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Salon de Manga à Paris

Par Cardigan

Quand les architectes Richard Roger et Enzo Piano, main dans la main, dessinèrent le Centre Pompidou durant les années soixante, même s’ils proposèrent d’en faire un lieu de référence pour les arts contemporains, ils ne pouvaient assurément imaginer l’importance qu’il a pris aujourd’hui.  Il s’y expose les plus récentes des nouveautés des arts traditionnels, les changements dans l’interprétation de la réalité ont été si profonds ces trois dernières décades que pratiquement toute manifestation culturelle a sa place dans cet espace connu pour ses tubes colorés.

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En ce sens, de la performance la plus scandaleuse aux ultimes formats audiovisuels ont été présentés dans ses expositions et ses ateliers successifs. Et ainsi, se présente le Salon Manga qui sera ouvert jusqu’au 28 mai avec comme artiste invitée l’illustratrice très connue Kaori Yoshikawa, qui détient le titre japonais de “mangaka”. C’est à dire que dans le nom de sa profession se trouve le suffixe “-ka”, qui signifie “expert”, “créateur” ou “maître”. Avec ce titre, les responsables nippons mettent l’illustration, la narration et la création de ces bandes dessinées particulières au même niveau que les autres arts des îles, ceux qui vont de la calligraphie au trempage de l’acier pour faire des épées, en passant par la conception de jardins.  Comme toujours, toute l’information pratique de l’évènement, complété par des séances de cinéma, des cours, des ateliers et des conférences, est disponible sur le lien suivant: http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/AllExpositions/4A0A3233D3C37544C1257997002F2E3B?OpenDocument&sessionM=2.2.2&L=1&form=Actualite

Kaori Yoshikawa est une “mangaka” assez connue dans le milieu parisien. Son intervention au Manga Café est célèbre, lieu sponsorisé et collaborant avec l’évènement du Centre Pompidou, un point de réunion de passionnés qui sert de magasin de bandes dessinées et également de snack-bar, salle de réunions et d’expositions.  Là, changeant le papier des bandes dessinées contre celui des murs de l’établissement, Kaori a dessiné, comme les artistes italiens de la Renaissance, une séduisante fée qui prend son envol. Cette fresque suit l’iconographie habituelle du manga, mais l’artiste (s’il n’en était pas ainsi, elle ne mériterait pas ce qualificatif) a laissé imprimée sa marque artistique particulière.

Avec ce bagage, à mi chemin entre ce qui est connu comme basse et haute culture, le musée parisien complète le salon avec deux concours différents: un d’illustration et l’autre de jeu vidéo. De plus, la salle de cinéma, durant cet évènement particulier, projettera quelques films de culte qui seront accompagnés de tables rondes et débats. Bien que Kaori Yoshikawa soit l’artiste principale du salon, il faut prendre en compte que l’illustratrice se dédie à l’exécution (avec ses récits dessinés et sa narration orale) de ce type de bandes dessinées mais aussi que, dans les dernières années, ses travaux sont très demandés pour réaliser des pochettes de disques et des couverture de vidéos et de jeux. C’est à dire, que les “mangakas” les plus réputés sortent du genre, ils sortent des sentiers battus et se lancent dans tout type de création.


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