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Nicolas Dupont-Aignan, candidat pour une France Libre

Publié le 18 avril 2012 par Vindex @BloggActualite

Nicolas Dupont-Aignan, candidat pour une France Libre -Nicolas Dupont-Aignan à son meeting de lancement de campagne en Janvier-

Qui est Nicolas Dupont-Aignan ?


Né àParis en 1961, Nicolas Dupont-Aignan est un homme politique de tendancegaulliste et souverainiste engagé « depuis toujours ». Il participeen effet à la politique dès ses 13 ans paraît-il, lors de la campagne pourJacques Chaban Delmas en 1974. Diplômé de l’IEP, de droit, de gestiond’entreprise et de marchés financiers, puis de l’ENA, il se lance dans lapolitique au début des années 1990. Il est administrateur civil et membre duRPR, et rentre dans plusieurs cabinets ministériels (ceux de Barnier et Bayrouentre autres) avant de se présenter aux municipales à Yerres en 1995, où il estélu avec plus de 51 pour cent des suffrages. Puis en 1997, il devient, malgréla défaite du RPR, député de l’Essonne. Ilfonde Debout La République en 1999 en tant que club de réflexion au sein du RPRaprès s’être rapproché de Philippe Séguin. Il se rapproche d’autressouverainistes lors des européennes de 1999, notamment Charles Pasqua etPhilippe de Villiers, par le biais du RPF.Intégréà l’UMP en 2002, il tente toutefois d’en devenir le président à deux reprisesmais échoue. La campagne pour le référendum sur le Traité de ConstitutionEuropéenne en 2005, pendant laquelle il prône le « NON » lui donneaussi l’occasion de se rapprocher de Jean-Pierre Chevènement avec qui il nefera jamais alliance cependant. Lavictoire de Nicolas Sarkozy au sein de l’UMP puis à la présidentielle de 2007le pousse à transformer son club en parti en 2008 afin de tenter l’aventureseul. Il présente ainsi des listes aux élections Européennes de 2009, auxrégionales de 2010 (il totalise plus de 4 pour cent en Ile de France) et auxcantonales de 2011, afin d’ancrer son parti dans la vie politique. Le gaullisteprofite d’ailleurs du retrait de Philippe de Villiers et de son MPF.

Sonparti : Debout La République :


Nicolas Dupont-Aignan, candidat pour une France Libre
Ils’agit d’un parti de sensibilité gaulliste et républicaine, plutôteurosceptique mais pas complètement hostile à l’idée européenne. Son partidéfend un certain souverainisme mais aussi une Europe des Nations et descoopérations, une Europe « à la carte ». Il tente ainsi de fédérerles gaullistes, éparpillés sur la scène politique entre des gaullistes degauche du MRC et des gaullistes plus à droite, parfois encartés au MPF. C’estpour cela qu’il est parfois difficile de classer Debout La République dansl’échiquier politique, même s’il est usuel de le classer entre l’UMP et le FN.

Les37 propositions pour une France Libre :


NicolasDupont-Aignan a un projet basé sur le changement de l’Europe, de l’Euro, pourredonner le pouvoir d’agir à l’Etat français et à son peuple souverain. Le butest de donner à la France les moyens d’agir et de se défendre pour« relever les défis de la mondialisation et du XXIème siècle ».
Lecandidat gaulliste a donc résumé son programme en 37 propositions, certainesayant été exprimées bien avant 2012 d’ailleurs.

"Français,reprenez le pouvoir"


Dansla première partie, intitulée « Français, reprenez le pouvoir », ilpropose un recours plus important au référendum pour que les français décidenteux-mêmes sur les grands sujets politiques. Cela s’inscrit clairement dans safibre gaulliste et cela fait écho à l’habitude qu’avait Charles de Gaulle deconsulter le peuple de manière régulière. Nicolas Dupont-Aignan propose ausside rendre obligatoire le vote et de reconnaître par la même occasion de voteblanc. Il souhaite aussi reconstituer l’Europe sur d’autres bases, permettantplus de libertés à ses Etats membres : il souhaite une Europe decoopération économique, scientifique, plus qu’un « carcan »institutionnel et fédéral. Il veut pour ce faire renégocier les traitéseuropéens et créer des agences de coopération européenne. Enfin, pour unepolitique étrangère plus indépendante, il s’engage à sortir la France ducommandement intégré de l’OTAN.

"Relocaliserun million d’emplois, c’est possible"



