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Épidémie : le syndrome de « l’interminable fantasie finale »

Publié le 22 août 2012 par Brokenbird @JournalDuGeek

Final Fantasy XIII-2, Okami HD, Assassin’s Creed III, quoi de neuf docteur ?…Les consommateurs font face à des rayons peu originaux dans les boutiques de jeux vidéo, et ce comme à chaque fin de cycle des consoles. L’épidémie périodique est revenue : le marché souffre d’un manque de créativité, et les licences sont surexploitées.

Épidémie : le syndrome de « l’interminable fantasie finale »

Les symptômes demeurent inchangés : investissements uniquement dans des projets sûrs (où un public de consommateurs déjà conquis achètera le produit), absence d’originalité, il n’y a plus de doute, le virus de l’interminable fantasie finale est de retour.

La maladie a contaminé tout le marché, et quelques éditeurs réalisent que leur rétablissement est compromis. Plus tôt dans le mois, Yves Guillemot, directeur général d’Ubisoft, expliquait que le manque de créativité s’expliquait par la longueur du cycle des consoles de salon actuelles : six ans pour la PlayStation 3 en 2013, et sept ans pour la Xbox 360. Mais si certaines consoles comme la SNES ont eu une durée de vie supérieure, alors pourquoi le syndrome de l’interminable fantasie finale perpétue sa contamination ? Yves Guillemot dénonce une tendance de consommation penchant vers les valeurs sûres :

À la fin d’une génération de console, ils (les clients) veulent de nouvelles choses, mais il n’achètent que très peu de nouveautés. Ils savent que leurs amis vont jouer à Call Of Duty ou Assassin’s Creed alors il préféreront en faire de même.

Les consommateurs sont eux aussi atteint par le virus. Pourtant, leur investissement moral et financier dans des projets comme celui d’Ouya, ou de nouveaux jeux proposés sur Kickstarter démontrent que les joueurs ont tout de même soif de renouveau. Ainsi, certains grands noms du jeu vidéo comme Capcom, ont tenté le traitement « vente d’une nouvelle licence », et ont pu prouver que le public pouvait guérir, comme avec Dragon’s Dogma, qui a réalisé des ventes plus que satisfaisantes entraînant une hausse de 290 % du chiffre d’affaires de l’entreprise nippone d’édition. Mais seulement quelques mois après avoir compatibilisé les bénéfices, le remède miracle n’a pas totalement enrayé l’épidémie, et Capcom parle déjà de réaliser un second volet.

Mais d’autres éditeurs ont essayé de nouveau traitement. Comme Square Enix, qui expérimente la pilule « fait du neuf avec du vieux ». Ce qui a laissé place à Deus Ex : Human Revolution, et bientôt à Tomb Raider. Mais les bactéries progressent lorsque Square Enix parle de Final Fantasy Versus XIII.

En revanche, il existe encore des éléments du marché que l’épidémie n’a pas contaminé. Les véritables nouvelles licences se trouvent dans les laboratoires du jeu vidéo modernes, plus communément connus sous le nom de XBLA, ou encore PSN. Dealight, Limbo, Rain, Pupeeter, ces licences ne seront certainement pas atteintes par le syndrome, mais elles ne connaîtront jamais le succès d’un Remember Me, qui a grandement séduit le public à son annonce au cours de la Gamescom. Le marché est malade, est peut-être que le traitement à prescrire se trouve dans la nouvelle génération de consoles, comme le préconise le directeur général de 2K dans son ordonnance.


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