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[Critique cinéma] Le prénom

Par Gicquel

[Critique cinéma] Le prénom

Vincent, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d’enfance. En attendant l’arrivée de sa jeune épouse éternellement en retard, on lui demande s’il a déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître. Sa réponse plonge la famille dans le chaos.


[Critique cinéma] Le prénom
Le Prénom de Alexandre de La Patellière, Matthieu Delaporte

Avec : Patrick Bruel, Valérie Benguigui, Charles Berling

Sortie Cinéma le 25/04/2012

Distribué par Path? Distribution

Durée : 109 minutes

Genre : Comédie

Film classé : -

Le film :

★
★
★
½
☆

Le prochain repas avec les copains, je fais l’impasse. Ils auront vu le film, il faudra en parler et je crains le pire. Vu l’état dans lequel nos convives abandonnent l’appartement de Pierre et Elisabeth, le processus vital est engagé. Celui d’une amitié  qui au fil de la soirée se délite sous les coups de boutoir de quelques vérités trop longtemps tues. Par amitié justement, celle qui jour après jour,  vous évite les impairs, les bourdes et les maladresses.

Ce trio parfaitement agencé tient de main de maître un  film qui ,conservant tout au long du scénario le ton de la comédie, n’en demeure pas moins réaliste et cruel.

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La  blague, au départ, de plus ou moins bon goût, prend par une alchimie bizarre, des proportions inattendues. Ca déconne à tire-larigot, on rit de bon cœur, avant l’annonce d’une dépression soudaine. Chacun en prend maintenant pour  son grade. Le genre de scénario que le cinéma affectionne. Encore faut-il pouvoir le rendre crédible .

Le talent des deux réalisateurs Alexandre de La Patellière et Mathieu Delaporte , est d’avoir su retranscrire au cinéma (après un pénible préambule) une telle atmosphère, longuement testée avec succès au théâtre.Mais foin du copié-collé, du genre de la captation ou de l’adaptation servile et paresseuse ( voir «  Carnage » ) , le duo s’appuie sur un récit joliment charpenté, que la caméra met intelligemment en lumière. Elle bouge, s’anime, donne des points de vue pertinents et participe plus qu’elle n’accompagne des répliques cinglantes, et de jolies saillies.

Les dialogues (et le montage)  participent énormément au bonheur de cette « pièce »,et les comédiens se les approprient avec une gourmandise tout aussi jubilatoire.

[Critique cinéma] Le prénom

Patrick Bruel, au centre de la polémique, tient avec un brio exemplaire, tout son petit monde en respect. Et quand il lui faut déchanter, son refrain est tout aussi bien composé. Dans la foulée , les Charles Berling , Guillaume de Tonquédec et autre Judith El Zein  , suivent sans souci  le mouvement, avec une mention spéciale pour Valérie Benguigui , qui dans une confession finale se doit de briser des années et des années d’un silence complice.

Une interprétation à couper le souffle. Ses convives resteront effectivement sans voix !

En bref

Le film

★
★
★
½
☆

Loin de la captation de la pièce dont il est adapté, ce film donne tout son sens à des situations classiques, d’un repas familial entre copains. Sur le ton de la comédie, on se dit des choses vaches, et graves, au prix d’une amitié à jamais scellée depuis l’enfance. Le cynisme et l'humour peuvent faire bon ménage...


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