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Choix cornélien

Publié le 12 mars 2008 par Midoparadise
Choix cornélien   Nouvelle soirée avec Maupassant hier, avec deux épisodes dont l'un nous laisse avec une foule de questions. 

Cet épisode, intitulé "Aux champs", raconte la vie de deux familles paysannes voisines, les Vallin et les Tuvache. A elles deux elles ont huit enfants et mènent une vie simple et rude.

A la suite d'un problème de fiacre, un couple de nobles, les d'Hubières, dont la femme ne peut avoir d'enfant, s'arrête chez les Tuvache pour passer la nuit. Ils proposent à Mr et Mme Tuvache d'adopter l'un de leur petit garçon, leur assurant, à eux une rente mensuelle pour les aider, au jeune enfant de l'affection, des études et un avenir prometteur. Mme Tuvache refuse violemment arguant qu'on ne peut vendre son enfant et chasse le couple.

Au moment de repartir dans leur fiacre, le couple aperçoit la femme Vallin avec ses petits. Ils font la même proposition à cette famille qui, après bien des hésitations, accepte.
Dès lors, Mme Vallin va subir vexations et méchancetés de la part des commères du village qui ne lui pardonnent pas son geste. Seul, le curé de la paroisse la soutient car lui voit bien le profit qu'il pourra tirer des nouvelles ressources financières de la famille Vallin.

Chez les Vallin, l'argent perçu chaque mois, permet d'améliorer la vie de la ferme. Pas de luxe exagéré mais juste les petites choses qui peuvent faciliter le travail. Un âne pour porter les charges, quelques lapins pour agrémenter l'ordinaire. Mme Vallin n'est pas mauvaise femme,  elle aimerait bien faire profiter ses voisins de son aide, mais la mère Tuvache est intraitable, elle ne veut rien accepter de celle qui a vendu son enfant.

Chez les Tuvache, la boisson mine le père, la tuberculose emporte l'un d'un fils tandis que l'aîné part se placer à la ville, seul l'enfant qui n'a pas été vendu reste à la ferme. C'est sur son dos que repose toutes les corvées et la bonne marche de la ferme. Il ne s'en plaint pas jusqu'au jour où, au travail dans son champs,  il porte secours à la fille du comte et en tombe follement amoureux. Malheureusement, il n'est qu'un pauvre hère et cette jeune personne ne lui accorde qu'une attention amicale.

Les années ont passé, le fils Vallin, élevé par les d'Hubières, revient avec sa mère adoptive rendre visite à sa famille. Il remercie ses parents naturels de la chance qu'ils lui ont donné en acceptant l'adoption. Une fête est organisée au village où il est accueillit comme un héros. Il profite de l'occasion pour annoncer, après le discours du maire,  son prochain mariage avec la fille du comte.

C'en est trop pour le fils Tuvache qui réalise tout ce dont il aurait pu bénéficier si sa mère ne s'était pas montrée aussi intransigeante. De retour chez lui, il jette à la tête de ses parents toute sa haine, leur annonce son départ et les renie. On retrouve la mère noyée, folle du chagrin du reniement de son enfant.

Quelle aurait été notre réaction personnelle face à cette situation ? Aurions-nous fait le choix de la famille Tuvache où celui de la famille Vallin ?

Je me garderais bien de répondre à cette question de manière abrupte, il s'agit vraiment là d'un choix cornélien !!!

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