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Stuck In The Sound en interview

Publié le 03 avril 2012 par Lordsofrock @LORDS_OF_ROCK

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INTERVIEW - Quelques mois après la sortie de PURSUIT, leur 3ème album, les membres Stuck In The Sound ont accepté de répondre à quelques questions avant leur concert à Orléans.

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Lords of Rock : Vous avez bien entamé votre tournée, pour l’instant les dates annoncées s’arrêtent en juillet, votre tournée est relativement courte non ?

Stuck In The Sound : Non pour tout n’est pas à jour, on compte faire d’autres dates cet été, beaucoup de festivals, Rock en Seine par exemple. Ce n’est pas encore confirmé officiellement, mais ça sera annoncé bientôt.

Certains artistes se font violence et n’aiment pas forcément être devant leur public, pour eux la musique doit rester sur CD et pas dans une salle de concert. Parcourir la France pour promouvoir votre disque vous fait plaisir ?

On a mis un an et demi pour faire cet album vu qu’on a construit notre studio à Montreuil, du coup ça nous fait un bien fou de retrouver notre public.

J’avais lu ça pour votre studio, mais pourquoi avoir voulu en créer un ?

Pour être complètement indépendants artistiquement, on peut y rester autant de temps qu’on veut pour faire notre son, notre laboratoire à nous. C’est très différent de “Shoegazing Kids”, on a tout fait en vitesse, le timing était réduit ce qui a un impact sur la musique en termes d'arrangements par exemple. On avait envie d’avoir un seul lieu pour tout faire, en prenant notre temps. C’est une sorte de rêve devenu réalité. On va pouvoir rester branchés en permanence histoire d’enregistrer les premiers jets pour chaque morceau.

Avec cette nouvelle installation vous allez certainement avoir l’occasion “d’aider” les petits groupes ?

Bien sûr, même des gros groupes ou pour du cinéma, on a plein de possibilités. On a pas mal de place, ça va être très confortable.

A vous entendre on pourrait croire que vous vous tournez déjà vers un quatrième album…

Complètement, on a pas mal d’idées, on fera certainement un break cet été pour commencer à composer. Pas obligatoirement pour le prochain album, on pense juste à des titres.

Donc si le quatrième est prévu, c’est que PURSUIT se vend bien ?

Oui il marche bien, on va surfer sur cette vague là. On ne réfléchit plus en “ventes d’albums” parce que le marché du disque s’est écroulé, mais disons que par rapport à nos albums précédents on sait qu’on a vendu plus.

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C’est peut être dû au fait qu’il soit plus exposé médiatiquement ?

On fait le maximum que peut faire un groupe indie en fait, on a pas forcément beaucoup plus de moyens pour être exposés. Et puis on est moins accessibles que certains.

Pourtant j’ai trouvé que certaines chansons l’étaient plus que sur les autres albums justement…

Oui c’est fou, beaucoup de gens s’intéressent à nous et on nous classe dans la nouvelle scène rock française Stuck in The Sound, Revolver, Shaka Ponk et Skip The Use pourtant on a tous des styles différents. On parle de nous en 2012 alors qu’on joue presque tous depuis dix ans.

C’est le souci en France, dans d’autres pays il y a des radios dédiées au rock, et des “petits” groupes émergent grâce à ça alors qu’ici ça n’existe pas, vous ne passez pas parce que ça ne fait pas vendre.

Pourtant cet album marche, on a une belle image, les salles sont pleines, on fait un Olympia en octobre et malgré ça, des gars comme Nagui sont réticents. Il n’y a plus de bonne émission dédiée au rock.

D’ailleurs j’ai vu certaines émissions où des chroniqueurs s’acharnaient sur vous…

Ah oui, c’est regrettable de parler comme ça, on a le droit de ne pas aimer notre musique, mais pas d’être aussi insultant.

Malgré ces critiques vous avez un public plus large grâce à PURSUIT ?

Absolument, maintenant on a un public large qui va de 15 à 45 ans, il y a des familles entières qui nous écoutent. Ça fait plaisir. Le public qu’on a eu à La Cigale par exemple, c’était parfait. Papa et Maman, les enfants devant et la vingtaine au milieu… Parfait ! Le rock n’est pas une musique à papa. Du coup on a de plus en plus de monde dans les salles.

On sent une certaine application au niveau de vos clips, ceux de SHOEGAZING KIDS étaient plus sobre. C’était une volonté de marquer les esprits ?

En fait pour le précédent album vu qu’on a tout fait dans l’urgence, heureusement que mon frêre (David Fontao) était là. Il nous a bien sauvé la mise en sortant le clip de “Ouais” et celui de “Shoot Shoot”. Là on a eu plein d’idées, vu qu’on fait tout nous même on a laissé libre court à notre imagination et pas mal de collaborations. Par exemple pour le clip de “Pursuit”, mon colloc avait fait un montage comme ça pour un mariage du coup j’ai voulu qu’il le fasse pour nous. Il y a Marie-Flore aussi qui nous a aidé sur les textes, on avait envie d’une position féminine.

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D’ailleurs ce clip regroupe les films de toute une génération et marque les esprits…

C’est vrai, ça nous met au même niveau que les gens qui écoutent notre musique, ça enlève le côté “rock stars parisiennes”. On n’est pas du tout comme ça. Les prochains clips vont bientôt arriver, on bosse en ce moment sur “Tender”, “Let’s Go”, “Criminal” et “Fred Mercure''. Idéalement on voudrait faire un clip pour chaque chanson.

Malgré tout ça, vous n’êtes toujours pas diffusés sur les radios majeures, vous n’en souffrez pas ?

Ca fait tellement longtemps que c’est comme ça, et pour nous c’est tellement intégré que les radios majeures ne sont pas du tout ce qu’on vise, on serait vraiment contents que “Brother” passe dans tous les supermarchés, mais on sait que c’est impossible. On pourrait rêver d’un monde qui ne soit pas comme ça mais malheureusement la musique qui est ultra diffusée est testée, c’est du marketing avant tout.

Le fait que “Toy Boy” soit présent dans la tracklist de Guitar Hero World Tour peut vous ouvrir des portes, vous avez eu des demandes en dehors de France ?

Pas vraiment, mais on a eu pas mal de vues du clip de “Toy Boy” en Asie.

Vous comptez vous exporter ?

On voudrait faire ce qu’on a fait en France, monter progressivement. Faire une carrière comme Phoenix ou M83 qui marchent du tonnerre partout ailleurs. C’est un peu grâce à eux qu’en ce moment la France est à la mode aux États-Unis ou en Angleterre. On a prévu de faire des festivals à l’étranger en 2013.

Pour finir, vous avez un but ultime ?

Conquérir le monde ! (rires)


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