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MY LAND, de Nabil Ayouch, au prochain Festival International du Film Francophone de Namur

Par Mickabenda @judaicine

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Outre un formidable directeur d’acteurs, Nabil Ayouch est un réalisateur incontournable. De père marocain musulman et de mère française juive, Nabil Ayouch a grandi à Paris.

Un brassage de cultures qu’il insufflera avec subtilité dans son œuvre.

Dès son premier court métrage Les Pierres bleues du Désert en 1992, il nous révèle les talents de comédien de Jamel Debouzze.

Il dirigera plus tard Saïd Taghmaoui dans le fameux Ali Zaoua, prince de la rue (qui a remporté trois prix au FIFF en 2000, dont un Bayard d’or, avant de battre un nouveau record au box-office marocain et représenter le Maroc aux Oscars).

En 2003, il réalise Une minute de soleil en moins, présenté à Namur et interdit dans son pays pour avoir bousculé les tabous.

Le projet MY LAND a démarré en 2003, et le tournage dans les camps de réfugiés au Liban en 2009.

Documentaire réunissant Gharabli Khadijeh, Abou Hassan Abou Afifi, son nouveau film My land donne la parole à de vieux réfugiés palestiniens qui ont fui en 1948 sans jamais retourner sur leur terre, et qui vivent dans des camps au Liban depuis plus de 60 ans.

Cette parole est entendue par de jeunes israéliens de 20 ans qui construisent leurs pays, se sentent viscéralement attachés à leur terre.

« My Land est une branche d’olivier qui est tendue, pour que verdissent d’autres sentiments qui tendent sinon vers la paix, du moins vers le calme et la sérénité des uns et des autres.

On le voit bien, Nabil penche pour la cohabitation de deux peuples, qui ne peuvent faire autrement.

Ce qui renvoie aussi à sa vie, lui qui a cohabité dans une famille à la fois arabe, musulmane et juive… »

Depuis 1986, le Festival International du Film Francophone de Namur, présidé par Olivier Gourmet, promeut et diffuse des courts métrages et des longs métrages de fiction, d’animation ou documentaires, reflets de la diversité de la Francophonie.

Le FIFF accueille tous les acteurs de la création cinématographique francophone : réalisateurs, producteurs, scénaristes, comédiens, distributeurs, …

Il est réellement un lieu de réflexion et de rendez-vous pour les professionnels, notamment grâce aux rencontres et ateliers organisés tout au long de la semaine.

Le FIFF contribue également à l’éducation des jeunes, en proposant des activités pédagogiques pour les jeunes de 3 à 25 ans. Depuis 1989, les Bayards d’Or récompensent les heureux lauréats des différentes compétitions.

MY LAND, de Nabil Ayouch (Maroc/France)
Festival International du Film Francophone de Namur
Du 30 septembre jusqu’au 7 octobre 2011
www.fiff.be


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