Ils’agit là du deuxième volet de son programme. Le candidat gaulliste souhaitesortir de « l’euro cher », qui pénalise selon lui la France et sonéconomie (notamment ses exportations), pour passer à« l’euro-Franc », qui permettrait à la France de gérer sa monnaieelle-même pour ses besoins économiques tout en gardant l’euro comme monnaiecommune et comme unité de compte. Il s’agit pour lui d’avoir un cadre monétaireplus souple pour renforcer les exportations françaises. Sapolitique économique se base également sur la volonté d’autoriser la Banque deFrance à prêter à l’Etat pour financer les projets d’avenir, lesinvestissements. C’est en effet impossible depuis 1973 puis cela fut repris parles différents traités européens, dont celui de Lisbonne de 2008. Il compteainsi faire économiser 20 milliards d’intérêts par an à l’Etat pour amorcer undésendettement et financer des projets économiques et les réformes de l’Etat. Selon « NDA »,relocaliser l’emploi en France passe aussi par un certain protectionnisme quidésigne comme « sélectif » ou « raisonné », pour protégerl’emploi en France et le système social français de la concurrence déloyale. Celase traduirait selon le projet du gaulliste par des systèmes de quotas et dedroit de douanes pour les produits fabriqués dans des pays où les normessociales, fiscales, environnementales sont trop différentes de cellesappliquées en France. Il s’appuie sur le fait que d’autres pays comme les paysémergeants ou même les Etats-Unis, mène de telles politiques. Ceprotectionnisme se couplerait à une obligation pour les administrationsd’acheter des produits français. Il souhaite aussi baisser les charges socialespour les entreprises qui investissent en France. Dansce volet économique, Nicolas Dupont-Aignan parle également de la finance :il faut pour lui la dompter et la mettre au service de l’économie, en séparantles banques d’affaires des banques de dépôts, en fixant un salaire maximum dansles entreprises où l’Etat à des participations et en mettant en place uncontrôle des capitaux et une taxe sur les transactions financières de 0,1 pourcent.Enfin,il souhaite augmenter le budget pour la recherche et l’innovation. Il s’engageà lutter contre les gaspillages, s’attaquant aux niches fiscales et instaurantun impôt de « citoyenneté » pour lutter contre l’évasion fiscale. Concernantles prix de l’énergie, notamment de l’essence, il prône la nationalisation deTotal, d’EDF-GDF et la baisse de la TIPP. Concernant l’emploi aussi, il proposela restauration des aides directes aux agriculteurs (souvent dénoncées parl’Union Européenne) et relancer la construction navale. Il souhaite aussidévelopper les énergies renouvelables, sans pour autant sortir du nucléaire.

"Desservices publics pour tous et sur tout le territoire"


Surles services publics, Nicolas Dupont-Aignan tient un discours favorable àl’Etat. Il veut mettre fin à la libéralisation du transport ferroviaire et veutnationaliser les autoroutes pour supprimer les péages des autoroutes déjàamorties. Sur la santé, il veut lutter contre les « désert médicaux »en demandant aux nouveaux médecins d’exercer deux ans dans un territoire où ily a un manque de médecins. Ilpense aussi qu’il faut mailler la France à l’aide des départements et non desrégions : cela passerait par une suppression des conseils régionaux.

"Doperl’école de la République"


L’éducationest aussi un thème qui lui tient à cœur. Pour garantir les savoirs fondamentauxen primaires, il souhaite le passage du nombre d’heures de français de 10 à 16heures par semaines. Il propose aussi la restauration de l’autorité duprofesseur en étant plus ferme et disciplinaire avec les perturbateurs. Ilprône aussi le recrutement de 30 000 professeurs et la lutte contre le« pédagogisme », et aussi de renforcer l’apprentissage. Concernantle degré supérieur, il propose une réduction des frais d’inscriptions et unevraie sélection au mérite à l’entrée en université.

"Rétablirl’ordre juste"


Cevolet concerne la sécurité et la justice. Nicolas Dupont-Aignan propose dansces thématiques le recrutement de 10 000 postes de policiers, laconstruction de 20 000 places de prisons pour garantir l’application despeines et le caractère dissuasif de la justice. Ce dissuasion sera renforcéeselon lui par la suppression des remises de peines automatiques, l’instaurationd’une vraie perpétuité. Il souhaite aussi lutter contre le trafic de drogues etles mafias qui s’y rattachent.

"Garantirla liberté sur le net afin de promouvoir la diversité culturelle"


Cevolet culturel met l’accent sur la loi HADOPI sur laquelle NicolasDupont-Aignan veut revenir. Il souhaite en effet mettre en place la licenceglobale et le téléchargement libre. Il souhaite aussi lutter contre le traitéACTA que l’Union Européenne à signé. Il souhaite aussi développer la culturefrançaise en maintenant son traitement : prix unique du livre etprotectionnisme culturel.

"Vivreensemble dans une France plus harmonieuse et rassemblée"


NicolasDupont-Aignan propose à ce sujet de mieux intégrer les handicapés dans lasociété en créant des centres relais, en développant le braille et le langagedes signes, en les intégrant dans les milieux scolaires et professionnels. Ilveut aussi revaloriser les auxiliaires de vie qui aident les dépendants. Ilpose aussi l’égalité salariale entre hommes et femmes comme un objectif duquinquennat. Pourfaire progresser les droits des consommateurs, le candidat de DLR proposed’encadrer les pratiques publicitaires, notamment sur le crédit, de développerles actions de groupes de consommateurs et de mettre en place un service publicminimum dans certains domaines comme la banque. Il souhaite aussi une meilleure concurrence, notamment dans lesecteur bancaire, concernant la portabilité des comptes. Surl’immigration, il souhaite rétablir le contrôle aux frontières pour réduire lenombre d’immigrés légaux et pour lutter contre l’immigration clandestine. Concernantla citoyenneté, NDA propose aussi l’instauration d’un service civique de troismois pour tous les jeunes français. Ces jeunes se verraient aussi alouer uncapital formation pour pouvoir se réorienter et se former plus continuellement.Surles entreprises, il veut développer le contrat de participation pour atteindre15 pour cent d’actionnariat salarié dans les entreprises.
Pouren savoir plus :
http://www.debout-la-republique.fr/sites/default/files/brochure_37_propositions_web.pdfhttp://www.debout-la-republique.fr/http://blog.nicolasdupontaignan.fr/
VincentDecombe 

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