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Motel – It’s snuff enough !

Par Bebealien

On continue aujourd’hui sur les petites séries B efficaces et plutôt bien troussées avec une autre sortie DVD récente : Motel (Vacancy en VO) de Nimrod Antal. A noter au passage qu’aujourd’hui sortent deux ou trois films sympathiques comme MR73 d’Olivier Marchal, que je chroniquerai dès que je l’aurai vu.

Motel – Venez passer une nuit agitée…

David et Amy sont sur le point de divorcer, après la perte de leurs enfants. Sur la route, perdus en pleine nuit, leur voiture les lâche. Ils décident de passer la nuit dans un Motel proche, en attendant un garagiste compétent. Dans leur chambre vétuste, ils trouvent quelques cassettes de films étranges. En effet des gens s’y font assassiner… et les décors ressemblent étrangement à leur chambre… Ils vont devoir s’activer s’ils ne veulent pas devenir les héros malchanceux du prochain film…

L’affiche, avec la chambre de la mort qui tue fatalement de la peur mortelle

Pitch court et efficace, mise en situation rapide, caractérisation des personnages avec beaucoup de non-dits… Motel commence fort. On est dans de la série B efficace, comme on en faisait dans les années 70, et comme on en voit fleurir de nouveau depuis peu. Ici pas d’humour salvateur ou de distanciation pour rendre les faits plus supportables pour le spectateur lambda. Chouette casting également, Luc Wilson (frère d’Owen) et Kate Beckinsale (Pearl Harbor et Underworld… miam miam) et quelques têtes tordues dont celle du gérant du motel.

Kate et Luc : Mais qu’est-ce-qui se passe-t-y donc ici ?

La mise en scène copie pas mal de code du slasher, puisque les assaillants ont leur visage cachés derrière des masques, une certaine faculté à apparaître ou disparaître rapidement et n’importe où, une force surhumaine… ce qui finalement enlève de la force au propos. Dans les premières attaques, les assaillants arrivent donc à rentrer dans la pièce ou à en sortir comme ils veulent, permettant des plans certes très jolis où ils se tiennent juste derrière leur proie… mais qui finalement sont peu justifiés dans l’histoire (mais pourquoi rentrent ils dans la pièce s’ils n’y font rien ???). De même leur force parfois surhumaine leur donne par moment un côté Jason ou Freddy du pauvre.

Autre point négatif, la durée du film. 1h25 générique compris. Une fois que l’on a enlevé les génériques d’entrée et de sortie et la partie d’exposition du film, puis la montée en tension progressive avant l’attaque, il ne reste plus beaucoup de temps. Du coup le film semble extrêmement court. On s’attend même à quelques retournements de situations, ou à quelques surprises, mais non, le film file droit au but, sans détour et sans fioriture.

Souriez… vous êtes filmés !

Et quelque part, c’est également ce qui fait les qualités de cette sympathique série B. Trop de films enchaînent justement les retournements à outrance, avec les personnages morts qui en fait ne le sont pas tout à fait, les méchants qui se prennent trois balles mais qui se relèvent dans un dernier sursaut, ou encore l’enchaînement de situations tellement abracadabrantesques que le spectacle perd en crédit.

Kate et Luc se cachent super bien, dans une pièce éclairée en pleine nuit…

Pas de çà ici. En réalisant ni plus ni moins que son cahier des charges, Nimrod Antal livre donc un film efficace, même si les situations sont quelque peu convenues. Le film reste étonnamment soft sur le sang versé et joue plus sur l’horreur psychologique que sur le gore à outrance… ce qui au finish renforce là aussi l’impact, tout en frustrant le spectateur avide de sensations. Bref résultat en demi-teinte, mais une bonne côte de sympathie pour Motel. Parfait pour passer une petite soirée tranquille.


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