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All you had to do was follow the damn train, Rachel - partie ?? sur ?? par Axel C.

Par Fric Frac Club
[nota prélime : Rachel Jacuzzi, futurement Jacuzzi-Tildebangue, née Jacuzzi autour de 1971, espionne, est, en ce moment, plutôt chagrinée. Capable de se soustraire à la visibilité (plutôt, en cette période de sa vie, capable d'y revenir en se concentrant un peu—l'exemple presque adéquat de qui a peur de s'évaporer), Rachel est devenue espionne. Ayant rencontré il y a peu un des seuls hommes capables de la voir pour ce qu'elle est, elle s'est épris de lui environ au même moment que lui d'elle. Malheureusement ce jeune homme, bouton d'amour et tout et tout, est en ce moment absent, peut-être pour trop longtemps. Rachel, avec moins d'amies que les Spice Girl et un mal-être adolescent, trop banal pour être charmant, vacille autour de travers paranoïdes et prétentieux, et se retourne où elle peut, dans le peu qu'elle sait faire.] All you had to do was follow the damn train, Rachel - partie ?? sur ?? par Axel C. [fig. 1a : possibilités miroir/télévisuelles du visage de Rachel, millésime 2010, exemples. 1, version autiste : Ruth Wilson as Alice Morgan, Luther ; 2, version 40+ ans : Julianna Margulies as Alicia Florrick, the good wife ; 3, version évoluante : Emilia Clarke as Daenerys Targaryen, game of thrones ; 4, version you don't know me : Gillian Jacobs as Britta Perry, community] →Et donc, en cet instant, 199X environ, autour du matin tendant vers l'heure de l'apéro, Rachel, Jacuzzi-Tildebangue, née Jacuzzi, alias Jazz R., Ra-Ra, Bengale, 88Amon, RaJah, L'Chaim w/ bulles, J'accuseAll you had to do was follow the damn train, Rachel - partie ?? sur ?? par Axel C. !, Chelle, statique, les jambes en branle, muscles fins fixés, vissée sur sa cible, s'emploie à écouter, enregistrer l'informatif et décider du moment adéquat (des déclencheurs ont été estimés, leur suivi réévalué à chaque instant non-empli par l'ennui) pour l'épisode suivant.
Il s'agit d'espionner à l'habituelle, affronter astucieuse le néant pour une récompense molle, oublier que le stimulant peut s'incarner autre part, prendre des notes. En bas un petit parterre de couillons investisseurs estiment que le prof. Oligarq, pendant-gardiste de la génétique, hybrideur de kimeras et chantre balafré du post-humain, figuratif imposteur, obscène profiteur ou colon incompris (la validité de ses travaux reste douteuse, c'est pour ça qu'ils sont là), épand ses secrets conceptuels.
PrOli, en réalité, à la cicéronne disons, blatère des sans-importances présentatives dardées de sous-entendus égotistes. Rachel suit de très loin. Une fois le discours achevé un pâmement et queq'orifices séduits couvrent le soupir dépréciatif—celui de qui ayant des connaissances trop ordonnées pour avaler tout ça. Le prof. invite les autres à le suivre dans des locaux où la science ( !) est un peu plus que narration.
Une fois les mécènes et philistins perdus dans le labyrinthe, elle n'a plus qu'à se faufiler à son but, après l'inattendu croisement du troupeau et les yeux à l'affût pour n'ajouter personne à sa base de données des suiveurs, reprendre la direction d'un labo : dos au mur et ventre rentré (ça ne sert à rien, son 90B dépasse) pour inviter les pulsions de soi-disant risques en croisant l'un ou l'autre gros sac, au pire vomir quelques mots pour inquiéter un superstitieux. Un sourire mi-niais mi-triste pour se remémorer les plans, puis serpente avec finesse de porte en porte, à hocher la tête derrière les caméras, elle n'a jamais vraiment si son absence du champ visible se transmet à la vidéo ou si l'enregistrement accepte son empreinte, elle n'a jamais été prise, il lui suffit de trouver une trajectoire où elle [1] se sent bien.
Bocaux glauques en prévision. Elle est parfois bloquée il y a quelques décennies, dans son monde. Seuls effraient la propreté chimique et les créatures derrière les barreaux, manifestement échecs, parfois littéralement fondants et sans chocolat, qu'on n'a pas eu l'envie ou l'idée de poisonner, trop affamés pour être logique mais bizarrement vivants après des années de privations. Arrivée à la cible, les regards de PrOli et des Drs Cadenze, Acula, Brrrrm & Chocapic coincés sur leurs écrans et l'air aussi malaimable qu'un symbole, ceux du public perdus dans le nouveau, l'emprunt et la copie de confidentiels documents s'en marche met : l'appareillage électronique est trop discret pour songer la trahir. Quelque curiosité situation-nelle, à leurs nez et barbes (qu'ils ont fort peu régulières) de sa part ; déviation du boulot pour son appréciation variable du sujet. Rachel, qui un jour m'égara dans les faubourgs de Carthage, alias Alias, Rachicachicachic, Ra Ra Ra-a-aa, 12% bf, bikini émeraude sous sa combi grisâtre, résiste à l'envie de subtiliser le plume très dispendieux d'un écrivant dont le menton déborde du col roulé, s'en va avec un coucou silencieux, trouve la direction de la cambuse (chope un shot de tequila les mains gantées et vole le verre pour sa collection) puis d'un rebord.
Toute zippée derrière son néoprène ou peu importe elle saute dans l'eau bleu TARDIS, apne tant que logique se peut puis se dioxygène, filant vers son bateau de location, moteur attendant d'être pistonné, tout droit sur les semis de vent.
Le plongeon ayant été très mol, Rachel se voit vite frappée d'esprit de toboggan aquatique

