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279 milliards de dollars - LE PROCÈS - III

Publié le 05 décembre 2011 par Jean-Marie Le Ray
QUESTION PRÉALABLE : MAIS QUE FAIT LA PRESSE ?
Ou est-il normal, après qu'un procès de plus de 1 000 milliards de dollars ait été formellement intenté le 23 novembre dernier contre, notamment, un gouvernement, un ex-chef de gouvernement, un corps d'armée, l'ONU, le secrétaire général de l'ONU, deux ambassadeurs, la fondation du forum économique mondial, etc., PERSONNE N'EN PARLE dans les médias mainstream ?
CHRONOLOGIE INVERSÉE DE l'AFFAIRE
* * *
Suite du précédent billet (où j'explique pourquoi le passage de 134 à 279 milliards $) : maintenant que toute hypothèse de hoax peut être définitivement écartée, que les défendeurs ont été notifiés, nous allons pouvoir rentrer dans les détails, mais avant de commencer à examiner de plus près ce que dit l'acte d'assignation, voyons qui sont, selon moi, les principaux acteurs de cette histoire :
1. La Dragon Family
2. Akihiko Yamaguchi
3. Neil F. Keenan
4. Daniele Dal Bosco et les défendeurs

* * *3. Neil F. Keenan
Le 23 octobre 2011, Neil Keenan m'a contacté via mail, en commençant ainsi son message :
Mr. Le Ray what you have written about the Chiasso case and bonds is almost entirely correct but it needs some tightening up before complete. You see I am filing in Manhattan a huge action against many for stealing notes similar and we know they are real seeing we have tied the gold into the Green Hilton Agreement (Kennedy Bonds) and much more...
(c'est moi qui graisse...)
Jusque là, j'avais dû lire son nom à quelques reprises durant mes recherches, mais à vrai dire je ne l'avais jamais associé à l'un des principaux acteurs de cette histoire.
Autant vous dire qu'après une telle entrée en matière, il a attiré mon attention. Pourtant, face à mon énorme suprise pour cette prise de contact, je n'ai pas répondu immédiatement ! J'avais besoin de me donner le temps de la réflexion.
Il m'a donc relancé le lendemain, et je vous cite uniquement le passage qui m'a décidé à lui répondre :
I know the Chiasso incident very well seeing I was almost there at Alessandro's home in Carimate. He is a fantastic person and as honorable as can be.
Et qui donc pouvait parler ainsi d'Alessandro Santi (sur lequel pratiquement personne n'avait d'infos en Italie, si ce n'est Berlusconi...), sinon quelqu'un qui connaissait l'histoire suffisamment de près !?
Ma réponse, deux jours après son premier contact :
Mister Keenan,
I've read your mail yesterday but I needed to think thoroughly about it before to give you an answer.
I don't know you, I don't know absolutely nothing about you and the matter is so sensitive...
Anyway I'm just a blogger and everything I wrote I found it on the Web. To me this story is a very mysterious story, and the only thing I'm sure is that everything we have been told in the media about this case is wrong!
If you want to tell me more because you know more, ok, but personally I haven't got any other information different from what I wrote.
Et nous n'avons guère échangé plus de messages pendant un mois, jusqu'au 23 novembre où il m'a envoyé le fichier de l'assignation !
* * *Voici ce que dit l'assignation, en résumé (§ 10 - 11 - 12) :
Keenan a été mis en contact avec Yamaguchi et la Dragon Family en août 2008, lors de l'une des opérations visant à placer des obligations japonaises et des bons Kennedy dans un PPP (Private Placement Program), dans laquelle il a servi d'intermédiaire auprès d'une banque chypriote, grâce à ses relations, notamment politiques, à la grande satisfaction de Yamaguchi. Celui-ci a donc insisté pour que Keenan aussi représente la Dragon Family dans diverses transactions impliquant finance privée, banques et sphères gouvernementales.
Suite à la saisie de Chiasso et aux louches manœuvres qui ont conduit Keenan à intenter cette action en justice, le 28 octobre 2010, Yamaguchi a désigné ce dernier comme fondé de pouvoir spécial, avec l'approbation du général Haan (qui serait le chef de la Dragon family), pour l'autoriser à agir en son nom et en celui de la Dragon Family, soit pour les placer dans un programme humanitaire, soit pour récupérer les fonds qui lui ont été volés (par Daniele Dal Bosco et les autres défendeurs...), également en vue de faire reconnaître que la Dragon Family est bien le possesseur légal de ces fonds.
La procuration spéciale d'octobre 2010 remplaçait et étendait tous les précédents pouvoirs qu'avait Keenan en tant que mandataire (en vertu desquels il était chargé de coordonner les investissements en projets humanitaires aux États-Unis, en Asie et en Europe, avec les fonds en garantie), et précisait explicitement que Keenan, "et seulement" lui, avait autorité pour décider quel type d'action entreprendre, comment financer ces actions et quantifier les préjudices en découlant. Lui seul pouvait donc coordonner tous les aspects inhérents au litige, et déterminer quoi faire à l'issue de ces actions entreprises pour le compte de la Dragon Family (seul détenteur légal des titres), puisque c'était à lui que les actions avaient été volées, et c'était à lui de voir comment les récupérer en assumant tous les risques connexes.
