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Paul au parc

Par Fibula
Paul au parc, Michel Rabagliati, Éditions La Pastèque, 2011

Paul au parc

Image tirée du Journal La Presse, parution du week-end du 5 et 6 novembre


L'arrivée d'un nouveau Paul est toujours un événement, il n'y avait qu'à voir la file d'attente au Salon du livre ces derniers jours au stand des Éditions de la Pastèque pour s'en  convaincre... Particulièrement depuis Paul à Québec, Michel Rabagliati est une vraie star !
Paul au parc
Dans le tout dernier de la série des Paul, l'auteur nous plonge dans le climat politique de 1970 (revendications du FLQ, Crise d'Octobre, etc.) grâce à une reconstitution minutieuse des détails historiques comme il sait si bien le faire. Fin observateur de son époque, chaque petit détail dans les dessins permet de situer plus précisément l'ambiance du moment, que ce soit dans la rue ou à la maison, avec ses parents, sa sœur qui se moque perpétuellement de lui, et surtout cette grand-mère parisienne qui vit dans l'appartement en face, sur le même palier, et qui s'immisce dans l'intimité de la famille, au grand dam de la mère de Paul.
À l'été 1970, l'organisation scoute à laquelle Paul va prendre part deviendra une deuxième cellule familiale d'importance pour lui. Encouragés par les animateurs scouts, qui à l'époque, n'avaient pas l'image dépassée qu'ils peuvent avoir aujourd'hui, ainsi que par la lecture du livre Comment on devient créateur de bande dessinée, de Franquin (créateur de Spirou et de Gaston Lagaffe) et Gillain (Tanguy et Laverdure), Paul développera ses talents artistiques (photo, dessin). Il passera également sa première nuit seul dans la forêt, découvrira la vie en communauté, avec sa sizaine les Bruns, et partagera les valeurs plus ouvertes et libérales de ses animateurs, qui tentent de se détacher des préceptes plus formels de Baden-Powell, fondateur du scoutisme, dans un contexte de modernisation du Québec.Parallèlement au monde scout, Paul découvre aussi l'amour avec Hélène et sort tranquillement de l'enfance, sans grands heurts ni malheurs. Dans cette atmosphère plus légère et anecdotique, la finale plus dramatique arrive de façon inattendue et nous permet de verser cette petite larme qui fait que les Paul sont des incontournables de la BD, capables de nous émouvoir, de nous faire rire, de nous toucher. Michel Rabagliati est un auteur toujours aussi sensible et qui sait traduire par un coup de crayon simple et reconnaissable entre tous toute une gamme d'émotions.
Les Éditions de la Pastèque (au bas de cette page, vous pourrez lire tous les articles consacrés au dernier Paul)L'article du Devoir, par Fabien DegliseL'article de La Presse, par Alexandre Vigneault
[Lætitia Le Clech]

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