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[Chronique] « The Light Of The Sun » – Jill Scott

Publié le 28 juin 2011 par Nowplaying

The Light Of The Sun cover

Jill Scott a su faire monter la pression avant l’arrivée de son quatrième album The Light Of The Sun, en vente aujourd’hui. D’abord en dévoilant le premier extrait, « Shame », un egrotrip hip hop soul pêchu avec sa consœur de Philadelphie Eve, puis avec « So In Love », une ode à l’amour  avec Anthony Hamilton, où le « couple » apparaît comme une évidence sur cette petite bombe nu-soul. Puis sont dévoilés les clips et la pochette : 20 kilogs en moins, Jill Scott est superbe et plus femme que jamais.

Et puis enfin, l’album en streaming… Je l’ai tellement attendu qu’il m’a fallu laisser passer quelques écoutes avant de pouvoir affirmer ma sentence.

On retrouve dès le départ la griffe hip hop de miss Scott avec « Blessed » ou encore sur « Some Other Time », l’une des rares interludes joyeuses de l’album. En effet marquées par de lourdes déceptions sentimentales, la thématique revient souvent et Jill nous touche sur des morceaux comme «  Hear My Call », où sa voix empreinte d’émotion supplie Dieu d’entendre son appel sur fond de violons… et sur « Missing You » où la douleur du manque est palpable dans la gravité de son chant et les vibes habitées qui répondent en chœurs. Mais Jill Scott est une femme forte et nous le rappelle dans  « Womanifesto » avec un spoken word clamé avec verve et dans le bluezzy-soul « Rolling Hills » qui suit. Le reste de l’album est essentiellement composé de ballades nu-soul, mes préférées étant « Making you Wait » très bien produit et « So Gone », avec une prod laid-back et un refrain aérien pour un ensemble très sensuel… mais qui n’est pas sans me rappeler « Crown Royal » de son précédent album.

Et c’est là qu’intervient mon bémol. Oui cet album est très bien produit, oui on y retrouve Jill Scott fidèle à son univers mais peut-être un peu trop. Mises à part les quelques fraîcheurs que sont « All Cried Out Redux », une alliance énergique du human beatbox de Doug E. Fresh, de piano jazzy et de scat, « Quick » et ses tambours africains ou « Until Then (I imagine) » dont le piano mutin se rapproche plus du R&b, l’ensemble me laisse un peu sur ma faim, avec un goût de non abouti et de déjà entendu : The Light Of The Sun offre de la vraie musique mais les mélodies ne marquent pas et l’ensemble manque de prise de risque comme ça avait pu être le cas avec « Real Thing » où le rock venait se mêler à sa soul. La voix de Jill est toujours belle et douce mais elle n’en joue plus comme au temps de « A Long Walk » où l’on pouvait vraiment saisir l’étendue vocale de la dame.

Bilan : Un album qu’il est quand même bon d’écouter, comme une pause qui nous ramène à l’essentiel en ces temps de saturation d’autotune et de boom boom eurodance… mais sans attente trop ambitieuse.


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