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Chloe NEILL - Hard Bitten (Chicagoland Vampires t4) : 4/10

Par Eden2010
Chloe NEILL - Hard Bitten (Chicagoland Vampires t4) : 4/10

Chloe NEILL – Hard Bitten : 4/10

(pas encore disponible en français)

Alors, que nous propose Chloe Neill dans ce quatrième volume ?

Les vampires de Chicago affrontent une toute nouvelle difficulté : si jusqu’ici les humains étaient positivement intrigués par les vampires, depuis que les shifters ont été contraints de faire connaître leur existence, cela a changé : l’opinion publique est désormais franchement hostile, des petites milices s’organisent, les protestations se multiplient. Les vampires ne sont plus les bienvenus.

Les vampires pourraient ignorer cette situation et attendre.

Le souci est que juste au moment où l’opinion publique se tourne contre les vampires,les raves (les soirées lors desquelles, dans l’illégalité la plus absolue, les vampires rencontrent des humains prétendument consentants pour boire directement leur sang) se multiplient, deviennent plus violents et dérapent même totalement : ainsi trois jeunes filles ont disparues à l’issue d’une de ces soirées clandestines.

Merit, pour protéger CadoganHouse dont elle est Sentinel,devra se plonger dans ce monde à part et découvrira que les vampires qui participent à ces raves manifestent une étrange et dangereuse agressivité, une agressivité qui ne semble pas vraiment naturelle – où peut-être un peu trop…

Ethan se fait convoquer par le maire de la ville puisqu’il est à la tête de la plus ancienne maison de vampires de Chicago, et on lui pose un ultimatum : il faut que cela cesse immédiatement !

Ethan se voit dès lors confronté à un dilemme insoluble : d’un coté, le conseil des vampires lui demande de se retenir et de laisser faire la police humaine et de l’autre coté le maire de la ville lui ordonne presque de régler le problème, faute de quoi sa maison aura d’énormes difficultés !

Il ne peut compter que sur Merit pour l’aider.

Heureusement que Merit a développé un réseau d’amis qui lui permettra d’infiltrer la vie nocturne et découvrir qui se cache derrière cette violence qui menace l’équilibre précaire entre vampires et humains.

Que dire sur cette intrigue si ce n’est « oui, bof », mais bon, on ne peut pas toujours venir avec des idées excellentes. Le tout est de maintenir le plaisir de lecture.

Après lecture des trois premiers volumes j’attendais toujours le véritable décollage de cette série qui me semble (semblait ?) avoir beaucoup de potentiel. L’écriture de Chloé Neill est parfaite pour la Bit-Lit, elle a de la personnalité.

Vous le sentez venir, le "mais" ... le voici :

Par le passé je me suis déjà plainte de quelques « tics » d’écriture. Là, non seulement on les retrouve, mais par ailleurs je ne peux plus du tout dire que Merit est une héroïne que j’aime suivre !

Ce quatrième tome de la série des Chicagoland Vampires commence pourtant bien : écrites d’une plume légère et plus assurée, les premières pages projettent le lecteur dans le monde de Merit et d’Ethan et plus précisément au sein de Cadogan House.

J’avais même le sourire aux lèvres, ravie de voir qu’enfin la série prenait son essor, qu’enfin le potentiel qu’on sentait se développait.

Et bien, j’ai très vite déchanté.

Les « tics » de l’auteur, ses petits « trucs » qui m’agacent au plus haut point (voir mes commentaires sur les précédents volumes – rubrique « Bit-Lit / Chicagoland Vampires), sont tous de retour : après quarante pages, Ethan a « levé le sourcil » quatre fois, Buffy a été mentionnée une première fois et la paix a été retrouvée autour d’un excellent sandwich en discutant de la meilleure pizza de Chicago.

