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Sénégal: l'école est dans la rue et tout le monde s'en fout

Publié le 26 janvier 2012 par Alexgubert
Sénégal: l'école est dans la rue et tout le monde s'en fout
L'année 2012 commence véritablement mal pour le Sénégal. Élimination des Lions à la CAN, augmentation du prix du gaz et du riz, gréve des secteurs du transport et de l'hydrocarbure, et surtout  le plus inquiétant de tous, la paralysie du secteur de l'éducation. Ce dernier aspect est d'une gravité silencieuse face à la situation pré-électorale que traverse le pays. Les nombreuses perturbations notées dans le secteur de l'éducation n'augurent pas un avenir heureux pour cette année scolaire 2012. Le dire serait devenu chose banale, tellement le mal qui gangrène l'école Sénégalaise est relégué au second plan. Année électorale oblige, va t-on me dire? Mais que diable font tous ces dirigeants qui prétendent gérer la cité?
Sénégal: l'école est dans la rue et tout le monde s'en fout
Depuis maintenant 2 mois, chaque semaine est marquée par des gréves et mouvements d'humeurs des enseignants. Ces derniers, à mon humble avis, sont entrain de prendre en otage l'avenir de milliers de jeunes sénégalais, même si leurs revendications sont normales et que le seul responsable reste l’État. L'éducation dans un pays qui se respecte doit être une sur priorité, partant de cela, elle doit être l'affaire de tout un chacun de nous. Et là aussi les enseignants doivent jouer leur rôle et éviter de bouder l'enseignement dans le public pour ensuite faire des heures supplémentaires dans le privé.(aucun sens de l'éthique).
l'école est dans la rue, et ce n'est nullement un euphémisme de le dire ainsi. les dernières manifestations des élèves dans la banlieue de Dakar en sont une parfaite illustration. Pour arrêter cette situation  qui risque de compromettre l'avenir  de milliers de jeunes élèves, nous pouvons au moins dire Non! Non à cette décadence du système éducatif sénégalais qui était jadis un modèle dans la sous région. Non à la prise en otage de nos frères élèves dans le bras de fer entre l’État et les Syndicats d'enseignants. Non au spectre de l'année blanche qui plane sur cette année scolaire, même si nous reconnaissons que le respect du quantum horaire minimum prescrit par l’UNESCO et qui est de 900 heures de cours par an, ne sera pas atteint par notre pays cette année.

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