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Fukushima pire que Tchernobyl – Ce qu’on nous cache réellement.

Publié le 05 avril 2011 par Labasoche
Picture of a TRIGA reactor core. The blue glow...

Image via Wikipedia

Nucléaire Fukushima : Syndrome de la Chine un scénario en cours

Histoire et utilisation
L’expression résulte de l’analyse des conséquences de l’échec de la base du système de refroidissement dans les réacteurs nucléaires. En 1971, le physicien nucléaire Ralph Lapp a utilisé le terme pour décrire la combustion par le biais de la cuve du réacteur, la pénétration du béton en dessous, et l’émergence d’une masse de carburant chaud dans le sol en dessous du réacteur. Il fonde ses déclarations sur le rapport d’un groupe de travail des physiciens nucléaires dirigé par le Dr WK Ergen, publié en 1967. Les dangers d’un tel accident hypothétique ont été diffusés par le film 1979, Le Syndrome chinois . Le nom fait référence à l’idée de creuser un trou par les matières nucléaires en Chine, une impossibilité pratique au demeurant. Si les scories radioactives atteignent la nappe phréatique sous le bâtiment du réacteur, la vapeur qui en résulte pourrait jeter des matières radioactives dans l’air, produisant des retombées (ce qui est déjà le cas à Fukushima). Malgré plusieurs effondrements dans les deux réacteurs civils et militaires, une telle fusion extrême n’a jamais eu lieu jusqu’à présent. Presque tous les modèles de réacteurs actuels ne permettent pas en l’occurrence une telle crise de se produire, soit en empêchant toute fusion (comme dans un TRIGA réacteur) ou par dispersion d’une matière en fusion pour qu’elle refroidisse et se solidifie. Même si un coeur de réacteur venait à fondre, les scories résultant pourraient pénétrer les multiples couches de protection et aussi se frayer un chemin vers le bas, plus loin au centre de la Terre. Une fois adopté ce point de gravité aurait pour effet de retirer les scories de retour vers le centre, et non pas vers la Chine comme on pourrait le penser. Rien n’est moins sûr cependant car la masse de scories désintègre tout sur son passage, rien ne lui résiste.
Cette fiction populaire devient une réalité dans la situation qui nous préoccupe à Fukushima. C’est le pire scénario qu’il puisse arriver. Les nouvelles que l’on nous cache sont pour le moins alarmantes. Contrairement à Tchernobyl il n’y a aucun technicien assez fou pour se sacrifier et accepter de se glisser sous le réacteur en vue de couler une autre chape de béton. C’est beaucoup trop tard car les scories sont entrées profondément, plus rien ne peut désormais arrêter leur progression. La situation est totalement hors contrôle.
Quant à la contamination il est déraisonnable de penser que le nuage radioactif de Fukushima ne fait que survoler brièvement la France… Il y restera avec un taux renforcé aussi longtemps que la radioactivité s’échappera de la centrale, les particules radioactives se déposeront avec certitude sur le sol au gré des dépressions qui ne manqueront pas de survenir. N’appliquons pas la politique de l’autruche, ne nous voilons pas la face devant la réalité que l’on veut bien nous cacher juste à propos.

« On n’avait pas eu de mauvaises nouvelles depuis plusieurs jours, aujourd’hui, on en a une » à déclaré Jean Jacques Dumont, commissaire de l’ASN (Autorité de sureté nucléaire française).

La CRIIRAD rappelle aussi que les balises de l’IRSN ne sont pas assez performantes, voir même obsolètes pour mesurer avec précision toute la radioactivité.

Par contre, il existe une soixantaine de balises positionnées à plusieurs endroits de la planète, lesquelles sont bien plus efficaces, mais dont les résultats restent confidentiels, malgré les demandes réitérées restées sans réponses de la CRIIRAD de les rendre publiques, laquelle vient de lancer une pétition pour obtenir gain de cause. Il est plus que temps de s’inquiéter pour cette rétention d’informations et de douter à juste titre de la transparence invoqué par les autorités. lien

De plus, la pluie tombée ces derniers jours a manifestement plaqué les particules radioactives sur le sol, et cette pollution s’accumulant jour après jours dans les plantes, notamment celles à larges feuilles (salades, épinards…) pourrait bien atteindre et dépasser la norme autorisée.

Greenpeace a d’ailleurs demandé que l’accident de Fukushima soit classé au même niveau (7) que Tchernobyl. lien

Pour ce réacteur n° 3, nous sommes en face de 94 tonnes d’uranium et de plutonium, qui lorsque le corium aura quitté la cuve, vont fatalement rencontrer à un moment ou à un autre, une grosse quantité d’eau. photo

Dans une nappe d’eau située à 15 mètres sous la centrale nucléaire, on a déjà trouvé une forte condensation d’iode
radioactif 131. lien

Comme l’explique Yves Mérignac, directeur du service d’étude et d’information sur l’énergie Wise-Paris « si le combustible trouve sur sa route une grosse quantité d’eau de mer (…) on risque une explosion de vapeur (…) cette situation n’a jamais été modélisée. On ne sait pas ce qui se passe en cas de fusion du cœur».

A Tchernobyl, on avait envoyé à une mort certaine des centaines d’ouvriers inconscients des risques majeurs auxquels ils étaient exposés, pour creuser une galerie sous la dalle du réacteur, et y couler une autre couche de béton.

Mais en ce qui concerne Fukushima, il semble bien trop tard pour mener à bien pareille opération, et depuis Tchernobyl, il y a moins d’amateurs pour aller risquer leurs vies inutilement dans ce genre d’opération suicide.

Voir aussi
La contamination radioactive

  • Les déchets radioactifs
  • Liste des accidents nucléaires civils
  • Liste des accidents nucléaires militaires
  • Nucléaires et les accidents de rayonnement



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