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SCHIRMECK: Arnaque à la Sécu, et dangers pour les patients.

Publié le 08 avril 2011 par Lovni57

Ce qui suit n'est que le récit brut et sans atours de mon passage durant 28 jours au centre de réadaptation,  de Schirmeck.

Atteint d'une Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive  le service pneumologie me dirige vers le centre de réadaptation de Shirmeck. Je suis dans le service réhabilitation respiratoire.
Arrivée le 3.3.2011 à 9h30mn, après les formalités d'usages, direction la chambre et bien qu'ayant demandé une chambre individuelle dès la convocation par le centre de Schirmeck aucune chambre simple de libre, et un seul téléviseur par chambre sans écouteur, ce qui crée des tensions. Prise du poids et questionnaire de santé succinct Puis passage de la Doctoresse Stoléru à qui je remets mon parcours médical ainsi que ma carte d'anesthésie et copie de mon ordonnance renouvelable conçue conjointement avec mon généraliste, mon neurologue, mon orl et cancérologue et mon pneumologue. Elle me questionne sur mon parcours médical  et ne comprends pas ce que le mot borgne ( c'est mon cas) signifie. Me parle du tabac, je lui réponds que comme convenu avec le service du docteur Kessler de l'hôpital civil de Strasbourg j'en profiterait pour passer progressivement de 15 Cigarettes jours à 10 puis 5 puis 3 et arrêt total au terme de mon séjour en centre de réadaptation, et demande à voir un tabacologue. Les infirmières me disent de na pas prendre les médicaments que j'aurai en ma possession, que c'est le centre qui prenait tout en charge. Passe la diététicienne pour prendre en compte mes habitudes alimentaires, puis arrive la sophrologue qui me questionne à nouveau sur mon tabagisme, avec elle pas de détail c'est un programme drastique que je refuse et réitère ma demande de voir un vrai tabacologue. Les infirmières passent à nouveau pour savoir si j'avais apporté mes propres médicaments car les suivants n'étaient pas disponibles au centre; æquasyal spray ( indications asséchement buccal et asialie), Neurontin 600 (système nerveux), Symbicort et Spririva ( asthmes, difficultés respiratoires, etc.) Le 4.3 à jeun prise de sang et puis plus rien jusqu'au lundi 7.3 à 9H00 marche à plat de 30mn sur aire d'atterrissage pour hélicoptères, avec des aller retour de 30mètres et une infirmière munie d'un talkie walkie  au centre, j'ai l'image du maton dans la cour de prisons au milieu des détenus. Le soir un médicament supplémentaire, je demande à l'infirmière pour quelle raison, impossible de répondre puisque elle n'est au courant de rien et me dit que c'est sans doute suite au résultat de la prise de sang effectuée le 4.3. qu'elle n'a pas.

Le 7.3 la doctoresse passe à nouveau, je lui dit que je sais pour quelle raison je suis là mais je ne sais pas ce que je fait là puisque 5 jours sans aucune activité. Sa réponse: il n'y a pas d'activité avant de faire le test d'effort qui est prévu le mercredi 9.3, ma réaction pourquoi me faire faire venir le jeudi de la semaine précédente alors qu'une admission le lundi 7.3 été beaucoup plus logique, sa réponse texto: “c'est comme çà”, je lui rétorque que dans ce cas c'est uniquement pour remplir les chambres, sa réponse texto: ” c'est comme ça” et elle s'en est allé.

Le 8.3 sprirométrie

Le 9.3 test à l'effort

Le 10.3 début des activités comme suit:

8h35mn marche dans un parc boisé avec massifs et très bien entretenu. Il y a 3 niveaux de difficultés avec plats, montées, descentes,marches, escaliers,  adaptés au niveau physique  de chaque patient d'une durée de 30mn, puis gymnastique en salle d'une durée de 30mn et ensuite 30mn d'entrainement à l'effort ( vélo). idem le 11.3.

Le 11.3 après midi signale mal de gorge et aphtes et lésions buccales.

Le 13.3 le matin signale à nouveau mal de gorge et problèmes buccaux, étant le dimanche j'attends jusqu'au lundi matin jour de passage de la doctoresse Stoléru.

