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Shooting Dogs

Publié le 17 novembre 2011 par Olivier Walmacq

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genre: drame
année: 2006
durée: 1h55

l'histoire: Rwanda, le 6 avril 1994. L'assassinat du président Habyarinama marque le début du génocide. Les forces armées de chaque nation en présence reçoivent pour seule mission l'évacuation des ressortissants de leur pays. Un prêtre catholique anglais et un jeune enseignant se retrouvent dans le chaos des premières heures de ce massacre.

La critique d'Alice In Oliver:

Michael Caton-Jones s'attaque à un sujet difficile, puisque Shooting Dogs relate le génocide rwandais. Entre avril et juillet 1994, plus de 800 000 rwandais seront exécutés et massacrés.
Pourtant, un tel sujet reste difficile surtout de la part d'un réalisateur aussi inégal, et capable de signer quelques productions foireuses et alimentaires.
N'oublions pas que Michael Caton-Jones est tout de même coupable d'avoir signé un certain Basic Instinct 2.

Qu'à cela ne tienne, le cinéaste réalise son meilleur film et se base sur des faits réels à travers les yeux de deux européens, un prêtre (John Hurt, habitué aux rôles dramatiques) et un enseignant (Hugh Dancy). Inutile de préciser qu'un tel sujet fait forcément polémique.
En effet, comme je l'ai déjà souligné, 800 000 personnes ont été exécutées. Pour voir un tel massacre, il faut remonter au génocide juif.
Pourtant, le cinéma s'est montré plutôt discret, en dehors d'Hotel Rwanda. Mais peu importe, Michael Caton-Jones tient le pari et signe un superbe drame.
D'ailleurs, par sa mise en scène à la fois sobre et violente (certaines séquences sont vraiment choquantes et insoutenables), Shooting Dogs n'est pas sans rappeler le cinéma et les premiers films de Roland Joffé.
On pense parfois à Mission ou encore à La Déchirure.
Et clairement, Shooting Dogs n'a pas à rougir face à ses deux références du genre. C'est vraiment un très bon film qui dénonce l'impuissance de l'O.N.U., dont la petite armée est condamnée à ne tirer qu'en cas de légitime défense. En résumé, les soldats ne sont pas là pour protéger la population.
Les deux héros feront tout pour alerter l'opinion internationale. En vain. La situation au Rwanda n'intéresse personne et ne provoque qu'une belle indifférence.
Un bien triste constat pour un film essentiel, percutant et dénonciateur. Reste un scénario qui a parfois du mal à maîtriser totalement son sujet, le film étant peu bavard lorsqu'il s'agit d'évoquer le conflit en dehors du camp de prisonniers. Voilà un défaut un peu gênant, mais très bon film nonobstant !

Note: 15/20


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