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La maladie

Publié le 20 mai 2012 par Réverbères
La maladie
Il suffit de la maladie d’un ami pour se poser de nombreuses questions sur le sens des maladies et de la souffrance. On ne se pose ces questions que parce que c’est un « ami ». S’il était plus que ça, un époux, un enfant, un frère…, on ne se poserait sans doute pas ces questions. On n’en aurait pas le temps, pris dans la danse infernale des soins. Mais quand « ce n’est qu’un ami » et que de plus il est loin, la seule chose qu’on puisse vraiment faire, c’est se poser des questions…
Pourquoi quelqu’un de relativement jeune se trouve-t-il embarqué dans une histoire difficile qu’il n’a pas voulue, pas cherchée ? Pourquoi ses proches sont-ils confrontés brusquement aux questions sans réponse, à l’angoisse du moment qui suivra sans savoir de quoi celui-ci sera fait, à cette dépense d’énergie évidente mais prenante pour adoucir les moments de celui qu’ils aiment… ? Pourquoi lui, pourquoi maintenant, pourquoi comme ça… ?
Ces questions n’ont sans doute pas de réelle réponse. Elles sont légitimes, mais n’ont pas de fondement. C’est comme ça, un point c’est tout ! Et il faut « faire avec », en utilisant toutes les maigres ressources que la médecine moderne possède.
Toute maladie a sans doute du sens. Mais celui-ci n’existe qu’après. Quand on relit la maladie, quand on regarde ce qu’elle a pu nous apporter ou nous enlever. Parfois alors, on peut y trouver du sens.
Inutile de chercher celui-ci du côté de Dieu. Je ne sais toujours pas s’il existe. Comment pourrais-je le savoir ? Mais même s’il existe, je suis profondément convaincu qu’il n’a rien à voir avec la maladie. Cette dernière existe par elle-même. Elle n’a pas besoin d’un instigateur divin ! Pourquoi d’ailleurs Dieu interviendrait-il d’une quelconque manière dans l’existence d’une maladie ? Ce serait contraire au sens même de Dieu. Certains diront, croiront qu’il peut intervenir sur la maladie. Je n’y crois pas trop, tout en me disant « Pourquoi pas ? ». Mais même s’il pouvait intervenir, il ne serait en rien responsable de la maladie. L’homme est fragile. Il est à la merci de n’importe quelle maladie, de n’importe quel accident, à n’importe quel moment. Dieu n’a rien à voir là-dedans.
Alors, plutôt que de chercher un sens improbable, il faut sans doute d’abord accepter, et puis lutter. Accepter que c’est ainsi. Lutter pour qu’il en soit autrement. La maladie n’a pas de sens, mais peut-être révèle-t-elle parfois le sens de la vie : créer un peu de lumière ?

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