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Hunger Games

Publié le 03 avril 2012 par Chezfab

film,cinéma,actualité,hunger gamesVoilà un film intéressant. Je m’attendais à une grosse production hollywoodienne sans fond avec beaucoup d’effet de manche et de gros effets spéciaux, force est de constater que je fus surpris, et dans le bon sens du terme.

Tout d’abord, par le jeu des acteurs. Excellents, ils le sont tous. Et pourtant je partais avec un a priori sur certains. Jennifer Lawrence, dans le rôle principal est juste épatante. Pas de fausse note, pas de scènes sur-jouées, tout en finesse et en aplomb. Là où d’habitude elle aurait été transformée en potiche, c’est l’inverse qui se produit : une pure femme forte comme rarement il nous est donné d’en voir au cinéma. Ensuite, Josh Hutcherson, étonnant, tant par la finesse de son jeu que par sa façon assez singulière de porter un personnage ambigüe mais pourtant attachant. Liam Hemsworth, dans un petit rôle qui devrait prendre de l’ampleur dans le prochain volet, est prometteur. Mais je m’attarderais sur les seconds rôles. Parce qu’ils sont de qualité (ce qui se fait rare là aussi dans le cinéma actuel, alors qu’ils posent souvent l’univers).

Ainsi peut-on découvrir un Donald Sutherland en despote, Woody Harrelson en héros alcoolique désillusionné, Lenny Kravitz étonnant dans un drôle de registre, Elizabeth Banks en nounou déjantée, et saluer la performance de la jeune Amandla Stenberg, tout en finesse et en émotion. Je noterais aussi la présence de deux acteurs que j’apprécie énormément : Stanley Stucci (excellent en présentateur cynique) et Wes Bentley (incarnant un producteur détestable).

La réalisation de Gary Ross peut surprendre. Il fait le choix de la caméra à l’épaule (ce qui souligne très bien le côté « télévision » du show) et de ne pas s’attarder des masses sur les scènes d’action (les rendant peu lisibles, mais je pense par choix). J’ai l’impression que le but (et pour moi c’est réussi) est de laisser la place à l’émotion et à la réflexion (l’action n’étant que secondaire contrairement à la violence qui est elle exprimée directement, ou plus subtilement). Pour moi, le film est réalisé avec un « vision » et pas en simple tâcheron, ce qui donne un cachet au film.

Parce que comment ne pas voir que le film va au-delà du film d’action lambda pour adolescents ? Que les studios le vendent ainsi n’est pas étonnant, mais il y a clairement plus à voir que simplement une « course à la mort » de plus. Critique de la société des médias, de leur rôle sur le comportement des gens (en particulier de la télévision), critique de la violence et du tous contre tous, le film ouvre des perspectives bien plus larges que simplement divertir. D’ailleurs, c’est tellement prégnant que la première chose que j’ai eu envie de faire en sortant du cinéma c’est d’acheter les livres qui servent de base à ce film ! Suzanne Collins semble avoir mis en place une œuvre plus dense qu’il n’y parait de prime abord.

Finalement, Hunger Games est surement une des très bonnes surprises de l’année. Entre l’univers futuriste (mais qui ressemble furieusement au notre par analogie), le scénario ficelé, les acteurs excellents et la musique superbe, j’ai envie de dire : courrez voir ce film vous ne serez pas déçu ! Et vous attendrez comme moi la suite avec un légère impatience j’en suis certain.


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