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Polémique et réactions autour du dossier Société Générale

Publié le 01 février 2008 par Quentin Clarisse

Le dossier Société Générale, victime d'une fraude et d'une perte massive et désormais fragilisée, continue à susciter nombre de réactions et de révélations.
Ainsi, du côté de ses concurrents, depuis que la banque rouge et noir a été fragilisée par la perte de 6,9 milliards d'euros, révélée le 24 janvier, les appétits se sont aiguisés autour d'une entreprise qui dispose de beaux atouts et qui, aujourd'hui, ne coûte pas si cher.
Premier à se déclarer, BNP Paribas a confirmé, hier jeudi 31 janvier, avoir entamé une réflexion sur l'opportunité de lancer une OPA sur sa rivale qu'elle avait tenté d'avaler en 1999. "Jusqu'à présent, nous excluions totalement un tel rapprochement, mais la situation du monde bancaire ayant évolué, nous ne nous interdisons pas d'y réfléchir, sans préjuger des conclusions de cette réflexion", a précisé un porte-parole, hier jeudi 31 janvier dans la soirée.
Selon Les Echos, la banque dirigée par Baudouin Prot se serait dès à présent entourée des conseils de Goldman Sachs et Lehman Brothers. Toutefois, BNP Paribas dément, ce vendredi matin, cette dernière information.
Le Crédit Agricole plancherait lui aussi sur le sujet. Toujours selon Les Echos de ce vendredi, la banque verte aurait mandaté Lazard et sa propre filiale de banque d'affaires, Calyon, pour examiner l'éventualité d'une offre sur la Société Générale.
En revanche, l'italien UniCredit, souvent cité comme intéressé par le dossier et allié de longue date de la Société Générale, a démenti toute idée de reprise de la banque rouge et noir. "Nous avons dit auparavant qu'il n'y a rien, nous ne pouvons répéter le même message 100 fois", indique, ce vendredi, Alessandro Profumo, administrateur délégué de la banque italienne.
D'autres noms de banques qui pourraient être intéressées sont cités comme les espagnoles Santander et BBVA ou la grande britannique HSBC.
Toutefois, Daniel Bouton, patron maintenu mais placé sous surveillance par son conseil d'administration, affirme toujours pouvoir tenir une ligne d'indépendance absolue. Il semble disposer du soutien du premier actionnaire de la banque avec 6,5% du capital et 11% des droits de vote: le personnel. Les salariés ont manifesté, hier jeudi leur soutien à la direction en place.
A noter que ce vendredi, l'amicale des cadres de la Société générale, association qui revendique3.000 adhérents et des "milliers" de sympathisants, affirme dans un communiqué à paraître dans Le Monde qu'un "rapprochement éventuel, initié ou subi, par la Société Générale, pourrait éventuellement avoir un sens, s'il contribue à mieux satisfaire nos clients, préserver les intérêts des salariés et créer ainsi de la valeur pour les actionnaires". Ils se disent cependant opposés à une "offensive opportuniste dans la période exceptionnelle" que traverse la banque.
De son côté, le pouvoir exécutif est pour l'heure vent debout contre une OPA, notamment venant d'une banque étrangère. Hier jeudi, dans l'entourage de Christine Lagarde, la ministre de l'Economie et des Finances, on confirmait toutefois que le gouvernement ne dispose d'aucun moyen juridique pour imposer sa volonté.
François Fillon a toutefois déclaré ce vendredi, lors d'une conférence de presse consacrée au rapport Attali, que le gouvernement veillerait à ce que "les intérêts" des 130.000 salariés de la Société Générale et "les intérêts économiques" du pays soient "préservés".
Sources: Internet

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