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Municipales à Nîmes : quand la droite bradait le patrimoine de la ville

Publié le 12 mars 2008 par Frontere

Municipales à Nîmes : quand la droite bradait le patrimoine de la villeA Nîmes, le mandat 2001-2008 du maire sortant a été caractérisé par une politique qui a tendu à brader, à dilapider, le patrimoine de la ville, quelques exemples :

- la Bourse du Travail, l’une des plus anciennes de France après Paris, emblème des luttes ouvrières, rasée,

qu’en pense l’ouvrier nîmois qui a voté, par désespérance et par égarement, pour Lucien Ruty, candidat F.N., au 1er tour?

- l’Hôtel du Midi, dont parle Guillaume Apollinaire dans ses Lettres à Lou :

« Je ne passe pas près du square où est l’hôtel du Midi sans une émotion à la fois terrible et délicieuse », hôtel et patrimoine littéraire défigurés,

qu’en pense l’électeur bobo qui a voté pour la liste des Verts de Silvain Pastor au 1er tour?

- l’Hôtel Chouleur (photo cour intérieure), classé aux Monuments Historiques, bradé … à un négoce de matériaux de construction,

qu’en pense le cadre supérieur qui a voté pour la liste du Modem de Philippe Berta au 1er tour?

- le Bois des Espeisses, amputé de sa pointe nord,

qu’en pense le technicien qui a voté pour la liste écologiste N.E.C. de Jean-François Détrie au 1er tour?

Faut croire que la mémoire de la ville ne compte pas pour la droite nîmoise. A tel point que si François Truffaut a tourné son film Les Mistons à Nîmes, il pourrait y (re)tourner aujourd’hui Les Quatre cents coups, coups infligés par les élus de droite au patrimoine de la cité romaine.

Au sujet du patrimoine romain justement, sa gestion a été déléguée à une filiale du groupe Suez, et monsieur le maire a proposé au Conseil municipal de porter de 5 à 12 ans la durée de concession par une délibération que le Tribunal Administratif a annulé, par jugement du 7 février, suite au recours de Catherine Bernié-Boissard (1) ; le Tribunal Administratif a estimé que la municipalité avait ainsi faussé les règles de la concurrence puisqu’elle avait voulu s’exonérer d’un nouvel appel d’offres et instaurer de fait une rente de situation, curieux pour des libéraux!

Et faut-il reparler de l’article de Gérard Davet dans quotidien Le Monde - qui a mis monsieur le maire en rage (voir le lien à la fin de l’article : « Une fiscalité trop lourde pour les ménages ») - à propos des affaires

Municipales à Nîmes : quand la droite bradait le patrimoine de la ville
vous z’inquiétez pas m’sieurs dames, j’arrive! dont monsieur Berta a estimé qu’elles avaient un impact désastreux sur les investisseurs (2).

Voilà en tous cas de nombreuses raisons qui militent pour un vote en faveur de la liste “Nîmes en Mouvement, Unis et Rassemblés pour Vivre Ensemble”, que conduira Alain Clary au 2ème tour, liste initiale P.C./Divers gauche désormais élargie au Parti Socialiste, au Parti Radical de Gauche, au Mouvement Républicain et Citoyen (M.R.C.), et qui bénéficiera du soutien de Damien Alary, le très actif président du Conseil général du Gard.

Notes

(1) Catherine Bernié-Boissard, universitaire, est conseillère municipale sortante (opposition), elle figure en 2e position sur la liste d’Alain Clary

(2) si “le Conseil municipal règle par ses délibérations les affaires de la commune”, il est pour le moins fâcheux qu’à Nîmes le mot “affaires” renvoie aux nombreuses procédures judiciaires en cours


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