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Epidemic

Publié le 17 juin 2011 par Olivier Walmacq

Epidemic

genre: mon bon monsieur... un pur OFNI inclassable !

année: 1987

durée: 1h42

La critique de Koamae:

Pfiou... Je ne sais pas quoi écrire, là...

Bon, commençons par la petite présentation traditionnelle. Voici venu le temps de parler de Epidemic. Ouch. La chose en question, sortie en 1987, est le second film de Lars Von Trier, réalisateur danois assez timbré dans ses ambitions artistiques, mais néanmoins salué par la critique à chaque fois (deux Palmes d'Or, tout de même).
Epidemic est également le deuxième volet de la trilogie en E du réalisateur, comprenant trois films commençant par la lettre E (non, je ne viens pas de prendre les lecteurs pour des cons, pas du tout). Cette fois, Von Trier se met lui-même en scène, ainsi que son scénariste, Niels Vorsel. Ces deux hommes se voient donc interpréter leurs propres rôles dans le film, et Von Trier interprète même un second personnage, fictif cette fois.
Le film est décomposé en 5 actes, signifiant chacun une journée. Et pendant 1h42 exactement, on navigue dans un univers totalement... space, décalé.
Pour tout vous dire, le titre du film est écrit en gros caractères rouges, en haut à gauche de l'écran. Et ce durant tout le film. De plus, cet OCNI (Objet Cinématographique Non Identifié) est tourné dans un noir et blanc oppressant et toalement crade. Ambiance.

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Il va être difficile de résumer ce film, mais autant essayer. En fait, deux scénaristes (donc, Lars Von Trier et Niels Vorsel) perdent leur scénario, Le Commissaire Et La Putain, à cinq jours de le distribuer au producteur. Ils se mettent donc en quête d'un nouveau projet: un film ayant pour nom Epidemic. On suit leur avancée dans la conception du projet.
Parallèlement, on voit l'histoire d'un certain docteur Mesmer, qui pourrait très bien être le héros du projet de Lars et Niels. Celui-ci est dans une ville rongée par une épidémie, et qui a de ce fait été fortifiée, etc... Personne ne doit sortir de sa maison tellement la maladie se chope facilement, et est incurable. Mais Mesmer souhaite partir hors du territoire, histoire de continuer à exercer son métier. Il survole donc la ville à l'aide d'un hélicoptère, et part auprès des gens de l'extèrieur... qui se font peu à peu contaminer par la sale maladie, que Mesmer porte sans s'en apercevoir sur lui.
Ces deux histoires se suivent donc, en un parallèle total. De l'autre côté, on suit les dialogues interminables de Lars et Niels, qui partent en Allemagne, qui font des expériences (le massacre du tube de dentifrice !) pour que leur scénario soit au plus proche de la réalité, le tout avec un humour souvent assez space... Le jour où ils présentent la chose à leur producteur, celui-ci fait intervenir une femme. Ainsi commence une séance de spiritisme dans laquelle la femme se laisse rentrer dans le film Epidemic. Elle devient complètement possédée par la chose, poussant des cris horribles: elle a été contaminée, et contamine maintenant les gens présents dans la salle avec elle, au cours d'une scène finale extrêmement dure.

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Joyeux, n'est-ce pas ? Bon, tout ça pour dire que Epidemic est une totale perle, un chef d'oeuvre véritable de Von Trier. Un cinéaste qui a fait de la merde (Dancer In The Dark...) mais pas que, loin de là. Ce film le prouve directement.
A travers son propre rôle, il dégage encore une fois une impression de mec totalement sympathique, agréable, même si pour faire des films comme ça, il faut être sacrément barge.
Comme le scénariste, Niels Vorsel, qui doit également avoir son petit vélo dans la tête. Alors, film expérimental et foutrement inclssable, souvent malsain, dérangeant, qui perturbe pas mal le spectateur (la fin, terrible), mais également un monument absolu du genre.
A voir, c'est tout le mal que je vous souhaite !

Note: 20/20


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