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Shameless (US) – 2011 à ?

Par Wolvy128 @Wolvy128

Shameless (US) – 2011 à ?

Shameless (US) – 2011 à ?
Si vous me lisez régulièrement, vous avez dû remarquer que je parle assez peu de séries. Pas parce que je n’en regarde pas, bien au contraire, mais car c’est toujours difficile d’écrire sur une série en cours dont on ignore l’évolution future. Effectivement, faute d’audience, certaines n’ont parfois pas l’occasion de proposer un final digne de ce nom alors que d’autres ne dépassent même pas une seule saison. Qui plus est, on est jamais sûr que la qualité va être au rendez-vous sur l’ensemble des saisons. C’est pourquoi je me suis limité jusqu’ici à des petits articles mettant simplement en évidence des scènes de séries qui m’avaient marquées au fil des années. Toutefois, j’ai décidé aujourd’hui de faire une exception et de vous parler plus longuement de la série Shameless (US) dont la deuxième saison vient de se terminer aux États-Unis.

Pour ceux qui ne connaissent pas cette série, il s’agit en fait de l’adaptation américaine d’une série britannique. Elle est signée Paul Abbott et John Wells et raconte la vie d’une famille de 6 enfants, allant de 3 à 20 ans, totalement livrés à eux-mêmes. En effet, depuis leur plus jeune âge, ils doivent faire face à l’absence de leur mère et à l’alcoolisme de leur père. Ce dernier étant la plupart du temps fourré dans les bars au lieu de chercher du travail pour subvenir aux besoins de sa famille. Vous l’aurez compris, le casting est donc majoritairement jeune et ne comporte pas de grands noms à l’exception de 3 acteurs que j’avais personnellement eu l’occasion de voir préalablement au cinéma. Il s’agit de William H. Macy (Frank Gallagher) que j’ai découvert dans Magnolia et que j’ai revu récemment dans La Défense Lincoln. De Justin Chatwin (Steve Lishman) que j’ai découvert dans La Guerre des Mondes où il jouait le fils de Tom Cruise. Et enfin de Emmy Rossum (Fiona Gallagher) que j’ai vu pour la première fois dans Le jour d’après. A leurs côtés, on peut notamment citer Shanola Hampton (Veronica Fisher), Cameron Monaghan (Ian Gallagher), Jeremy Allen White (Lip Gallagher) et Steve Howey (Kevin Ball).

Shameless (US) – 2011 à ?
Présenté comme ça, je reconnais que l’histoire peut paraître banale et inintéressante mais ce n’est vraiment pas le cas car tous les personnages sont attachants, même le père dont l’attitude est assez détestable à première vue. C’est pour moi la grande force de la série, cette faculté qu’elle a de rendre tous les personnages intéressants (car pas du tout caricaturaux) et attachants. Certes il faut quelques épisodes pour les installer véritablement car ils sont malgré tout relativement nombreux mais une fois que c’est fait, c’est du pur bonheur. Effectivement, contrairement à d’autres séries qui délaissent parfois les personnages secondaires pour se concentrer sur une ou deux figures emblématiques, Shameless (US) fait le pari de mettre tous les personnages sur le même pied d’égalité et de tous les développer comme ils le méritent. Ce qui n’empêche pas d’avoir ses préférences car les membres de la famille étant tous assez différents, on peut facilement s’identifier à certains d’entre eux, ou du moins en partie. Je ne dis pas là qu’on comprend parfaitement ce qu’ils traversent car je pense qu’une telle situation est quand même assez unique mais on éprouve en tout cas suffisamment d’empathie pour chacun d’entre eux que pour se mettre à leur place deux minutes et imaginer ce que cela peut être.

Shameless (US) – 2011 à ?
Le grand nombre de personnages ainsi que leur grande diversité donne à la série beaucoup de richesses car elle peut ainsi aborder une multitude de thèmes, certains étant évidemment plus anecdotiques que d’autres. Mais au-delà des thèmes évoqués, c’est surtout leur traitement qui est intéressant car il est très sincère. A l’image de la mise en scène qui peut paraître un peu brute et grossière à première vue mais qui nous immerge totalement au sein de cette famille si particulière. Ce qui nous permet de ressentir au mieux toutes leurs joies et leurs peines. C’est aussi ça que j’apprécie dans cette série, le fait qu’elle ne se positionne pas dans un seul genre. Certes, on rigole beaucoup et à ce titre la série pourrait être qualifiée de comédie. Mais les moments intenses de pure émotion ne sont pas négligés pour autant car la famille toute entière rencontre son lot de malheurs. C’est donc une sorte de comédie dramatique ne ressemblant à aucune autre série que j’ai pu voir jusqu’ici. Ça peut paraître un peu idiot mais voir une bande de frères et sœurs se serrer les coudes pour survivre au lieu de s’apitoyer sur leur sort, ça me touche. D’autant plus que malgré toutes leurs disputes, on voit clairement qu’ils ne trichent pas et qu’ils s’aiment terriblement.

Shameless (US) – 2011 à ?
Mais très honnêtement, si j’ai autant accroché à cette série, c’est véritablement grâce aux acteurs qui sont tous géniaux malgré leur jeune âge et leur relatif manque d’expérience. A commencer par Emmy Rossum qui ne m’avait déjà pas laissé indifférent dans Le jour d’après et dont je suis littéralement tombé sous le charme avec Shameless (US). Je ne sais pas comment l’expliquer mais je trouve qu’il se dégage de cette actrice une grande sincérité qui me touche particulièrement. Elle peut passer des rires aux larmes en quelques secondes et même sans rien dire, elle est capable de transmettre beaucoup d’émotion juste avec son regard. A ce titre, cette série est juste parfaite pour elle car elle peut vraiment y démontrer tout son talent. Dans un tout autre registre, William H. Macy est lui aussi à son aise dans le rôle de Frank Gallagher tant il réussit à s’approprier le personnage. A croire qu’il a joué des ivrognes rigolo toute sa vie. Et malgré les apparences, je crois que c’est un personnage qui a encore pas mal de choses à montrer et nul doute qu’il le fera au cours des prochaines saisons. Je ne vais pas décrire toutes les performances dans le détail mais je trouve que chacun des acteurs parvient vraiment à donner le maximum et le résultat général n’en est que meilleur. Qui plus est, il y a une vraie alchimie entre tous les protagonistes, ce qui est toujours très appréciable pour ce genre de série qui mise beaucoup sur les relations entre les personnages.

En définitive, Shameless (US) est une série vraiment unique en son genre que je vous encourage vivement à découvrir. Certes elle ne dispose pas d’une intrigue haletante capable de vous tenir en haleine d’une semaine à l’autre mais les personnages sont tellement attachants et leurs aventures tellement farfelues qu’on attend tout de même chaque épisodes avec impatience.

PS: Article rédigé à l’initiative de Wilyrah du blog Le Bleu du Miroir pour sa nouvelle rubrique consacrée aux séries.



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