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Vers quel 15 de France de Rugby ?

Publié le 17 mars 2008 par Pierre-Olivier Carles

Je dois être honnête : Jamais une défaite du 15 de France ne m'a aussi peu déçue (Attention à la double négation :-)).

Non, je ne suis pas devenu fou ! Non, je ne suis pas aveuglé par mes relations "un peu plus proches" avec l'un des sélectionneurs ! Oui, c'est bien de Galle - France dont je parle, joué ce samedi.

Alors, laissez-moi vous expliquer un peu...

Je suis un grand amoureux de ce sport, de tout ce qu'il véhicule en termes de valeurs et d'émotions, que ce soit au plus haut niveau ou dans les plus profondes séries... et même à Oloron Sainte Marie, c'est pour dire ;-)

Ce que vient de faire le Pays de Galle est l'une des plus fabuleuses histoires dont ce pays pouvait rêver. Ils reviennent du bout du monde en matière de jeu (pour mémoire, ils ont été éliminés par les Fidji lors de la dernière Coupe du Monde, il y a à peine quelques mois). Ils remportent le Tournoi, avec un jeu puissant, solide sur les fondamentaux et surtout une défense en acier (alors que c'était une vraie passoire lors de la RWC). Mais si seulement on ne parlait que de la Défense... Ils attaquent aussi, envoyant du jeu et prenant visiblement du plaisir, avec un sentiment que rien ne peut leur faire baisser les bras.

Au-delà de gagner le tournoi, ils réalisent un Grand Chelem, chez eux, renaissant devant un Millenium Stadium en transe. Enfin, ils en profitent pour pulvériser le record de la meilleure défense du tournoi, avec seulement deux essais encaissés en 5 matchs !

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Mince, difficile de ne pas s'incliner devant de tels résultats ! Ces hommes ont été chercher des ressources et des qualités insoupçonnables pour réaliser le plus énorme des exploits.
Warren Gatland et Shaun Edwards peuvent être fier de leur équipe, mais aussi de leur travail si décisif.

Que ce sport est beau !

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Pour revenir au 15 de France, le temps est venu, sans doute, d'expliquer tout ce que les sélectionneurs ont raté. On va évoquer cette idée idiote d'avoir lancé 13 nouveaux dans le grand bain et d'avoir changé autant l'axe vertébral (2-8-9-10-15) de l'équipe, ou d'avoir demandé aux joueurs de se lacher alors qu'un peu de rigueur s'impose à ce niveau-là.

J'espère que cela n'arrivera pas, car pour réformer, il faut oser (tiens, on pourrait reprendre cette phrase sur un autre sujet :-)) et oser, c'est souvent prendre des risques.

Les fondamentaux ont été défaillants, notamment la conquête et la mêlée, mais de nouveaux joueurs sont venus apporter de belles attitudes et beaucoup d'espoir pour la suite comme Fabien Barcella (en première ligne) et Antony Floch (à l'arrière). Si d'aucun pensait que l'on pouvait rebâtir une nouvelle équipe en quelques mois, tout en changeant le style de jeu, nous savons tous que c'est impossible. L'exemple éclatant des Gallois est en la preuve : un jeu totalement nouveau, mais construit sur une équipe pas si rajeunie que cela...

J'espère que Liévremont - Retières - Milou vont s'accrocher à leur projet de jeu, sans se laisser trop influencer par ce que tous "les ingénieurs" vont expliquer la vie, dans le genre, "Je vous l'avais dit". Un style de jeu met du temps à se mettre en place et il faut donc, je crois, lui laisser une chance de s'imposer.

Voilà pourquoi je ne suis absolument pas déçu par ce dernier match de l'équipe de France de Rugby.


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