Le 14.3 simple radio pulmonaire à l' hôpital st Luc de Schirmeck, dans la matinée, donc aucune activité et n'ai toujours pas vu la doctoresse.

le 14.3 Vu manuela STOLERU l'après midi,  prescrit médicaments avec pour seule auscultation stéthoscope, doit prendre rdv avec Hémar, orl, pour mes problèmes buccaux et doit donner médicament pour pieds.

Médicaments prescrits pour mal de gorge Bodénoside 1mg et Ipatropium 0,5mg en inhalations, Eludril spray buccal et Solmucol  200

le 15.3 à jeun, prise de sang .

le 15,16,17 et 18.3 reprise des activités: 8h35mn à 9h20mn marche bleue , 9h35mn à 10h45mn vélo , 11h00 à 11h35mn  gym moyenne

le 16.3 idem

le 16.3 7h30mn demande aequasyal suite à sécheresse bouche due aux médicaments

le 16.3 retour de promenade à 16h, ordonnance 2 flacons  æquasyal sur mon lit, comment aller à la pharmacie?

Le 17.3 arrête inhalation moi même suite à sécheresse buccale jamais atteinte. le 18.03 demande à voir docteur suite à arrêt inhalations.

le 18.3 Stoléru passe à 15h30mn, me dit qu'elle est passé le matin et que je n'étais jamais dans ma chambre, voir mes activités ci dessus: de 8h35mn à 11h35mn pas d'interruption si, ce n'est pour se rafraichir ou prendre une douche, et si vous êtes sous la douche, peu importe la doctoresse ne repasse pas, cela a été mon cas.

La doctoresse Stoléru me dit que les inhalations étaient bonne pour mes problèmes respiratoires et que je n'aurais pas du arrêter de moi même, me supprime IPATROPIUM qui est cause de la sécheresse buccale puisque sécheresse de la bouche possible,  traitement donc pas adaptée dans  mon cas. doit reprendre pendant 5 jours BODENOSIDE 1mg 2 fois par jour, toujours sans la moindre auscultation au bout 8 jours après avoir signaler un mal de gorge.

Je demande résultat de la  radio thorax faite le 14.3, tout est normal, demande résultat prise de sang, tout est normal. Demande ce qu'a dit le Docteur Hémar; elle n'a pas téléphoné, je lui fait remarquer que cela pouvait être un cancer de la bouche, elle me répond qu'un cancer ne se développe pas si rapidement, je lui rétorque que j'appellerai moi même le D. Hémar pour un rdv, elle me répond qu'elle s'en charge sans faute et que je serais tenu au courant. Quant à mon problème de pieds, aucune réponse.

le 21.3 rdv tabacologue 18 jours après ma demande du 3.3. aprés midi

le 21.3 14h vu tabacologue, nouceau rdv le 24.3 à 13h30mn, doit se renseigner si Nicorette cigarette compatible avec un cancer buccal, vu ma pathologie.

le 21.3 reprise activités  idem semaine passée.

le 22.3 Stoléru me demande si je veux rentrer dès jeudi, étrange c'est moi qui décide. Elle me demande si je veux continuer les inhalations, c'est moi qui choisit mon traitement. Mon test d'effort est pour le 30.3 et la sortie pour le 31.3 à partir de 9 heures, papier signés.
le 22.3 Stoléru prescrit Topalgic avec pour effets secondaires asséchement buccal et trouble  de fréquence respiratoire, et remplace Dafalgan Codéine 500mg  effervescent par Dafalgan simple 500MG gélules. rdv Docteur Hémar pas possible avant le 15.5.
le 23.3  Je demande à l' infirmière de l' Eludril. Pour bains de bouche elle doit demander prescription d'où visite?

le 24.3 tabacologue recommande et prescrit Nicorette cigarettes, doit la revoir le 30.3 si elle a pu s'en procurer.

le 26.3 à mon retour de promenade je signale à un kinésithérapeute un groupe d'une dizaines de jeunes de 10 à 15 ans accompagnés de 2 chiens jouant aux “et aux voleurs” dans le parc ou nous pratiquons la marche,  sa réponse:ce n'est pas normal il entre dans son son véhicule et rentre chez lui. Je le signale également à l'accueil, la réponse; dans le temps c'était pas comme ça.

