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Luc Ferry ou le début d'un printemps français ?

Publié le 02 juin 2011 par Exprimeo
Et si la revendication d'une plus grande transparence dans la connaissance des comportements de sa classe politique était le lancement du "printemps français" si attendu ? Depuis plusieurs mois déjà, la question était : "y aura-t-il un printemps français" par référence aux poussées des libertés dans des pays voisins ? DSK + Tron + ???? = le printemps français ? Pas impossible. Ailleurs, ils réclament le droit de vote. Ici, c'est la revendication au droit à mieux voter. Mieux voter en dépassant les clichés de l'information des habits du dimanche quand tout le monde est beau, lisse, sans imperfection. Mais voter c'est connaître. Qui peut défendre qu'un vote serait de qualité quand il repose sur de fausses informations ou des informations gravement incomplètes ? Qui voterait pour un candidat ou pour une candidate dont l'addiction à l'alcool serait établie ? Qui voterait pour un candidat ou pour une candidate dont l'addiction au sexe violent dans le cadre de relations non consenties ou mettant en cause des mineur(e)s serait également établi ? Probablement personne. Alors pourquoi permettre de voter pour des personnes de ce type en cachant des faits dès l'instant qu'ils sont établis ? La politique est devenue une seule logique de service après-vente. D'ordinaire, un individu est un tout. Mais là le politique serait dissociable. Il y aurait l'apparence bien lisse qui peut cacher un tempérament disgrâcieux. Il y aurait même la fiction d'un esprit qui pourrait ignorer ce que font les mains. Toutes ces fictions prennent fin. C'est la fin d'un infantilisme où des complices déterminaient ce qui pouvait être connu et ce qui devait être ignoré. Cette frontière n'est pas digne d'une démocratie. Les réseaux sociaux ont fait sauter les frontières et ce n'est qu'un début. La caste médiatico-politique crie selon des refrains anciens" au secours la morale arrive" tandis que les citoyens, avec raison, ajoutent : " enfin et pour tous". Car il faut bien surveiller qu'une fois de plus, la logique du bouc-émissaire ne soit pas l'ultime digue : faire deux ou trois exemples et ignorer le reste. La morale privée doit compter. Les mensonges sont les pires poisons de toute démocratie. Et dissimuler ou travestir une réalité, c'est bien un mensonge.

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