Puis, Zemmour parle politique, et 2012. Et là, il pose la question, la vraie question déjà évoquée plusieurs fois ici. Il parle des référendums européens, qui montrent deux fois 20% d'opposants mais répartis à droite et à gauche et qui n'arrivent pas à s'unir, laissant la voie libre aux libéraux de tous poils. Alors il demande à Onfray s'il est prêt à faire perdre Hollande. Il rappelle le "capitaine de pédalo" de Mélenchon (très bon). Onfray louvoie. Zemmour martèle : Marine Le Pen ! Le FN est le problème, puisque c'est lui qui a les électeurs, mais le parti est infréquentable pour les démondialistes de gauche. Pour Zemmour, il faut que ces derniers passent outre et bâtissent ce pont vers les démondialistes de droite. Onfray ondule. Les électeurs du FN ne sont pas du tout des nazis et des fascistes comme le prétend BHL, juste des gens qui souffrent de la mondialisation, et c'est à eux que la gauche doit parler pour les récupérer. Le temps que ça arrive, le pédalo lui-même aura coulé.
Alors Zemmour lance une dernière salve. Mitterrand avait fait alliance avec un parti stalinien pour se faire élire, il ne s'était pas embarrassé de questions morales. Au final, Onfray a admis avoir plus d'affinités politiques avec les "anti-libéraux de droite" qu'avec les "libéraux de gauche". Mais ne fait pas un pas vers les premiers. Même un pédalo suffira donc à nous terrasser. Pourtant, la question n'est pas celle du libéralisme, c'est celle bien comprise de la démocratie, de la souveraineté du peuple. D'une, nous ne sommes pas "anti-", et de deux, l'enjeu est bien plus grand qu'une divergence de politique économique.
Les mots ont un sens. Que Michel Onfray arrête de se définir "anti-libéral", mais "démocrate", et au lieu de rêver à une union de Poutou à Montebourg (impensable et inutile), c'est la porte Etienne Chouard qui s'ouvre... Et là...
Encore un effort !...






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