logiciel libre). Aujourd’hui, ils doivent faire une mise-à-jour des systèmes et ils ne veulent pas changer de plate-forme: ils sont rendu trop loin sur leur chemin, ils ont développé une expertise avec les systèmes en places, etc. Je n’entrerai pas dans la politique de ce sujet, il y en a déjà assez qui le font. L’avis présenté par Nicolas est exactement le mien de toute façon.

Cette histoire m’a amené à me poser la question “Comment miser sur le bon cheval technologique?” La question a plusieurs volets:

  • Qui développe?
    Est-ce que c’est une compagnie solide avec une certaine vision? Est-ce que votre secteur est important pour eux ou ils travaillent dans d’autres directions? Si c’est un logiciel libre, est-ce qu’il est supporté par une communauté dynamique de développeurs? Dans tous les cas, est-ce que les ressources d’aide est disponible
  • Compatible à d’autres standards de votre industrie?
    Aujourd’hui, les systèmes doivent s’intégrer les uns et les autres. Si votre technologie n’est compatible qu’avec elle-même, vous vous dirigez probablement dans un cul-de-sac.
  • Flexible à vos besoins?
    Votre projet est unique. Est-ce que la technologie peut s’y adapter et évoluer avec lui? Si vous avez les bonnes personnes, les logiciels libres sont souvent avantageux de ce point de vue.
  • Base de clients?
    Qui utilise la plate-forme? Sont-ils des entreprises en croissance qui pousseront le développement en avant?
  • Main-d’œuvre disponible?
    C’est bien beau une technologie, mais aurez-vous des gens capable de s’en servir? Est-ce qu’il y en a dans la région provenant des différentes institutions d’enseignements ou de grosses entreprises?
  • Coûts?
    Il faut voir les différents coûts: l’achat de licence, le coût de développement, le temps de développement qui dicte le timing de vos lancements de produit, les coûts dans 1, 3, 5 ans, etc.

En robotique comme en web, l’impact de la plate-forme choisie peut avoir des conséquences importantes, pouvant impacter jusqu’à la viabilité même de votre projet.

[Photo: Homies in Heaven sur Flickr]


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