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Intimités digitales : là où on est.

Publié le 27 juin 2012 par Christophe Benavent

Intimités digitales : là où on est.

Geotattoo

Non il ne s'agit ni de texting, ni de lettres érotiques. Juste de cette question lancinante qui met en balance la faculté d'offrir aux consommateurs des produits ajustés à leur besoin pour autant qu'ils concèdent à céder des informations personnelles. Parmi celles-ci il en est une essentielle qui est de dire là où ils sont. La géolocalisation est cette petite chose qui touche absolument notre intimité.
Généralement nous préférons que peu sache où nous sommes, et quand nous souhaitons qu'on le sache c'est que nous avons une bonne raison. Dans tous les cas une des choses les plus précieuses est de contrôler la diffusion de nos adresses. Dans un monde qui permet potentiellement de situer chaque humain, et donc de l'exposer aux actions des autres, on peut considérer que l'acceptation d'être géolocalisé ressort de l'intimité la plus profonde.
Comprendre comment se construit cette intimité peut passer par un test assez simple : demander si l'on accepte d'être situé dans l'espace, sur un plan, et que cette information soit disponible pour certains acteurs. Des marques, nos amis, un opérateurs téléphonique, un réseaux social, une banque, la police... 
C'est cet exercice de mesure que tente une de nos étudiantes ( répondez aussi au questionnaire) dans son mémoire de master. Le résultat essentiel se tient dans la figure suivante. Il est encore fragile, ce n'est qu'un pré-test*, il nous offre déjà quelques enseignements. Intimités digitales : là où on est. En regardant le détail ( zooomez l'image) ce que l'on accepte est ce qui appartient à notre initiative. Ce que l'on rejette est ce qui appartient à l'initive des autres. On accepte volontiers d'être géolocalisé pour trouver son chemin, on refuse de l'être pour que nos amis nous retrouve. La clé est cette idée du contrôle de soi. Un idée simple et essentielle. Nous donnons des informations sur nous-même pourvu qu'elles nous permettent de rester maitre de notre destin, nous refusons d'en donner quand elle nous soumettent au désir des autres.
Il n'y a pas d'absolu de l'information, ni même de la vie privée, il n'y a que des situation qui font de nous le maitre de nos destinées ou l'esclave de la volonté des autres. En bref, l'idée de la liberté. Maintenir en l'état des contraintes la possibilité de nos volontés.
On imagine des jeux plus complexes : certains pourraient être prêt à accepter d'être localisé en tout temps et tout lieux, car ils savent qu'au moment où l'influence s'exerce ils peuvent la maitriser à leur avantages. d'autres sont si faible qu'ils tenteront de n'être jamais localisé. 
Douze questions suffisent pour saisir les ressorts de l'intimité ( il en faudra sans doute encore une demi-douzaine). Ils sont ceux du pouvoir et de l’auto-détermination.  Le technologie ne change rien à l'essentiel. Nos jouissances ne valent que pour autant qu'on les contrôle, nous pouvons laisser tout savoir de ce où nous sommes pourvu que nous soyons sûr de maitriser ce que les autres feront de cette information. Dans le doute nous préférons être silencieux, cachés, indécelables. 
Il reste à explorer cette idée simple, on peut former l'hypothèse que ceux qui ont le sentiment de maitriser mieux leur devenir accepterons plus facilement les facilités technologiques que ceux qui pense pouvoir en être les victimes. Le monde nouveau qui trace nos parcours, les inscrits dans les cartes digitales, ne se fera qu'avec des sujets puissants. les cartes sont aussi précises que nos libertés de circulation sont garanties.
Nota : juste le point de départ du séminaire du 27 juin à l'ISCC. Merci Thomas.
* Nous aimons les pré-tests, il suffit d'une belle centaines de réponses pour que se dessine le fait. Audelà on obtient de la précision, à ce niveau si le fait est il se manifeste assez fort. Les pré-tests sont le meilleurs moment pour penser l'étude, il laissent anticiper les résultats, sont assez indécis pour qu'on se pose encore des questions.

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