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Secret Diary of a Call Girl - Review Generale - Critique - Saison 1

Publié le 02 février 2008 par Blabla-Series

Secret Diary of a Call Girl is extremely and surprisingly

funny and entertaining

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Crée par Lucy Prebble
Diffusion sur
ITV2
Series Premiere le
27 septembre 2007Saison 1 achevée – Saison 2 à venir.
Format 20mn-
8 épisodes

Cast 
Billie Piper (Doctor Who), Iddo Goldberg, Ahsen Bhatti (New Street Law, Grease Monkeys, Coronation Street), Cherie Lunghi (The Brief, Cutting It)

Show Synopsis
En 2005, une call girl connue sous le nom de Belle de jour publie son journal. Tout au long du livre, Belle restera anonyme. En 2007, l'héroïne prend les traits de Billie Piper à la télévision. L'histoire est centrée sur la belle Hannah. Aux yeux de sa famille, elle est une jeune femme bien sous tous rapports. Mais la nuit venue, elle se transforme en Belle et, prenant les apparats d'une mystérieuse call girl, offre ses charmes au plus offrant. Une double vie pas si facile à entretenir quand on recherche le bonheur...
(source : serieslive.com)

Critique
Secret Diary of a Call Girl est une série britannique sans prétentions, d’une chaîne tout aussi modeste, avec des acteurs que seuls les sériephiles peuvent connaître. Les adaptations d’œuvres littéraires ayant remporté un succès fou en format série, Darkly Dreaming Dexter et suivants de J. Lindsay actuellement ou Sexe & the City de Candace Bushnell il y a maintenant longtemps, transposer en images le récit de Belle de jour, récit subversif et gentiment impertinent d’une call girl moderne apparaissait être le bon filon.
Ce fut effectivement le cas.

Inédit, truculent et non-conformiste
Pour ma part, j’ai d’abord suivi l’expérience de cette call girl avec beaucoup de curiosité. Cette série est passée presque inaperçue sur la toile ; ne bénéficiant que d’une faible couverture médiatique et arrivée en même temps que la résonnante rentrée 2007-2008 américaine, Secret Diary of a Call Girl avait peu de cartes en main. Mais cela était sans compter sur quelques sériephiles assidus et autres britanniques curieux.

Au final, après ces huit épisodes introductifs, susceptibles de résumer la série en deux soirées consécutives, mon jugement frôlerait presque le ton dithyrambique. Ce qui a fait de SDOACG une véritable pépite télévisuelle, c’est avant tout grâce à un propos à la fois impudent, sage et foncièrement anecdotique. A la même manière de Dexter Morgan, Hannah/Belle nous introduit dans son quotidien en nous brodant de longs discours sarcastiques sur sa manière d’être et de fonctionner, son quotidien, ses représentations, sa vie professionnelle/sexuelle. Alors bien que la série soit placée sous le signe -osé- de la vie d’une call girl, la série se caractérise avant tout par un ton sage, retenu voire même assez décent. Le propos se montre ainsi davantage anecdotique que provocant et gratuitement trash, Belle est une call girl qui narre ses aventures, dans les limites de la bienséance et si cela peut représenter pour certains un manque clair d’audace, il faut dire que le ton s’accommode bien du concept-durée de la série et qu’après avoir goûté aux Nip/Tuck, Dirt et autres séries tape à l’œil sans saveur, on n’en est que plus ravis.

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Une héroïne crevant l’écran
Secret Diary, c’est donc avant tout la vie de Hannah/Belle, la série repose intégralement sur les épaules de la jeune héroïne, à la fois narratrice et actrice principale voire à certains moments, unique. Heureusement, l’héroïne a su créer un lien direct et amical avec le téléspectateur, elle se raconte en s’adressant directement à lui, ce qui lui permet de bénéficier d’un capital sympathie très important. Hannah se présente avant tout comme une londonienne typique, anonyme, ordinaire, subtile et instruite, elle aime le luxe, l’argent sans négliger la littérature. C’est une femme aux apparences lambda mais qui cache une forte personnalité. Belle, est le personnage crée par Hannah ; c’est une call girl attirante, aimant le luxe et le sexe, honnête et franche, elle sait faire plaisir à son client sans pour autant nuire à son intégrité. Ce qui fait le charme de cette héroïne, outre sa franchise et son sens de la dérision, c’est sa lucidité à l’égard de la prostitution.
Au départ, le nom de Billie Piper n’était pour moi, pas vraiment conciliable avec cette Belle de Jour, il faut en réalité avouer que Billie interprète une Hannah/Belle avec beaucoup d’épaisseur et de crédibilité, et c’est en parti grâce à cette excellente interprétation que la série génère autant d’attrait et de sympathie.

Une série insaisissable, riche et rafraichissante
Ainsi, Secret Diary n’est pas une série à prendre au sérieux, elle est à l’image de son héroïne : inventive, amusante et insaisissable ; loin des propos indécents soutenus par Samantha Jones ou des scènes réelles des couples de Tell Me You Love Me, la série use de la sexualité pour dépeindre les choix personnels d’une jeune femme à l’apparence ordinaire et fait en sorte de banaliser les tabous de la prostitution et ce même si cette Belle de Jour s’adonne à des pratiques qui auraient pu faire l’objet de scandales. La série n’ose véritablement que lorsqu’elle aborde le thème du sadomasochisme, un épisode qui montre très clairement l’enjeu moral de cette pratique sans tomber dans l’indécence écoeurante du SM pur ; c’est sous cet angle que se manifeste tout le travail de la série, un travail à la fois divertissant mais qui n’est pas dénué de psycho-sociologie.
Effectivement, chaque épisode, d’une vingtaine de minute montre en mains, noue avec un thème bien précis, qui relève le plus souvent de la psychologie du personnage principal ou d’un sujet lié à la sexualité en général, et si cela peut effectivement s’apparenter à de la contrainte scénaristique pure et simple pareille à un formula show policier de mauvais goût, il faut accepter le fait que Secret Diary est avant tout une série anecdotique et rafraîchissante qui n’a rien d’autre pour ambition que de divertir le public de Belle. Alors évidemment, force est de constater que la conséquence inhérente de cette contrainte est que certaines storylines manquent d’épaisseur et certains personnages à certains moments, de consistance mais il faut seulement voir en cette série une volonté réelle de scénettes divertissantes qui aboutissent à une conclusion légère, espiègle et qui ne néglige non plus l’aspect humain de son sujet. Ainsi, je ne pense pas que cette absence de fond et d’évolution proprement dite soit réellement un obstacle à l’appréciation de la série, celle-ci ayant posé son schéma narratif et scénaristique dès le début sans jamais le malmener, le spectateur s’en accommode parfaitement et peut suivre allégrement l’évolution de cette escort dans le milieu de la prostitution.


En conclusion, la courte saison inaugurale de Secret Diary of a Call Girl demeure placée sous le signe de l’anecdote, sans jamais choquer ni véritablement oser de manière littérale, la série se contente d’envisager la vie de cette call girl moderne sous un angle foncièrement romanesque ; son propos résolument sage mais non dénué d’un ton raffiné et piquant –personnifié par une étonnante héroïne- lui permet une signature inédite et singulière.

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