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La reprise au Royaume-Uni est menacée par le manque d’investissements

Publié le 27 juillet 2011 par Ebustreau

La reprise au Royaume-Uni est menacée par le manque d’investissementsL’économie britannique, qui peine toujours à décoller, est menacée d’un gel d’investissements ; un gel du essentiellement à l’absence de la volonté d’investir de la part des entrepreneurs. C’est ce qui ressort d’un rapport semestriel réalisé par Lloyds TSB Commercial et intitulé « Business in Britain ».

En effet, le sentiment relativement optimiste qui a régné tout au long de l’année 2010 dans le monde des affaires a fini par se dégrader suite à la stagnation qui a touché presque tous les secteurs de l’économie.

Selon ce rapport, un peu moins de 20 % des entreprises prévoient d’augmenter leurs investissements dans les six mois à venir. La faible demande intérieure associée à la hausse des coûts a mis la pression à la fois sur les bénéfices et sur la confiance au sein des 1800 entreprises interrogées.

D’après John Maltby, directeur général de Lloyds TSB Commercial, il est tout à fait compréhensible que les entreprises soient inquiètes pour l’avenir, vu l’état actuel de l’économie (demande intérieure au plus bas, bénéfices en baisse, manque de confiance chez les particuliers et les entrepreneurs, etc.). Maltby déplore toutefois le fait que ce manque de motivation pour l’investissement entraînera inévitablement un ralentissement économique et aggravera une situation qui est déjà fragile.

D’autre part, les chiffres peu encourageants du PIB cette semaine pourraient mettre l’économie dans une situation délicate. De ce fait, l’investissement des entreprises parait comme une nécessité pour sortir du marasme économique actuel.

Les premières estimations de la production du deuxième trimestre « sont susceptibles de rendre l’analyse décevante et inquiétante », selon Howard Archer, économiste chez IHS Global Insight.

Pour Archer, «même si nous estimons que l’économie progresse de seulement 0,1 % chaque trimestre, cette petite performance pourrait se révéler trop optimiste. L’activité économique a manifestement pris un coup dur au mois d’avril suite aux jours supplémentaires de fête accordés pour le mariage du prince William ».

De multiples pressions pèsent sur l’économie, notamment les réductions de dépenses publiques, la forte inflation, la baisse du pouvoir d’achat et la crise du marché immobilier. L’activité a probablement aussi été secouée par la crise de la zone euro.

Par ailleurs, 36 % des entreprises ont augmenté leur prix depuis janvier, alors que 18 % ont fait des réductions. L’écart de 18 % qui en résulte est le plus élevé durant ces trois dernières années. De leur côté, les entreprises justifient ces augmentations par la hausse du coût des matières premières et de l’énergie.

Dans un contexte politique et social en ébullition, l’économie britannique tarde à retrouver la voie salvatrice capable de produire une performance étincelante. Toutefois, certains bons chiffres affichés en ce début de premier semestre seraient probablement un catalyseur pour entrainer un changement dans la bonne direction.



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