Les 28 et 29.3 reprise activités idem semaine passée.

Le 28.3 à 20h30mn les infirmières me fournissent les produits pour les inhalations prévues depuis le 22.3, pas de prescription docteur auparavant selon elles.
Organisation générale:

-bâtiment fermé de 23h 0 6heures

-petit déjeuner 8h00, déjeuner 12h15, souper 18h30

- draps changés le mardi
Durant mon séjour de 28 jours au centre de réadaptation de Schirmeck je me suis posé certaines questions.

En ce qui concerne les soins médicaux proprement  dit, au vu de ceux qui m'ont été prodigués et dont je reprends l'historique je me pose des questions.

La doctoresse Stolèru prescrit des médicaments sans tenir compte des effets indésirables en fonctions de certaines pathologies, c'est mon cas puisque sécheresse buccale déjà présent à mon arrivée suite aux nombreux séances de radiothérapies qui ont pratiquement réduit mes glandes salivaires à néant. Une doctoresse qui estime qu'il n'est pas urgent de traiter un éventuel cancer buccal, je cite au mot près: ” le cancer ne se développe pas si vite que ça”. Une doctoresse dont je suis toujours dans l'attente du produit pour les   voutes plantaires, je cite mot à mot ces propres termes: ” je connais le produit qu'elle est bon”.  Des prescriptions médicales qui sont faites que 7 jours après avoir vu le patient. Des infirmières qui n'ont pas accès aux prises de sang des patients, et qui ont besoin d'une prescription médicale pour une simple solution pour bain de bouche, peut être une consultation est elle facturée à la sécurité sociale pour cet acte médical?  A ce que j'en ai vu les infirmières sont réduites au rôle de porte médicaments et de la toilette des patients. Un audit auprès des infirmières et infirmières serait certainement éloquent.

Le fait que les médicaments Spriva et Symbicort, prescrits par de nombreux pneumologues pour insuffisance respiratoire, ne soient pas accessibles dans un centre de réadaptation respiratoire me semble aberrant, c'est comme se rendre au restaurant et devoir fournir le pain et la boisson.

L'ensemble des patients de l'établissement sont en manque de potassium, car celui ci  est prescrit à tous las patients parlant le français avec lesquels j'ai pu m'entretenir, étrange. Les patients sont systématiquement dirigés vers la clinique St Luc de Schirmeck pour une simple radio pulmonaire. Nous sommes tous  dirigé vers cet établissement suite à une hospitalisation et tout les examens nécessaires, le plus souvent la semaine précédent notre admission.  Potassium  et simple radio pulmonaire systématique cela ne cacherait il pas un loup?

Combien y a t il eu de d'aggravations de la pathologies de certains patients ou décès prématurés suite à des soins inadaptés. Je ne  comprend pas comment de telles pratiques sont possibles, soit sa hiérarchie est aveugle et donc incompétente, soit elle cautionne ces pratique, ce qui n'est guère mieux.

pour ce qui est de l'arrêt du tabagisme cela relève d'un grand héroïsme. en effet attendre 18 jours pour pouvoir consulter un tabacologue est énorme dans un établissement où à chaque coin de couloir il y des affiches antitabac. Le traitement proposé n'est pas disponible, il me faut me rendre chez mon pharmacien pour l'obtenir. Tout cela est une bien drôle de méthode pour lutter contre le tabagisme. Avec des temps d'inactivités énormes, celui qui fume 10 cigarettes par jour à son arrivée au centre en fumera 15 à sa sortie.

Pour ce qui est du fonctionnement général il y a de grosses économies à réaliser. Puisque mon admission est prévue le 3.3. pour des activités qui n'étaient pas prévues avant le test d'effort programmé pour le 9.3, soit début des activités le 10.3, 7jours après mon admission, la seule raison plausible est celle de remplir les chambres au maximum.