Sur les titres eux-mêmes, Keenan nous dit à propos des bons de la Fed (§ 2) qu'il n'a pas personnellement connaissance des circonstances dans lesquelles ces bons ont été émis, et qu'il tient ce qu'il en sait des déclarations que lui a faites M. Yamaguchi. Donc, selon ses informations et ses convictions :
(b) entre 1927 et 1938, en conséquence des accords passés entre la Chine et les États-Unis, ces derniers ont acheté quelque 50 millions d'onces d'argent et pris en location d'énormes quantités d'or auprès du Parti nationaliste chinois, autrement connu sous le nom de Kuomintang. À cette époque, une partie de la Chine était occupée par les troupes japonaises, la peur étant que le Japon aurait pu envahir tout le pays.
Une déclaration qui me ramène à deux précédents extraits de mes billets :
1. Sur l'opération Lys d'or :
Dix-huit années d'enquête minutieuse pour reconstituer plus d'un siècle de l'histoire du Japon ont conduit les auteurs à découvrir comment le fameux miracle économique nippon a été, en grande partie, financé par le pillage systématique de l'Asie pendant la Seconde Guerre mondiale. Une mise en coupe réglée des pays conquis (Formose, Mandchourie, Corée, Chine, Philippines, Vietnam) dont "la dimension, soulignent les auteurs, éclipse celle des nazis, en termes de chiffres, même si l'existence des pillages est toujours officiellement niée". Cette razzia, organisée par l'armée impériale, est placée sous l'autorité occulte du prince Chichibu, le frère de l'empereur Hirohito. Baptisée du nom de "Lys d'or", l'opération aurait rapporté au japon 100 milliards de dollars en or, pierres précieuses, objets d'art et de culte. Quand les armées japonaises envahissent la Chine en 1937 et étendent leur emprise vers le Sud, "Lys d'or" fonctionne comme une campagne financière parallèle. Le butin est acheminé en camions vers la Mandchourie et la Corée, puis expédié par bateau au japon. Des documents prouvent également qu'une partie du trésor de guerre, caché aux Philippines, aurait été récupérée dans les années 1945-1948 par des agents de la CIA. L'argent déposé sur 176 comptes bancaires de 42 pays aurait servi à financer des réseaux anticommunistes de la centrale de renseignements américaine...
Source : Opération Lys d'or, par Sterling et Peggy Seagrave (Éditions Michalon, 2002).
2. Sur l’origine et l’histoire de ces bons, écoutons Monsieur Yang :
Une descendante d’un haut dignitaire chinois de l’époque m’a confié que les américains avaient amené en Chine une dizaine de machines pour l’impression des bons, et que les machines ont tourné de 1928 à 1936. Selon elle, Song Meiling, la veuve de Tchang Kaï-chek s'est même fait rembourser ce type de bons, qui appartiennent à des descendants du Kuomintang et de la famille impériale chinoise.
Ce à quoi j'ajoutais :
N'y aurait-il pas là une quelconque connexion entre la "famille impériale chinoise" et la fort mystérieuse Dragon Family...
Quant aux machines qui ont tourné de 1928 à 1936 en imprimant les fameuses Séries de 1934, il est à noter que ces bons avaient une maturité de 30 ans et qu'ils arrivaient donc à échéance à partir de 1964. Or comme nous l'avons vu plus haut, le Trésor US a officiellement émis ce genre de bons de février 1955 à octobre 1969, d'où une compatibilité parfaite entre les dates !
Donc, selon Keenan, la période à laquelle remonte l'origine de ces bons se situe entre 1927 et 1938, et entre 1928 et 1936 pour Monsieur Yang...
Deux sources totalement indépendantes, qui ne se connaissent pas, mais se confirment réciproquement !
Un autre point sur lequel je voudrais revenir est celui des quelque 50 millions d'onces d'argent et des énormes quantités d'or, en mentionnant ce billet de Menthalo, qui précise :
Il y a un point que tu oublies de soulever, c’est que les Treasury notes de Kennedy étaient garanties par des pièces ou lingots d’argent-métal.
“President Kennedy’s Executive Order 11110 gave the Treasury Department the explicit authority: “to issue silver certificates against any silver bullion, silver, or standard silver dollars in the Treasury.”
Ces 134 B$ exprimés en onces d’argent représentent aujourd’hui 4 Milliards d’onces, soit près de 6 années de la production minière mondiale. Quand on sait qu’il reste environ 15 années de production de Silver, ces 134 Milliards de $ échangeables contre de l’argent-métal pèsent autrement lourd que le papier-toilettes émis par les imprimantes de la Fed. De quoi mettre les Etats-Unis en faillite et/ou faire s’envoler l’argent à des sommets totalement délirants.