Et c’est là que j’ai, enfin, compris :

Chloe Neill a le talent de l’écriture, j’aime son style parfaitement adapté au genre, son humour même, bien que par moments toujours un peu forcé, et elle ne manque pas d’idées, malgré une intrigue un peu moins aboutie dans ce tome le monde des Chicagoland Vampires est sympathique.

Seulement, Chloe Neill manque cruellement de maturité et cela ne semble pas vouloir s’arranger ! On pourrait croire qu’avec le temps … mais là, cela fait quatre livres ! N’importe qui aurait pris de l’âge mental. Mais là, stagnation complète. Pire, je dirais même qu’il y a une régression (mémorable mention de Joss Whedon … mais lâche nous avec Buffy, on a compris).

Ce qui m’a fait réaliser l’absence de maturité de l’auteur, c’est la ridicule maturité subite de Merit qui gâche complètement le roman !

Et dans cette phrase vous avez l’explication de ma note, en dessous de la moyenne :

Cela fait quelques mois seulement que Merit est devenue vampire. Avant ce n’était qu’une étudiante en littérature, elle était encore loin d'avoir trente ans, ne l’oublions pas.

Et pourtant, après seulement quatre mois de vie de vampire, elle est devenue experte en maniement du sabre et au combat rapproché. Mais cela passe encore, elle est douée pour le combat, admettons, les miracles de la transformation, l’amélioration de la force physique et des réflexes, je peux l’admettre et je ne m’insurge donc pas contre ses aptitudes physiques aussi extraordinaires que subites.

Non, ce qui m’a vraiment contrariée, c’est qu’elle soit aussi avisée dans toutes les situations de crises ! Désormais, elle sait TOUT faire.

Merit gère à elle seule la troupe, la maison serait perdue sans elle, même Ethan suit ses plans, elle est la plus futée, elle prévoit des stratégies d’attaque, les exécute, prend des contacts, elle est la seule à comprendre ce qui se passe. Ce n’est absolument pas crédible !

Je ne serais pas étonnée si dans le prochain volume elle devienne déjà Master à la tête d’une maison !

Son évolution physique, je pouvais l’accepter, mais je ne vois pas comment elle peut dépasser en adresse politique, planification des attaques, défense stratégique etc. des vampires ayant des siècles - et donc autant d’expérience - de plus qu’elle. Pas possible.

Là, cela me gène trop.

Autre chose VRAIMENT dérangeante, dans la même veine : non seulement la jeune Merit, dans sa jolie vingtaine, vampire depuis quatre mois ( j’insiste lourdement) gère les problèmes de la maison Cadogan de main de maître, en maîtrise toutes les nuances, non, elle parvient même, en si peu de temps, à changer Ethan. Oui, bien sûr, plusieurs siècles, Master de Cadogan House, on y croit … Elle va jusque à lui dire que grâce à elle il travaille mieux … et lui acquiesce !

Aucune crédibilité.

Merit va jusqu’à comprendre la soudaine inquiétude parentale de Gabriel, devenu père. Non, franchement.

Je sais, je sais, c’est de l’Urban Fantasy, ce n’est pas un monde réel, mais tout de même, il faut un minimum de vraisemblance.

On suit ainsi dans ce roman une Mérit génialissime qui, quasiment toute seule, trouve la solution à tout. Cela devient agaçant au plus haut point et on n’a plus envie de continuer. Je n’ai pris aucun plaisir à la suivre. Où sont ses maladresses de débutantes ? Où sont ses hésitations ? Y a-t-il quelque chose qu’elle ne sache PAS faire (la réponse est « non »).

Le ridicule de la situation tue la série.

Alors que jusqu’ici j’y croyais, que je m’accrochais à la série, je doute maintenant sincèrement.

Le seul et unique point fort du livre est qu’à la fin, je dois dire, je ne m’attendais pas à ce qui arrive.

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LES COMMENTAIRES (1)

Par Elyza
posté le 04 août à 21:24
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Heu perso j'ai adoré ce bouquin et ton avis est quand même assez rude...

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