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Laurent Sempéré : "Toulouse, un déclic"

Publié le 23 novembre 2011 par Supra

Fort de son succès face à Clermont et de ses deux victoires en Amlin Cup, le Stade Français se déplace à Perpignan avec l'ambition de poursuivre sa belle série. Ancien joueur de l'USAP, Laurent Sempéré est revenu en exclusivité pour stade-francais.com sur le début de saison du club parisien avant d'évoquer le match de vendredi.

Après un début de saison compliqué, le Stade Français semble aller mieux. Comment l'expliquez-vous ?


On n'a pas changé notre jeu, on a gardé un jeu similaire à celui du début de saison, mais à force de pratiquer on commence à trouver nos repères. On maîtrise mieux le système de jeu donc on arrive plus facilement à le mettre en place face à nos adversaires. Il a fallu beaucoup de travail mais ça paye.

Le retour des Mondialistes a-t-il été primordial dans ce renouveau ?


C'est vrai que ce sont des pièces importantes du groupe, mais je pense que c'est le groupe en général qui va mieux. Les internationaux ont profité du bon travail des joueurs qui sont restés au club pendant la Coupe du monde.

Lors de plusieurs rencontres, notamment à l'extérieur, on a parfois eu l'impression que les joueurs baissaient les bras. Qu'en pensez-vous ?


Ce n'est qu'une impression. Dans ce groupe, personne ne baisse les bras et ne part battu d'avance. On a souvent mal entamé nos matches à l'extérieur ce qui nous a obligés à courir après le score et on s'est exposé. On a subi quelques lourdes défaites à l'extérieur qui nous ont marqués mais maintenant on fait attention et on s'en sert pour la suite.

Malgré la défaite (18-15), peut-on dire que le match à Toulouse a été un premier tournant dans la saison du Stade Français ?


Oui, ce match à Toulouse a été un déclic pour le groupe parce qu'on s'est vraiment retrouvé devant et c'est le match où on a eu les meilleures sensations. C'est dommage qu'on ne l'ait pas validé par une victoire. On a ramené le point de bonus défensif, mais je pense qu'au niveau du jeu, du vécu collectif, on a ramené bien plus qu'un point de bonus défensif.

Aujourd'hui, visez-vous toujours les barrages en Top 14 ?


Bien sûr, on a de l'ambition. Le Stade Français est un club qui doit jouer le haut du tableau.

Vendredi, un déplacement périlleux vous attend à Perpignan. Que pensez-vous de cette équipe qui a changé d'entraîneur cette semaine ?


C'est assez hostile d'aller jouer là-bas. Pour nous cela (le changement d'entraîneur, ndlr) ne change pas fondamentalement notre façon d'aborder le match. La pression est dans leur camp. C'est une rencontre qui va compter pour les deux équipes parce que c'est le moment de marquer des points en championnat pour pouvoir viser les premières places.

Un point de bonus défensif vous contenterait-il ?


Entre nous on ne parle pas de bonus défensif ou de victoire, on parle de contenu et d'engagement. Après d'un point de vue comptable, si on fait ce qu'il faut... En tout cas on ne se déplace jamais pour prendre un bonus défensif.

D'un point de vue personnel, comment avez-vous vécu l'intersaison agitée du Stade Français avec l'affaire de la Facem et les craintes de relégation du club ?


C'est une première expérience pour tout le monde, quelque chose qu'on n'avait jamais vécu. Ce n'était pas évident, on a l'habitude d'être concentré sur le sportif, sur des choses qu'on maîtrise. Là on ne maîtrisait rien, on dépendait d'une décision. A l'arrivée elle a été très bonne puisque le club est sauvé. On a retrouvé un président ambitieux, Max Guazzini continue d'assister aux matches et on est très content de ça, c'est important pour nous qu'il reste proche. Il a sans doute fallu digérer tout ça lors des premiers matches de championnat et peut-être qu'inconsciemment ça a pesé sur l'équipe.

Avez-vous, comme d'autres joueurs, envisagé de partir en cas de descente du club en Pro D2 ou en Fédérale 1 ?


Je me suis refusé de penser à ça tant qu'aucune décision définitive n'était tombée. Je suis quelqu'un d'entier, je suis engagé au Stade Français et je ne pense qu'à ce club. Après bien sûr, s'il y avait eu une relégation, j'aurais réfléchi différemment.

Avec l'arrivée d'Aled De Malmanche cet été et le retour de Nouvelle-Zélande de Dimitri Szarzewski, ne craignez-vous pas d'avoir peu de temps de jeu ?


Ce sont des choses qui peuvent arriver. Moi je me prépare pour être performant, pour le moment je le suis. Après c'est à l'entraîneur de prendre des décisions. C'est sûr que la concurrence va être très rude. A chacun de tirer son épingle du jeu, de ne pas lâcher, et on verra à la fin du championnat.


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