Vous l'aviez sans doute déjà compris, ou alors ce post vous en aura tout à fait convaincu : j'aime me faire du mal !
Devant un étalage très fourni de nouveautés en littérature jeunesse, je choisissais en toute innocence mes prochaines lectures lorsque je suis tombée sur ce... hum, comment dire?... enfin, sur "ça". Naive, je me suis dit "Ah une parodie de livre de vampire?"... et j'ai même ajouté en mon for intérieur "Peut-être que ce sera drôle?"... Autant vous dire que je me suis allègrement fourré le doigt dans l'oeil...
J'ai embrassé un zombie (et j'ai adoré), commis par un certain Adam Selzer, nous décrit un monde dans lequel les créatures de la nuit, notamment vampires et autres zombies, ont fait leur "coming out" du cercueil pour vivre en bonne intelligence avec les humains, simples mortels. Rien qui ne fasse peur ici, aucune raison d'être inquiet ou de redouter les vampires, leur seul super pouvoir dans ce livre étant la faculté de se la péter grave et la volonté de rouler des galoches à toutes les adolescentes qui les trouvent "super cools". Alley (la narratrice), évidemment, n'est pas comme les autres adolescentes. Elle ne trouve aucun intérêt aux vampires et se moque ouvertement de celles qui ne cherchent qu'à attirer leur attention et à se faire "vampiriser" (transformer). Mais sa vision radicale des choses est remise en cause lorsqu'elle rencontre le mystérieux Doug...
Point de suspense dans cet ouvrage, puisqu'on sait dès le titre qu'Alley a rencontré un zombie (mais elle ne le sait pas, oulàlà, ça promet des malentendus de fou...), qu'elle va finir par l'embrasser et donc adorer ça... A ce niveau là, la question qui se pose est : quel autre intérêt peut-on trouver dans ce livre?... Je cherche encore...
Même si l'écriture n'est pas mauvaise (merci à la traductrice), je me suis ennuyée ferme et j'ai trouvé l'histoire plutôt indigente. Certains passages sont même assez écoeurants (mais je suis une petite nature), puisqu'Alley se complet à embrasser un type qui boit du liquide d'embaumement (beurk) et qu'elle finit par aimer cette odeur de formol (double beurk)... un mec tout rigide qui menace de tomber en morceau à chaque minute (autant dire tout de suite qu'il ne peut pas avoir de rapports sexuels... une autre façon de prôner l'abstinence éternelle?) et qui se paie un teint tout vert... bref un type pas bien frais, qui pour ma part, ne m'a pas donner envie de m'attendrir mais plutôt de .... (autre verbe qui finit par "mir")
On aurait pu accorder à l'auteur une volonté plutôt positive d'affirmer le droit à la différence... car même les zombies, malgré leur statut marginal, ont le droit de vivre... euh, de ne pas mourir... mais c'est dommage que cette idée (volontaire?) soit noyée dans une histoire plutôt morne.
Pour ma part, un livre que je n'ai donc pas aimé et que j'espère oublier...
Magazine Culture
J'ai embrassé un zombie (et j'ai adoré)
Publié le 19 juin 2011 par HeloizeCes articles peuvent vous intéresser :
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