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Daniel Mendelsohn en critique exemplaire

Par Benard

depassouline

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 Heureux les lecteurs américains qui disposent dans leurs journaux, revues et magazines d’un genre inconnu dans nos pays : l’essai critique. Ne cherchez pas, n’ergotez pas, rien de tel chez nous. La chose se présente sous la forme d’un article très long, substantiel, fourni, argumenté, comparatif ; les informations y sont puisées aux meilleures sources ; l’esprit en est transdisciplinaire, autorisant le cas échéant la convocation de toutes les sciences humaines, sociales, exactes, rigides ou molles ; la plume y est libre d’épouser les contours de son choix ; l’érudition généreusement sollicitée sans la moindre cuistrerie dans le seul souci de contextualiser le moindre clin d’oeil ; et, le dernier mais pas le moindre, l’auteur est suffisamment bien payé (entre 1 et 2 dollars le mot selon les cas) pour s’accorder le temps nécessaire à la rédaction de son texte. En un temps où l’on se demande à quoi bon descritiques traditionnelsquand tant d’internautes investissent la Toile de leurs points de vue sur les oeuvres, le ”métier” dont il fait preuve s’impose comme un rappel indispensable, avec tout le travail que cela suppose quand bien même serait-il invisible. Après avoir longtemps enseigné le grec ancien, Daniel Mendelsohn, connu en France et dans le monde pour son récit sur les traces de sa famille prise dans la
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nasse de la guerre (Les Disparus), consacre l’essentiel de son temps à cette activité critique. Sa signature apparaît régulièrement dans les colonnes duNew Yorkeret de laNew York Review of Books, deux des principaux supports de ce genre de textes avecThe Atlantic Monthly.Aussi le lecteur français a-t-il toutes les raisons de se réjouir de la publication deSi beau, si fragile (How beautiful it is and how easily it can be broken,traduit par Isabelle D. Taudière, 424 pages, 22 euros, Flammarion), recueil de quelques uns de ses essais critiques les plus remarqués, doté en français d’un titre plus heureux, car plus sensible et plus poétique, que dans sa version originale, emprunté aux didascalies deLa Ménagerie de verrede Tennessee Williams sacré« l’Euripide du XXème siècle ».

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