[l'esprit de tobogganAll you had to do was follow the damn train, Rachel - partie ?? sur ?? par Axel C. ! [aquatique], variante pleine de débris de –l'escalier, que le monde entier envie à la francophonie, variante a priori (double italique) masculine, est, en gros : les idées de répliques BADASSE ricochant dans les néanteries de chacun (voir la modestie sabotant toute velléité de verve impie), coincées ou inexistantes au moment de se lancer dans l'aquatique Gigante Naranja, quand la fourchette de temps imparti touche à sa fin, glisser peu fier si bien engagé, les suivants dans la file partagés entre la facilité de faire mieux et celle de faire de même, prodiges du coin-coin perclus par leurs recherches et leurs oublis, déçus ou impressionnés par les autres, les femmes supposément balancent des rictus supérieurs devant le puéril testotéroné, les je comprends rassurants des collègues temporaire et les pieds tremblants quand enfin ils sont mis dans le début de courant, et… rien, cordes vocales enrayées en prenant son élan… l'esprit de tobogganAll you had to do was follow the damn train, Rachel - partie ?? sur ?? par Axel C. !, l'idée venant au centre du dévers ou après le plouf, peut-être jamais ; et donc ici, the jerk store called [2] version aquatique, a.k.a. GERONIMOOOOAll you had to do was follow the damn train, Rachel - partie ?? sur ?? par Axel C. !, n'arrivant qu'une fois la surface percée, sous quelque principe menteur].

