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Le PSG n'est pas champion parce que...

Publié le 22 mai 2012 par Benjphil

Comme prévu, dimanche soir Montpellier a été sacré champion de Ligue 1 pour la première fois de son Histoire. Paris doit se contenter de la deuxième place même le suspense de la soirée avait quelque peu relancé le suspens. Alors ? Paris n'est pas champion, pourquoi ? Est-ce une saison ratée pour autant vue que la Ligue des Champions est tout de même là ?

 

Thiago MOtta

Paris n'est pas champion parce qu'il y avait un adversaire de haut niveau.

Toute la saison, l'ensemble des observateurs ont attendus une chute de Montpellier. Le rythme de Champion installé dès le mois d'août (3 victoires pour commencer) n'a jamais jamais été troublé. Montpellier n'a jamais perdu deux matchs de suite en championnat et sa plus mauvaise série remonte au mois de décembre (défaite à Valenciennes, nul contre Toulouse et défaite à Eviant TG). Il s'en est suivi une série de 8 matchs sans défaite (dont 6 victoires).

Paris a gâché son avance de Noël.

Champion d'Automne surprise avec 40 points, Paris a pris moins de points sur les matchs retours. Comprenez qu'Antoine Kombouaré a pris plus de points que Carlo Ancelotti. Paris termine le championnat en boulet de canon (comme Montpellier) avec 5 victoires pour 1 défaite lors des 6 derniers matchs. Non Paris a ventilé son avance au mois de mars avec la piteuse série (Caen 2-2, Bordeaux 1-1 et défaite à Nancy 2-1 et bien sûr le nul à Auxerre 1-1).

79 points suffisent 2 fois sur 3 depuis 2002.

Avec 79 points, Paris aurait été champion 1 fois sur 3 depuis le retour de la Ligue 1 à 20 clubs. Du reste, les deux dernières saisons avec ce total, Paris devancerait Lille 2010-2011 de 3 points et l'OM 2009-2010 d'1 point. Avec 79 points mais avec une meilleure différence de buts, Lyon fut également champion avec ce total entre 2008, 2005 et 2004 ! Le total de 82 points du MHSC est le meilleur score depuis le sacre 2004 de Lyon avec 84 points. Voilà la qualité de l'adversaire !

Parce que le collectif domine les individualités

Dire que Montpellier est une équipe qui joue ensemble depuis 3 ans est une tarte à la crème, rappelons que tandis que Paris révolutionnait son effectif de fond en comble, le MHSC entamait sa troisième saison avec René Girard et un groupe évoluant un peu, mais pas trop. Surtout, le projet de jeu n'a pas vraiment bougé, mais les talents offensifs ont été libérés du fait de leur plus grande expérience. À Paris, tout est à construire. Entre les deux dernières saisons, seuls Christophe Jallet, Mathieu Bodmer et Nené ont survécu à la révolution Leonardo.

Parce qu'une fin de cycle amène souvent des titres.

Oui Montpellier a un budget presque trois fois moindre que celui de Paris. Voilà qui stimule le cliché du petit club. Mais ce qui a fait la force du MHSC cette année sera sa faiblesse cet été. Il paraît difficile aujourd'hui de retenir les Balhanda, Giroud, Yanga-Mbiwa, Stambouli, Saihi, Cabella... tous ne partiront peut-être pas, mais René Girard dans tous les cas s'adapter et reconstruire un effectif à même d'être digne en Ligue des Champions et compétitif pour donner l'impression de vouloir conserver son titre en Ligue 1. La crise de croissance est un mal qui touche les récents champions de France (Bordeaux et Marseille).

Parce que la défense n'a jamais été stabilisé

Entre Sakho, Camara, Bisevac, Lugano et Alex, la concurrence en défense centrale a été forte. Trop forte. Rarement Kombouaré et Ancelotti ont reconduis la même défense traînant des difficultés d'automatismes préjudiciables dès que l'équipe en face rentrait dans le lard du PSG. Au final Paris termine 5e défense de France à égalité avec Bordeaux, Marseille et Rennes (41 buts encaissés comme la saison dernière) quand Montpellier et Toulouse n'en ont encaissé que 34.

Parce que Paris n'a tué ses matchs.

Souvent repris à 1-1 ou concédant l'ouverture du score contre le cours du jeu, Paris n'a pas réussi à convertir suffisament au tableau d'affichage sa domination plus ou moins relative. Une remarque paradoxale puisque le PSG également cette saison son record de but sur un championnat (75 buts et meilleure attaque de L1). Mais les matchs à Lille, Auxerre, Caen ou Rennes parlent d'eux mêmes. Sur 23 succès de la saison, seuls 12 l'ont été par au moins 2 buts d'écart. Insuffisant même le MSHC affiche une stat un peu moindre (12 sur 25).

Contrat rempli ?

Au terme de cette saison, le PSG version Qatar est parvenu à rejouer au ballon, à marquer des buts, à faire parler de lui en d'autres termes que celui des tribunes, à faire relativement bien vivre l'ego des starlettes et est parvenu à se qualifier pour la première fois en Ligue des Champions depuis 2004, l'objectif ultime. Cependant au regard des sommes investies, il semblait obligé de remporter un trophée. Ce ne sera pas la cas. Paris avait aussi l'occasion de se faire les dents aux joutes européennes via l'Europa League, l'élimination en phase de poule, même avec 10 points, est un échec. 


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