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Passion close

Par Anne Onyme

passion_closePassion close - Henri Laban

JCL, 249 pages

Résumé:

Il aura fallu une gifle du second mari de sa mère, armateur véreux, suivie d'une douche amoureuse avec Delphine, la sensuelle, pour que Nicolas décide enfin de prendre le large. Mais les eaux sordides du golfe de Guinée sont toxiques pour ces trop jeunes étrangers, inconscients du danger qui les guette à voyager dans ce noir conteneur sur le pont du Tombouctou.
Passion close nous offre une place de première à bord d'un rafiot pourri où va se jouer, dans les vingt-quatre heures prochaines, le destin de deux mondes trompeurs en mal de survie. Prière de garder bien attaché votre gilet de sauvetage...

Mon opinion:

Ce roman n'est pas sans rappeler les films d'action violents du style de ceux de Tarantino. D'ailleurs, un des personnages a justement ce nom comme surnom. Un clin d'oeil?
Passion close est un roman qui nous fait perdre nos repères. Le monde est noir, violent. Les personnages ont la rage au coeur pour toutes sortes de raisons. C'est cette rage, cette violence et l'incompréhension qui sert de toile de fond à l'histoire. Les relations entre les personnages sont définies dès le départ: la mère de Delphine l'aime trop, le beau-père de Nicolas le déteste. Les deux amoureux s'embarqueront dans un conteneur pour quitter la Côte-d'Ivoire où des attentats se produisent de plus en plus fréquemment.
Le roman est très prenant. Dès le début, on veut savoir ce qui se passera. Puis on tombe peu à peu dans un vrai cauchemar, mais on ne peut arrêter la lecture. On a sans cesse l'impression de deviner ce qui va se passer, alors qu'on n'y est pas du tout.
L'histoire est bien menée. Elle plaira à certains lecteurs. Le contexte historique et social de la Côte-d'Ivoire m'a plu, même si j'aurais aimé que l'auteur développe un peu plus. Cependant, c'est un roman cru, violent, certaines scènes sont bestiales. Personnellement, ce type d'histoire me heurte un peu trop, je n'ai qu'à penser à la scène entre Tarantino et Judith, qui me donne encore des frissons d'horreur. On aime ou non. Mais ça ne laisse toutefois pas indifférent...


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