Sirène de juke-box, Rachel fait coucou aux fantômes de poissons qu'elle croise, en cliques en bancs putrides, avec un sourire triste qui ne sait plus sur quoi il s'applique ; partage les eaux, papillone cœur à l'arrière, température capricieuse, fluide crache dans sa bouteille, masque bué, le fu. A la remontée à l'abordage, saute sur le pont, africadabra, élégante vivace elle s'épluche la combine trop serrée, trop collante surtout, lianes capillaires tapotant riminirigolardes, les cheveux gouttent, ses iris décloisonnent, dépressurisent, nique l'azote, voile salé en second couteau sur le corps, elle aurait bien kiffé avoir un bronzage plus cool, des textures plus esthétiquement viables, un amour hypno mangue, go go gadgeto classe, née avec les bonnes cartes mais incapable de comprendre comment jouer au-delà de son apprentissage, sortir de la flotte en se secouant les hanches les pointes comme une james bond gal, se définir face à l'albioniste en moins ; presque logiquement s'engage un pugilat prévisionnel contre les reluqueurs lourdingues (l'isolation aide à fond, il faut pour autant être visible face à l'éventuel inquiété du vaisseau fantôme), les cheveux trempés coincés n'impriment rien sur le maillot remis, lambdakini, intégral par quoi pou, imperméabilisé par le sac sous la poche d'air en dos dchameau, place son trajet sous l'égide de ses yeux le rivage en biais, s'engage sur l'aller à l'envers, et si cette idée de ne jamais pouvoir revenir au même endroit, Carpentier baroque en poche entre autres, n'était qu'une surpiqûre hyperlisible de l'univocité de la direction, de la façon dont tout se meut, ne peut que suivre, du sens jamais ubique face auquel personne n'a encore compris comment se battre. Il fait bon. All you had to do was follow the damn train, Rachel - partie ?? sur ?? par Axel C.
[fig. 2 : possibilité de rencontre sous-marine et/ou de tatouage pelvien de Rachel—par Victor Hugo, rien de moins] Reprendre le volant, la barre, ça ressemble quand même bougrement à un volant, slalom entre les MONSTREUHS de l'océan aveugle jusqu'à la plage, nombril à l'air, corps en soufflerie impromptue, ses proportions sport auto, ingénieur géniteur caché dans des souvenirs, le moteur frrbrblbrlbbble sur la flotte direction là-bas, ambient pourri dans les enceintes, envahi par l'ambiant, terre droit devant !
Capitainesse de son protectorat mouvant elle remue des orteils les notules chopées qu'elle remettra d'ici peu, essaim d'abréviations à réélucider. Croise un connard sur un voilier, dit bonjour. Enfile un jean usé recousu au cul sans savoir coudre, usé là où les jeans s'usent.
Frappe la plage de toute ta poupe, gamine. Le bateau a été loué sous un faux nom. A partir de là… A sa gauche, entre l'avancée des vagues et le vendeur de bananes, la silhouette d'un gosse construit des rêves passéistes—il lui balance un coucou de sa petite main, indécis.
Rachel reprend son rythme confit, un peu gosse (de l'extérieur tout ressemble à des caprices nattés, épicés, élevés en démarche), gantée, et fonce (il fait beau) doucement sur sa caisse, garée froide au bord des pévés des pigeons et des prospectus anti-habituel [3], craque le sable sèche ses pieds chausse ses santiags, tenue sponsorisée par Condé Nast, et conduit comme un tigre sa verte '91, horloge en PM et sans plomb, probablement (bientôt vide en tout cas, faudra s'arrêter avant la fin du trajet), pas assez conne pour quémander aux chefs une décapotable. Les clés dans la serrure, documentation remisée sur le siège du mort, yeux alertes aux alentours, un mec passe, musique du futur (le morceau détermine supposément l'année, rien de moins), ronron de l'impulsion, yep, dix-huit changements de vitesse avant de rencontrer quelqu'un sur une route—vers le centre elle avide avance vers qui remettre les dossiers, plus rapide (ou digne de confiance) que la technologie et les médiateurs.
Privilèges discrets de l'espionne souple et infravisible à l'envi,
  • savoir ce qui fait frémir le quidam
  • écouter de la musique du futur
  • grand écart
  • manger le premier étage des boîtes de chocolat sans que personne ne comprenne
  • se désintégrer quand l'un des probables seuls à pouvoir coincer son image est séparé
  • périscope taillant le sol
  • C'est vrai ça, où est Gabriel ?
Et des fois elle aimerait avoir assez de pouvoir pour envoyer se faire couper la tête aux problèmes qui lui pèsent, rendre le monde un peu moins nuancé, diamants au cou, contrôler le reste pour obtenir un peu sur soi, âme affamée, en attendant Gabriel s'est fait capturer par le néant et devrait pouvoir être délivrable d'ici à ce que sa volonté se sorte les doigts du cul (i.e. hospitalisé, comme comateux ; le plus important en ce qui concerne le tous les jours de Rachel est ce retour à un état désormais misérable, où la pseudo-solitude et son sens des valeurs la persuadent que la plupart des hommes et à peine sous la moyenne des femmes la fixent avec une appétence sexuelle plus baveuse que mignonne).
