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Quelques romans que j'ai aimé

Publié le 12 mars 2008 par Tatiana Yansor

L'arpenteuse

L’arpentueuse de Isabelle Mestre

C’est un premier roman tout court, à peine une centaine de pages, mais il frappe fort grâce à une plume précise, un rythme fluide, et un personnage déroutant, Marguerite. Elle perd sa mère très jeune, et depuis, elle avance dans la vie comme une automate indifférente malgré l’amour, la maternité, la mort, l’adultère, la séparation. Isabelle Mestre a réussi un livre fin et prenant articulé autour d’une femme qui se sert de sa froideur, de son indifférence, pour survivre. Mais jusqu’où ?

Mercure de France, 128 p., 12 €

Quelques romans que j'ai aimé

Fais-moi oublier de Brigitte Kernel

Août 1999, l’été de l’éclipse. C’est pile au moment où le soleil est recouvert par la lune que la narratrice, une femme mariée, apprend par téléphone l’assassinant d’une amie journaliste dans un pays lointain. C’est à elle maintenant d’annoncer la terrible nouvelle à Léa, la jeune compagne de Louise. Avec une grande justesse, Brigitte Kernel décrit la difficulté du deuil, le désir qui renait d’une façon inattendue et douloureuse. Un poignant  et original roman d’amour.

Flammarion, 280 p., 18€

Toubib Or Not Toubib

Toubib or not toubib de Agnès Abécassis

Prenez un cabinet médical dans le XVI° arrondissement de Paris. Ajoutez-y le Dr Paoli, (dentiste malhabile), le Dr Gaston, (gynéco grincheux), le Dr Otsuka, (acuponcteur sexy), Siegfried-Berthe, (la terrifiante réceptionniste),  sans oublier l’héroïne, Yohanna, (médecin généraliste trop stressée, tentée par l’hypnose), secouez bien et vous obtiendrez une comédie désopilante. Derrière sa légèreté trompeuse, on découvre tous les maux de notre époque. Une sacrée ordonnance contre la morosité !

Calmann-Lévy, 270 p., 17€

Quelques romans que j'ai aimé

« C’est la fin d’un conte de fées, d’un conte défait. »

Eve et Marion. Deux filles paumées dans un Paris gris et glauque. Elles ne se connaissent pas, mais elles évoluent toutes les deux dans un univers sombre et perturbé, mâtiné de souffrance. Abimées par un amour dévastateur,  écorchées vives, leurs trajectoires vont finir par se retrouver. Antoine Dole, né en 1981, réussit un premier roman étonnamment réaliste, noir et poétique, dont l’écriture puissante et déroutante séduira.

Je reviens de mourir d’Antoine Dole

Editions Sarbacane, 160 pages, 8,50 €


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