Magazine Culture

Par une nuit nouvelle, On ne peut me connaître, Paul Eluard

Publié le 05 juin 2011 par Mango
Par une nuit nouvelle, On ne peut me connaître, Paul EluardPar une nuit nouvelle

Femme avec laquelle j'ai vécu
Femme avec laquelle je vis
Femme avec laquelle je vivrai
Toujours la même
Il te faut un manteau rouge
Des gants rouges un masque rouge
Et des bas noirs
Des raisons des preuves
De te voir toute nue
Nudité pure ô parure parée

Seins ô mon cœur

La Vie immédiate, 1932

On ne peut me connaître
Mieux que tu me connais
Par une nuit nouvelle, On ne peut me connaître, Paul Eluard
Tes yeux dans lesquels nous dormons
Tous les deux
Ont fait à mes lumières d'homme
Un sort meilleur qu'aux nuits du monde

Tes yeux dans lesquels je voyage
Ont donné aux gestes des routes
Un sens détaché de la terre

Dans tes yeux ceux qui nous révèlent
Notre solitude infinie
Ne sont plus ce qu' ils croyaient être

On ne peut te connaître
Mieux que je te connais.

Paul Eluard ( 1895-1952)
Les yeux fertiles (1936)
Portraits de  Gala et de Paul Eluard par Salvador Dali, (1929)
Ajouter un commentaire Signaler un abus Imprimer cet article Partager sur Facebook Voir l'article original
Retour à La Une de

Ces articles peuvent vous intéresser :

Ajouter un commentaire

A propos de l’auteur

Mango 28 votes

Dossier Paperblog

Magazines