Regard piqué dans le rétro, kryptonite, confiance tendance à s'effriter sans mayo quand le miroir est engagé dans le réel, l'impression d'être un vampire furtif, devoir se con-centrer pour se rendre compte qu'elle existe, saloperie, miettes humbles, n+1. Elle finit par s'apercevoir que les autres voitures sont occupées. Aux feux ses habitudes oppressées reviennent, quelques lancers d'yeux et les concomitants à gueule de Gargamel, attirés par le hasard ou le charisme décharné, l'observent un peu sourire inversé. Elle papillonne des paupières comme une enfant en barrage d'émotions, combien de ses rêves antiques écrasés en échange de ceux focaux en phase d'avoir un semblant ? La boîte à gants sent le cassis et les nuages. Un deux carrés cacao de 92% et tout va bien. N'a plus qu'à choper une étoile de shérif et exiger des réponses de son corps, λcytes et leur entourage mal hydraté ; feu vert→gommes grainées.
En arrivant sur les soudures commerciales de la périphérie Rachel se protège : vulnérable face aux billboards monstrueux stylisés, comme sortis du loch super NES (presque comme sur temps carré—vantant un autre luxe-1 pour malheureux), leur croûte de facéties ou de néant automatisé, après avoir trouvé que le mensonge ou la vision n'étaient même pas nécessaire, s'étale autour des limites, supprime l'ennui bétonné sur lequel elle court en le replaçant par une variante aux motifs saoûls ; elle sait placer des putschs fatigués contre ses bâtonnets et les icones, coups d'état en pyjama, bloquant les suspicions insolentes avec empire et contre l-apostrophe. Coincer tout ça dans un état de sous-percept est supposément plus facile quand l'ensemble est plus annuaire local qu'essai d'inventivité. Plus jeune elle était plus directe, en-levait les faces ou les détours les plus évidents, directement, au feutre à la peinture, au couteau, il ne lui reste plus que l'indifférence.
Et toujours se concentrer pour que les adjacents moins rapides observent une conductrice. Se concentrer avec ce que ça implique : ils la voient, ils la voient avec autant de malice que le néant, la lippe haussée et les narines à l'affut comme si son entrecuisse sentait leur Häagen-Dasz préférée, prêts à la conquête. Passer pour normale et suspecter n'importe quelle tonsure laquée dans sa berline franchouillarde sur la file d'à côté en train de se papiller les gonades. Que cette confiance sale en son attrait chez les autres soit source ou résultat du reste n'a pas tant d'importance que ça.
Les pots d'échappement en rythme sous-tenant, pompe pompe ! En influxant les litres dans le réservoir elle évite deux-trois wannabe kaizokus de la séduction, aussi efficaces qu'effarouchés après deux-trois cocktails au sucre, et chipote à emplir le temps. Après tout qu'y a-t-il d'autre à faire que prendre le trivial, le réel, en jujigatame et attendre qu'il abandonne, que ses enfants indéterminés sèchent et fanent, l'emplir de nuances mortes et de rêves cotillonés où le monde est une ville en bord de plage et les gens plongent depuis leurs fenêtres.
Et c'est la pluie, la pluie, là où les larmes viennent frauder, qui s'invite. Les tonsures laquées s'em pressent d'aller sous le préau (peut-être sont-ils de sucre faits, ou leurs chaussures non-adéquatement traitées, voire hostiles à l'humide, ou simplement pas très étanches).
Une fois goinfrée de ses propres essais de pertinence Rachel (alias eh ! Crucial Jazz) s'humidifie les avant-bras sur la distance, va s'acheter une boisson aux fruits qui sentent bon (recette sorcières(c), gaffe gaffe cette merde est puissante), un truc à grignoter, ajuste ses bretelles décoratives [4] et reprend la route, aussi confiante qu'une meuf dans un bar gay ou qu'un chat, dans un bar gay aussi, pour-quoi pas. A son passage quelques gamins joueurs aquatiques sont éclaboussés. Maillot toujours piqué de gouttes écrabouillées un dispositif de rien du tout se met en place.
Sur l'arrivée elle ARRETE DE STAGNER, écoute la radio et freine à main en bas de l'immeuble. Entrée secrète, c'est évident. Même pas au milieu des poubelles. Pourtant tout est rigide. Go.
Acérée comme du cumin elle lance les banderilles les bayonettes à l'endroit prédéfini, ouvre une citadelle de mensongeries et puis hop. Quelques cheminements entre murs sobres, en sautillant pour chasser le néant. Il n'y a qu'à suivre certaines leçons et vérités, comme l'expansion de l'univers ou ne pas couper ses spaghettis. A SOUIVLE All you had to do was follow the damn train, Rachel - partie ?? sur ?? par Axel C. [fig. 1b : possibilités miroir/télévisuelles du visage de Rachel, millésime 2010, exemple. 5, version dé-sombre : Aubrey Plaza as April Ludgate as Janet Snakehole, Parks & Rec ; 6, version too jewy : Lizzy Caplan as Casey Klein, Party Down ; 7, version double : Anna Torv as Olivia Dunham, Fringe ; 8, version gueule de bois : Larry David as Larry David, Curb your enthusiasm]

[1] WELL IT'S THE BIG SHOW

[2] All you had to do was follow the damn train, Rachel - partie ?? sur ?? par Axel C.

[3] in god we thrust et buffet de promesses biaisées à peu près comiques

[4] elle porte des bretelles maintenant. Les bretelles c'est cool


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