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Mériadeck à feu et à sang ?

Publié le 14 mai 2012 par Bordeaux7
Mériadeck à feu et à sang ?«Dracula, l’Amour plus fort que la mort», la dernière création de Kamel Ouali, débarque à Bordeaux avec, parmi les têtes d’affiche, Julien Loko, le “régional de l’étape” révélé par «La Nouvelle Star». Entretien. Fidèle à lui-même, Kamel Ouali a donné dans la très grosse production, avec une cinquantaine de personnes sur scène – comédiens, danseurs, chanteurs, musiciens et même un magicien –, plus de 400 costumes, des décors colossaux incluant tout l’intérieur du château du Comte Dracula. Car c’est bien chez ce dernier, dans la lointaine Transylvanie, que se situe l’action, dont la trame est tirée du «Dracula» de Bram Stoker – qui avait déjà inspiré le film éponyme à Francis Ford Coppola. Julien Loko y incarne Jonathan Harker, un clerc de notaire londonien venu faire affaire avec le comte (le rôle de Keanu Reeves dans le film).
Rassurez-nous, il s’agit bien d’un spectacle tout public, qu’on peut voir en famille ?
Oui bien sûr ! On est loin de l’univers froid et effrayant de Bela Lugosi ! Tout en conservant l’enveloppe fantastique, Kamel Ouali a voulu embarquer le public dans une fresque de deux heures où un monde entier s’anime autour, avant tout, d’une histoire d’amour – celle de Dracula pour sa femme disparue plusieurs siècles plus tôt et qu’il croit reconnaître dans ma promise, Mina. Ce degré de lecture parle directement aux plus jeunes, et comme il n’y a ni sang ni monstre, il n’y a pas un moment dans le spectacle où il faut leur cacher les yeux !
Est-ce à dire que la figure du vampire ne fait plus peur de nos jours ?
C’est vrai que le mythe du vampire a beaucoup évolué avec le temps, et on a peu à peu retrouvé son côté encore un peu humain, voire de séducteur ténébreux – comme dans la série «Twilight». Dans l’adaptation libre qu’il en a faite, Kamel Ouali voulait se rapprocher des codes du gothique, tout en montrant des vampires excentriques, voire farfelus. Une façon de brouiller les pistes, comme avec les costumes, où le vampire n’est plus systématiquement en noir et rouge. En fait, mon personnage comme les autres humains portent ces couleurs froides, et les vampires, eux, sont plus gais, plus bariolés. Ce qui amène à un second niveau de lecture : on peut se demander par moments qui est le gentil et qui est le méchant... Le coeur le plus pur n’est-il pas celui du vampire ?
Votre partie chantée est très importante dans la pièce. Dracula, incarné par Golan Yosef, ne chante pas, il danse...
En effet, et c’est l’un des partis pris de mise en scène de Kamel qui m’a tout de suite séduit : depuis la mort de sa femme, Dracula ne dit plus un mot. J’ai adoré cette prise de risque, de mettre un pur danseur dans le rôle-titre d’une comédie musicale. Il en découle une sorte de césure entre l’amour que je chante et celui que Golan exprime aussi intensément par sa danse, un amour encore plus fort finalement.
Le fait d’accepter une comédie musicale, est-ce bon pour votre carrière ? Et cela ne met-il pas vos projets solo en suspens ?
Je continue à travailler sur mon 3e album, que j’aurai eu, du coup, plus de temps pour mûrir et qui profitera de bonnes rencontres, comme celle du compositeur de «Encore» (l’un des singles de «Dracula») avec lequel j’écris en ce moment. Mais ce rôle, c’est indéniablement un plus pour ma carrière. Non seulement je suis un grand fan de fantastique, mais c’est une chance incroyable de vivre une aussi belle aventure, de passer par tous les Zénith de France. Je suis particulièrement fier et impatient de revenir à Bordeaux, ma ville, pour y défendre quelque chose d’aussi gros qu’une comédie musicale de Kamel Ouali ! •

Recueilli par Sébastien Le Jeune

À la Patinoire Mériadeck, vendredi à 20h, samedi à 14h30 et 20h, 39-57€. Tél. 05 56 48 26 26.

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