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Le cauchemar des malades du sida

Publié le 22 juin 2011 par Amroune Layachi
Selon le professeur Abdennour, chef du service infectieux au Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Constantine, rencontré hier mardi, «18 malades du sida sont actuellement sous traitement à l'hôpital et dont la prise en charge s'élève à 172 millions de centimes par an et par personne et ce, juste en ce qui concerne les médicaments antiviraux».
50 autres personnes séropositives asympthomatiques, c'est-à-dire n'ayant pas encore développé la maladie, sont régulièrement suivies par son service.
Le professeur indique qu'en moyenne deux à trois malades du sida sont alités au niveau du service infectieux, parce qu'au début du traitement et qu'une surveillance régulière est nécessaire à ce moment-là. Et de poursuivre : «Ensuite, le malade est sous traitement mais vaque normalement à ses occupations, mais toutefois avec des précautions et des contrôles à effectuer tous les deux mois ». Beaucoup parmi les malades sous traitement ainsi que parmi les personnes séropositives soumises au suivi viennent des autres wilayas de l'Est et du Sud-est du pays et ce, en raison du fait que le CHU de Constantine, en tant qu'un des huit centres de référence dans le pays, assure la couverture de plusieurs wilayas. Concernant la disponibilité des médicaments, notre interlocuteur fera savoir que ceux-ci sont suffisants et que l'arsenal thérapeutique, panoplie de drogues permettant le traitement du virus, vient d'être enrichi à l'occasion de la révision du schéma national défini en la matière au début de la prise en charge des malades du sida dans le pays. Les frais et dépenses de celle-ci sont assumés exclusivement par l'Etat, aussi bien pour ce qui est des antiviraux que de l'hospitalisation ou encore des maladies dites opportunistes liées à l'état de séropositivité de la personne, dira le professeur. Ce dernier soulève cependant le fait que les malades sont confrontés à une discrimination et stigmatisation dans leur entourage et au sein de la société en général. En effet, les réactions de rejet que rencontre le malade sont nombreuses et les gens, par ignorance plus que par autre chose, affichent une hostilité injustifiée et injuste à l'égard des personnes séropositives. Plus grave encore, dira-t-il, lorsque les enfants malades du sida sont montrés du doigt et mis en quarantaine, parce que fils et filles de personnes porteuses du virus. Ce qui est désolant, c'est que certains professionnels de la santé n'en sont pas exempts, déplore-t-il, à l'instar de certains dentistes qui, en apprenant que le client est malade du sida, ne le reçoivent pas dans leurs cabinets. Le problème, souligne notre vis-à-vis, c'est que la personne se voyant rejetée finit par développer une stratégie de «revanche» contre la société en dissimulant son état de séropositivité aux voisins et autres. Et là, le danger de propagation du virus est plus grand et plus particulièrement s'il s'agit d'un virus mutant et dit résistant.

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