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Compte-rendu du concert de Fink le 01/02, au Comptoir du Jazz, Bordeaux

Publié le 03 février 2008 par Mickymaxxi
Le Comptoir du Jazz affiche complet pour la venue du folkman Fink. Venant défendre son second album Distance and Time, il est précédé par Sammy Decoster.
Folksinger français, j'avoue que je ne suis qu'avec peu d'attention sa prestation, sirotant ma bière avec Laetitia puis Camille, qui m'accompagnent ce soir. Mais il chante bien, voire des fois gueule un bon coup, l'écho aidant, ce qui manque de me faire sursauter par moments. A revoir sans doute.
On essaie ensuite de se rapprocher tant bien que mal de la scène, mais la densité et la configuration de la salle rendent l'exercice difficile. D'ailleurs, il fait une chaleur intense et il y a plein de gens dans les canapés disséminés ça et là. Oui, ça n'a rien à voir, mais bon. Voilà les trois Anglais qui prennent place : et oui, Fink a avec lui un batteur et un bassiste (basse à 6 cordes). D'ailleurs les deux assurent terriblement, surtout le batteur, tout en toucher, malgré une ressemblance avec Docteur Alban (???) dixit Laetitia ou Camille : moi je trouve qu'il ressemble au chanteur de Bloc Party. Bref, ça commence, et tout de suite, la claque.
Alternant les titres issus de Biscuits for Breakfast et ceux de Distance and Time, son jeu de guitare, sa voix, tout cela fait merveille et le public commence à apprécier également, parce que les applaudissements / yeeeeeeeahyouhou à la fin de chaque morceau montent sensiblement en volume. D'ailleurs, il faut signaler la bonne humeur générale des musiciens, souriants, et se donnant volontiers l'accolade. Ouvert par "Biscuits for Breakfast", le concert oscille toujours entre folk, blues et pulsation jazz par notre ami batteur : j'en parle beaucoup car c'était le seul que je voyais bien. "Pretty Little Thing", "Sorry I'm Late" ou "Pills in My Pocket" viennent prouver, si besoin était que Fink a du talent plein les doigts et que son premier album avait déjà la classe. Mais Distance and Time n'est pas en reste, et "This is The Thing" ou "Blueberry Pancakes" démontrent que le jeune Anglais est là pour durer, et que son songwriting est solide. Les chansons en règle générale gagnent un côté plus charnel en live, renforçant leurs atmosphères. Il faut aussi signaler que Finnian Greenall a une voix magnifique, grave et légèrement râpeuse, lui permettant de jouer sur plusieurs registres. Après plus d'une heure de concert, c'est le rappel où il tente d'expliquer qu'il quitte la scène, mais qu'en fait il va revenir.
3 titres vont se succéder. Le premier est une reprise de Kraftwerk, ou plutôt une relecture de "The Model", où les guitares et la batterie se substitent aux synthés : l'exercice est particulièrement réussi, et annonce bien "Distance and Time", profond et grave. A la fin du morceau, Fink se retrouve seul et joue enfin la magnifique "All Cried Out", blues triste et qui lui permet de faire une démonstration de son jeu de guitare et de sa voix, en jouant et rallongeant le morceau à l'envi. Il quitte la scène, visiblement ému de l'accueil qui lui a été fait : tant est si bien d'ailleurs qu'il revient rejouer "Pretty Little Thing", sans doute l'un de ses meilleurs titres. Le concert est finalement terminé, et après un dernier au revoir, ils quittent la scène.
Si au départ, on aurait pu s'étonner de voir un guitar-man signé sur Ninjatune, quand on le voit en live, cela prend tout son sens : il a un talent énorme et une grande aptitude à mêler les influences qui l'ont construit comme musicien. See you soon, Fink !
Myspace de Fink
Et une vidéo pour la route, "Biscuits for Breakfast" en live (le batteur est différent d'hier soir) :


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