Magazine Culture

Aboule les noisettes

Publié le 03 août 2012 par Onceuponamarque @onceuponamarque

Once upon… la Caisse d’épargne.

Aboule les noisettes
Qu’évoque la Caisse d’épargne pour vous ?

Une banque ?

Ok. Merci. Perspicacité quand tu nous tiens.

Mais sinon ? L’é-l’é-l’é-CUREUIL ! Aaaah, merci bien.

Mais avez-vous pensé à une ruche, une cigale et une fourmi ?

Non ?  Pas de panique, rien de plus normal.

Car ces animaux (et habitacle d’animaux) ont, un jour, eux aussi, été les emblèmes de la tirelire française. Mais avant 1942.

En effet, en 1930, c’est la ruche, espace de coworking laborieux, qui représente cette caisse des économies car elle est « le symbole du travail, de l’ordre et de l’épargne ».

Pour preuve, ce pin’s du Bureau central de la Caisse d’épargne :

Aboule les noisettes

En 1933,  la ruche laisse place à l’inattendu et très surprenant couple de la cigale et de la fourmi.

La Fontaine, chanter tout l’été, la fourmi pas prêteuse, tout ça… La signification de ce choix emblématique est aisément défendable.

Aboule les noisettes
Aboule les noisettes

Mais, durant la guerre, la Banque souhaite de nouveau changer de symbole.

Trop de culpabilisation dans cette fable de maître Jean ? Peut-être.

Quoiqu’il en soit, à son retour de captivité durant la guerre, René Laurent, directeur-adjoint du Bureau central de la Caisse d’épargne, souhaite relancer l ‘épargne tout en gardant le lien avec ses anciens camarades carcéraux.

Pour cela, l’homme lance un concours de contes et nouvelles ouvert aux prisonniers de guerre et destiné à trouver le nouveau symbole original de la banque.

Le gagnant ? William Bate et son conte Didy et Rascassot.

« C’est l’histoire de Didy, l’écureuil, mascotte d’un prisonnier qui, un jour où lui et ses compagnons d’infortune étaient particulièrement tourmentés par la faim, envisagèrent de manger le petit animal… Ils allèrent donc débusquer Didy dans le chêne qui lui servait d’abri. Après avoir pratiqué une ouverture dans le tronc, l’arbre se vida de soncontenu : noisettes, biscuits, amandes, mille choses données à Didy que ce maître banquier avait épargné à l’insu du groupe de prisonniers qui récupérèrent de quoi tenir une semaine et grâce à son sens de l’épargne, l’écureuil eût la vie sauve. »

De ce récit qui  « renouvelle le genre des fables en faisant application à l’épargne » selon René Laurent, est né l’écureuil qui prendra diverses formes durant sa longue vie.

Aboule les noisettes
Aboule les noisettes
Aboule les noisettes
Aboule les noisettes

Au fond, par son inventivité, son appel aux communautés et son goût pour le participatif, René Laurent aurait pu être Community Manager.


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Onceuponamarque 766 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte