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Quand donc cessera de planer cet indigne voile marine?

Publié le 27 avril 2012 par Spartac

Cette fin de campagne sera donc marquée par une ambiance malsaine... Loin des canaux télévisuels français, seulemement rattaché à l'actualité par les sites de presses, je suis estomaqué par ce que je lis.
En effet, le second tour approche, et il semble que la campagne intermédiaire soit axée sur le positionnement par rapport au vote mariniste, ainsi que la dirigeante frontiste l'a nommé (notez au passage l'expression trahissant le goût modéré des Le Pen pour la modestie).
A longueur de pages, que ce soient des journaux généralistes, des journaux de tout bords, nous sommes invités à partir à la recherche de ces électeurs. A la manière de la police scientifique, les journalistes listent ainsi des profils types d'électeurs d'extrême droite. Avec la conclusion navrante qu'il n'y a pas de recoupements évidents, et que les positionnements sont souvent contradictoires. De manière cependant globale, les différents problèmes évoqués par ces électeurs font rejaillir en sous main la question de l'immigration. Écartons donc pour un temps les explications sociales du malaises. Les électeurs frontistes le sont souvent en pleine conscience, contre l'immigration, dans une attitude résolue. Le racisme et l'exclusion ont toujours, sous différentes formes fait partie de l'éventail des sentiments humains. Fatalité réaliste qu'il nous faut sans doute accepter. La France a su fréquemment en faire preuve, que ce soit pour raisons religieuses ou pour des prétextes raciaux.
Face à la fatalité, on peut choisir le renoncement et se réfugier dans l'attente de l'inéluctable. Inéluctable qui serait l'accession de Marine le Pen à la présidence dans un futur peu lointain. Attitude souvent évoquée par des camarades ces dernières années, et que l'on retrouve vivace depuis le 22 avril.
Le président sortant a décidé par calcul personnel de faciliter cette voie, dans l'espoir encore vain de garder pour un temps son fauteuil de président. Glissant sur une pente ou repentance est taboue et ou intégration s'efface devant assimilation, il entreprend de réviser a son compte l'histoire des années 30. Rempart supposé des extrêmes à ses dires, il n'est ainsi que le catalyseur de ceux qui depuis deux siècles n'ont de cesse de dénoncer l'idée même d'accorder la parole au peuple. En a t'il vraiment conscience, alors même qu'il tente de se persuader que rien n'est joué? Se rend-il compte que dans dix, dans vingt ans, ou bien moins,  si le peuple aveuglé choisit un dirigeant liberticide, il aura été de son accession l'un des premiers artisans? l'éminence grise de Minute qui lui sert de guide, en sous main travaille a l'énième revanche des heures sombres...
Ce qui se dit, ce qui s'écrit par chez nous n'est pas une bonne réponse. En accentuant ces idées, en donnant du volume a leurs sombres desseins, en ressortant des tiroirs des reformes obsolètes, les médias installent ces thèmes de division, et l'on trace une frontière indicible entre ceux qui y adhèrent et ceux qui les combattent.
Le combat de Jean-Luc Melenchon contre ces idées dans la campagne fut salvateur. Il eut été plus propice que celui-ci soit mené pendant plus d'années et par d'autres partagé. Comment comprendre également la porte parole du candidat sortant, rédactrice d'un livre condamnant le FN, rester ainsi en poste a coté d'un président reprenant nombres thèmes a son compte?
Cependant, maintenant que l'élection se résume a un face a face, il est temps d'éviter ce combat nécessaire, afin de ne plus être en réaction, pour se placer comme force de proposition. Mais est-ce encore possible, a l'heure ou le premier mai prochain, en lieu et place du défilé des travailleurs rituels et de la pantomime a Jeanne d'Arc, s'offrira également une fête dite du "vrai" travail au champ de Mars. Mars, dieu bien nommé de la guerre, qui fait craindre en ce jour que s'invite en sus de la division des dérives plus graves... la responsabilité sera celle de ceux qui ont divisé, mais aussi de ceux qui en auront tant fait la publicité...
PS: L'utilisation d'un clavier britannique rendant peu propice l'écriture du français, certains signes de ponctuation peuvent parfois disparaîtraient.

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