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La presse étrangère dit adieu à Sarkozy-la-zappette et bonjour à Hollande-le-somnifère

Publié le 19 avril 2012 par Titzou
alt La presse étrangère dit déjà adieu à Sarkozy. Après le laconique "Adieu" de l'édition européenne de Time Magazine, Der Spiegel, El Pais, Die Welt, The Guardian ou le NY Times estiment que les jeux sont faits, ou plutôt que Nicolas Sarkozy est fait, tout en déplorant le niveau du débat politique (et de l'ennui !) des élections présidentielles.
La presse étrangère dit adieu à Sarkozy-la-zappette et bonjour à Hollande-le-somnifère
"La grêle s'abat sur Sarkozy" (La Stampa). "L'air se raréfie toujours plus" (Der Spiegel). "Plongeon dans les sondages (Corriere della Serra). "Le candidat et le système qu’on a baptisé Sarkozysme se dissolvent comme un morceau de sucre dans l’eau (El Pais)...
La raison, selon The Guardian :
Les électeurs ont réalisé que le président n’avait pas le ‘sens de l’Etat’. Sarkozy n’incarne pas les institutions avec rigueur et sérieux. Le sarkozysme peut être considéré comme un avatar du berlusconisme.
Berlusconisme rime avec cynisme, selon le Wall Street Journal. Vendredi dernier, le quotidien titrait un de ses articles : "Nicolas Le Pen". Pour mieux déplorer la "poussée de xénophobie" du président sortant, grand dragueur d'électeurs du Front National :
Même en France, on s’est rarement montré aussi cynique.
Le populisme de la Sarkozie préoccupe également le New York Times :
L’élection de dimanche en France ne désignera pas le prochain président mais elle constituera surtout un lamentable précédent : le succès d’un "front du rejet" combinant les peu réjouissant extrême-gauche et extrême-droite.
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Et de mettre les deux principaux candidats (selon les sondages) dans le même bain :
En draguant ces deux électorats par des manœuvres complaisantes, Sarkozy et Hollande ont abaissé la stature d’hommes politiques responsables en France.
Qui plus est, ils sont tous les deux ennuyeux, estime The Guardian :
Le plus grand paradoxe de cette campagne est que, malgré son importance reconnue de tous, elle a été ennuyeuse. Aucun des deux candidats favoris n’a brillé.
Die Welt résume cet ennui en peu de mots, en titrant : "Sarkozy vs. Hollande : zapette vs somnifère".


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