Pour l'hébergement de l'ensemble du séjour, il est très souple puisque, les personnes le désirant peuvent rentrer à leurs domiciles du vendredi soir ou samedi matin jusqu'au dimanche soir après le souper, cela n'est bien sur réalisable que pour les personnes résidents à distance respectable. Le test d'effort de sortie est toujours effectué le matin, mais il est impossible de quitter l'établissement avant le lendemain à 9H00 car les papiers de sorties ne nous sont pas délivrés avant le jour suivant le test d'effort. Mais brusquement le jour du départ tout est urgent, récupérant mes papiers de sorties dans diverse services car tout n'était pas regroupé, et je n'ai pas trace de la date et de l'heure du rdv avec le docteur Hémar, après avoir téléphoné pour heure de rdv, il s'avère que celui ci est non le 15.5 mais le 17.05. à 10h30mn. Bref, une fois ces formalités faites et l'arrivée du vsl pour mon retour, je montre à ma chambre à 9h35mn et là, toute mes affaires personnelles, mes papiers, chéquier, carte de crédit, carte vitale, etc.. et mon ordinateur portable se retrouvaient dans le couloir à la vue et au passage de tous, je tiens à préciser que j'avais fermé mon armoire à clef et qu'aucun appel au haut parleur, qui pourtant tonitrue à longueur de journée ne m' été adressé.  Je serai étonné que les repas sautés et les nuits d'absences ne figurent pas dans le total de la facture d'hébergement. En réalité sur 28 jours d' hospitalisation, je n'ai participé à des activités que 13 Jours, (à condition  de ne pas rester dans sa chambre pour ne pas manquer le passage hypothétique, imprévisible ou furtif de la doctoresse) lors  ce que je trouve bien peu.

Si l'ensemble des centres de réadaptation fonctionnent de cette manière, il y a des économies substantielles à réaliser pour la sécurité sociale en optimisant ces stages de remises en formes. On a l'impression d'être en villégiature, il ne manque que la piscine, le court de tennis et les soirées animées. Certains majoritairement d'origines étrangères ou étrangères ne s'en cachent même pas, ils connaissent déjà plusieurs centre de ce genre, et se disent en vacances tout frais payés.et comparent les prestations des divers établissements.

Il est certes beaucoup plus facile, pour faire des économies, de pénaliser les médecins généralistes pour avoir fait trop de prescriptions, de taxer les malades sur chaque consultation et chaque boite de médicaments, que de mettre de l'ordre dans ces établissements car s'attaquer aux fonctionnaires ou assimilés fonctionnaires est bien trop dangereux.

Le personnel semble désabusé du fonctionnement actuel du centre. L'un des responsables des activités de réhabilitation respiratoire qui ne réagit pas lorsqu'un groupe de jeunes enfants avec leurs chiens viennent troubler la quiétude présumée du centre, à l'accueil c'est le même constat, fatalisme devant les faits.

Lev service d'accueil est fermé du samedi après  midi au lundi matin, ce qui implique un défilé de visiteurs dans l'ensemble de l'établissement car personne n'est présent pour les orienter, vive le calme pour ceux qui en ont besoin.

Tout n'est pas négatif, loin de là. Il faut saluer la gentillesse du personnel au réfectoire qui doit faire face à des patients  éternellement mécontent de tous plat présenté. Je puis l'affirmer car l'alimentation de l'avis général, hormis les emmerdeurs, est plus qu'acceptable et bien des restaurants n'assurent pas une telle qualité de restauration. Il faut bien sur rendre hommage au cuisinier et aux diététiciennes qui sont véritablement à l'écoute des désidératas de chacun dans la mesure du possible, et il y a toujours des plats de substitutions, il suffit d'en informer le personnel en début de journée.

Les infirmières et infirmiers font un travail remarquable dans la limite de ce qui leur est permis, une grande patience et un grand humanisme les habite.

Pour ce qui est des activités soumise aux patients, elles sont adaptées personnellement et font leurs effets. L'ensemble des patients s'exprimant correctement en français est unanime; il y a un réel bénéfice à la sortie de l'établissement, et je fais partie de ceux ci avec enthousiasme.

Le 06.04.2011. unblog.fr


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