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GOOGLE: La mémoire au bout des doigts plutôt que dans la tête? – Science Express

Publié le 17 juillet 2011 par Santelog

L'Internet, avec ses moteurs de recherche nous permet d'accéder à l'information d'un simple clic. Alors, inutile de mémoriser, tout est à portée de doigts. Les résultats de 4 tests suggèrent dans cette étude publiée dans l'édition en ligne du 14 juillet de la revue Science, que désormais, notre mémoire est plus transactive, que “stockée” dans notre cerveau.


GOOGLE: La mémoire au bout des doigts plutôt que dans la tête? – Science ExpressC'est vrai, pourquoi ferions-nous l'effort de mémoriser quand un volume illimité d'informations est accessible sur le net alors que notre capacité de mémorisation est limitée. Les mobiles type Ipad ou smartphone nous ouvrent un accès 24 H sur 24 à ces informations, sans effort et en temps réel. Cette opportunité d'accès à l'information a-t-elle un impact négatif sur une mémoire qui “travaille” moins?


 

Les auteurs du Department of Psychology de la Columbia University (New York) du département de psychologie de l'Université de Wisconsin–Madison et d'Harvard décrivent quatre tests réalisés et suggèrent que nous mémorisons moins l'information elle-même et plus les liens nous permettant de la retrouver.

La mémoire transactive: Il s'agit en fait d'un concept bien établi déjà, présenté dès 1985, donc bien avant l'ère de l'Internet, par l'un même des auteurs de cet article, Daniel Wegner, psychologue à Harvard. Son principe, celui d'une mémoire qui s'appuie sur des sources externes d'information. Dans un groupe, la mémoire transactive, sera la somme des informations détenues par le groupe à laquelle pourra faire appel un membre de ce groupe. Un principe bien utilisé en médecine, lorsqu'on fait appel aux connaissances d'un groupe d'experts par exemple.La recherche d'informations sur Internet serait une nouvelle forme de mémoire trasactive mais qui pourrait nuire à notre mémoire dans la mesure où elle n'est pas sollicitée seulement dans des cas spécifiques de recherche d'informations mais de manière systématique et quotidienne.


 


4 tests, vers une mémorisation, seulement si besoin:


Dans le premier test, les auteurs ont posé aux participants un mélange de questions faciles et difficiles, puis testé leur temps de réponse, avec et sans ordinateur. Plus la question est difficile, plus les gens passent de temps sur l'ordinateur, marquant ainsi leur besoin de recherche d'information.


Le second test consistait à effacer des informations alors que les participants s'attendaient à y avoir un accès facile plus tard. Si on leur demande de se souvenir de ces informations, les participants s'en souviennent moins s'ils pensent qu'ils n'auront pas besoin de s'en souvenir.


Le 3ème test consistait à vérifier comment les participants se souviennent de l'endroit où l'information peut être retrouvée. Ils s'en souviennent mieux si les données n'ont pas été sauvegardées.


Enfin, le 4è test a pu démontrer que les gens se rappellent mieux des endroits où l'information a été savegardée que de l'information elle-même.


En bref, nous mémorisons moins quand nous savons que les informations sont disponibles et que nous savons que nous y aurons accès plus tard. Notre mémoire s'adapte donc à la technologie, pour le meilleur ou pour le pire. C'est aussi avec l'Internet, un développement de notre mémoire “transactive” donc ce n'est pas forcément négatif pour notre cerveau!


So, just "Google it”.Source:Science DOI: 10.1126/science.1207745 “Google Effects on Memory: Cognitive Consequences of Having Information at Our Fingertips


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