Pourrait-il y avoir un quelconque rapport entre ces 134 Milliards et les 144 Milliards de $ de Dérivés Over The Counter Silver (other precious metals) dans les statistiques de la B.I.S. ?
Car si j'actualise les valeurs données par Menthalo aux 279 milliards $ dont il est question ici, ça nous donnerait plus de 8 milliards d’onces, soit une douzaine d'années de la production minière mondiale (sur environ 15 années de production restantes). Sans même mentionner les quelque 1 000 milliards de $ d'intérêts...
Je poursuis :
(c) En contrepartie des métaux précieux fournis par les chinois, des certificats obligataires ont été émis en vertu d'un accord passé entre la Chine et les États-Unis, qui ont servi comme sous-jacents pour financer le Kuomintang.
(d) Suite à la promulgation de la Loi sur les réserves d'or (Gold Reserve Act) en 1934, tous les lingots et pièces d'or détenus par les particuliers durent être remis à la Réserve fédérale, une organisation privée qui est de fait la Banque Centrale des États-Unis et l'émetteur du dollar des États-Unis.
(e) L'or détenu au niveau national aurait été acheté par la Fed, tandis que l'or "étranger" aux mains du Trésor aurait été pris en location par la Fed, contre l'émission obligataire des bons série 1934. Les bons appartenant à la Dragon Family n'ayant jamais été remboursés, pour payer les intérêts rattachés d'autres bons série 1934 ont été émis pendant la guerre civile chinoise (afin d'aider les opérations du Kuomintang en Chine et plus tard en Birmanie), ainsi que des bons Kennedy série 1968 par la suite.
(f) L'existence de cet or est documentée dans des comptes de l'Union de Banques Suisses, sous la protection du procureur général de la Confédération, et enregistrée via la Banque nationale suisse dans des comptes groupés de garanties internationales (International Collateral Combined Accounts) de la Banque des règlements internationaux (BRI), qui les a bloqués ensuite pour constituer les soi-disants "Institutional Parent Registration Accounts" (IPRA) du Système de la Réserve fédérale américaine (Federal Reserve System, ou Fedsystem).
(g) Selon les procédures à suivre lorsque un porteur de ces obligations souhaite se les faire racheter, il doit d'abord communiquer le numéro des bons à la Fed et accompagner son dossier d'un grand projet ou d'une liste de projets à approuver. Ce n'est qu'une fois ce ou ces projets approuvé(s) que le bon est reconnu et que le "Fedsystem" prend des accords pour les bons dans une banque qui ouvrira une ligne de crédit ad hoc en finançant entre 30% et 80% de la valeur nominale des bons. Le Fedsystem fournit alors l'immunité nécessaire au porteur pour qu'il présente ses titres à la Banque qui a été choisie. Toute tentative de monétiser ces bons en dehors de ces procédures déboucherait sur un refus arbitraire de reconnaître les bons et sur une incarcération du porteur jugé "illégal".
(h) Pour permettre le refus des bons dans de telles circonstances, ceux-ci ont été imprimés dès l'origine de façon à faire apparaître certaines imperfections évidentes, afin de justifier les contestations. Toutefois, lorsque les bonnes procédures sont suivies, les bons peuvent facilement être vérifiés et authentifiés à travers les procédures de contrôle du Fedsystem...
Monsieur Yang ajouterait :
J'ai vu plusieurs types de bons, ils sont véritablement anciens, de très bonne facture, avec des filigranes, et, pour certains, des points secrets qui ne sont visibles qu'avec des lampes ultra-violet.
En revanche, sur les bons Kennedy, Keenan rapporte les mots suivants de Yamaguchi :
We, the Dragon Family, requested some interest to the US Government on 1998 by use of some securities/certificates got expired as same as the 57th Series Japanese Government Bonds. And, we have received the Kennedy Bonds, issued in 1998, as one of the interest payments from the US Government. I recognize as my position that the Kennedy Bonds were issued by the US Government as the interest only for the Dragon Family.
Donc, en clair, cette série de bons aurait bien été émise en 1998 (voir ici), mais uniquement au profit de la Dragon Family en paiement d'intérêts échus ; 1998 qui fut également l'année du sauvetage du yen...
J'arrête là ce billet, mais non sans m'interroger une fois encore sur le silence de la grande presse et de tous les médias mainstream qui font complètement l'impasse sur cette affaire, tellement énorme que soit elle fait peur, soit il est plus rassurant de ne pas la prendre au sérieux.
Jusqu'au jour où une agence de presse publiera une timide dépêche et tous suivront à la traîne, comme des moutons... On en attendrait davantage d'un journalisme digne de ce nom !
Jean-Marie Le Ray
279 MILLIARDS $ - CHRONOLOGIE INVERSÉE DE l'AFFAIRE

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